Glenn HUGHES - SOUL MOVER (2005) (par Silk)
Lorsque le chanteur bassiste de Deep Purple des années 1974 - 1977 ("The Voice of Rock") s’associe à un des plus grands batteurs groove actuels, j’ai nommé Mr. Chad Smith des Red Hot Chili Peppers (voir rubrique batteurs), cela donne une variété de rythmes et de mélodies des plus étendues ! Le tout nouveau Soul Mover est arrivé et on ne peut que se pencher sur ce nouvel opus étant donné les noms de ces deux hommes…
Passé le temps d’adaptation nécessaire à cette nouvelle recherche musicale que nous offre Hugues, il faut une fois de plus se rendre à l'évidence, il est une sorte d'alchimiste qui transforme en or tout ce qu'il touche. On remarque encore ici son jeu de
basse, véritable délire
d’un musicien compositeur virtuose, qui est une fois de plus
un régal à l’écoute. Allié à Chad
Smith, Hugues se pare d’une section rythmique en béton
armé où l’on retrouve toujours se groove si subtil
et les contretemps, signe que Smith est lui aussi resté le
même.
Si l'on ajoute que le poids des ans n'alterne en rien la puissance
vocale de Glenn Hughes, comment ce "Soul Mover" pourrait-il
bien être mauvais ? Suit l'excellent "She Moves ghostly" très funky : Chad Smith s’en donne donc à cœur joie ! Toujours accompagné par la voix (cette voix !) de Glenn Hugues, si mélodieuse, soutenue par un cœur sur le refrain. Ces deux premiers titres sont marqués par la participation de Dave Navarro à la guitare qui nous gratifie de petites parties délirantes dont lui seul à le secret. Sur le reste de l'album, JJ Marsh officie seul au six cordes, et cela perd légèrement de punch... Non pas qu'il soit moins bon technicien, loin de là (de superbes solos aux sonorités toujours très « seventies »…), mais en même temps, égaler Navarro n’est pas chose aisée, et Marsh s’en sort assez bien. Dès le 3ème morceau, "High road", le rythme se ralenti, et on aperçoit les premières lueurs funky-soul avec une voix qui vire par moments sur le style Aretha Franklin. Un son « semi wa-wa » sur le couplet. Le son de guitare colle bien au style, le rythme est carré comme il faut de la part de Smith, la puissance mélodique de la voix est (toujours !) au rendez-vous : c’est tout ce qu’il faut ! Un excellent morceau !
Ensuite vient "Orion". L’air est du genre à vous rester en tête et ne plus vous quitter de la journée… Avec un groove cette fois très funk et une voix mélancolique. La mélancolie d'un "Change Yourself" dont le couplet calme et si mélodique avec ces petites touches de clavier et cette deuxième font presque rêver… La douceur, hors refrain, d'un "Let it go" devient malheureusement lassante et ce titre n’est pas des plus intéressants… Hormis un refrain soutenu et fort d’un petit rythme à la cloche de la Ride de Chad Smith, rien de nouveau sous le soleil. Ah… « Dark Star »… Alors là, c’est carrément génial ! Ca fait penser fortement aux Red Hot avec une voix « James Brown » sur le refrain… Du pur Funk mélangé à de la soul, des guitares légères se livrant à des délires funky (un solo très bien maîtrisé) : c’est un excellent titre ! Un de ceux pour lesquels on ne regrette pas d’avoir acheté la nouvelle galette de Hugues ! Avec « Land of the Livin’ », le disque commence à devenir un brin répétitif et là non plus on ne notera rien de spécial pour s’intéresser assez à ce morceau. Tiens ? Des percussions et un clavier en fond… C’est assez « reggae », avec les cœurs doux et mélodieux mais encore une fois ; ça pète sur le refrain. C’est un titre agréable à écouter. « Miss Little Insane » : encore le « toutoucla » de Smith, puis les guitares enchaînent ; c’est rapide, funk, et la double voix donne une bonne dimension musicale à ce morceau ! Une rythmique solide mais complexe : Chad tient toujours (et même très bien) la route ! Ensuite, une montée de guitare et de batterie, qui donne suite à un morceau lent et aux influences blues : « Last Mistake ». Hugues s’en donne à cœur joie et torture sa voix ! La galette se termine sur « Don’t let me bleed », un morceau long mais plaisant où l’on retrouve une influence notable de Deep Purple sur le refrain et des Red Hot sur la rythmique toujours si funk et si groove de Smith, qui s’offre une incroyable palette de roulements sur ce titre… En définitive, Glenn Hugues n’a pas finit de faire parler de lui en typique : s’associant au batteur funk du moment. Un disque réussi, aux influences musicales variées et aux rythmiques puissantes, soutenants la voix extravagante de Hugues !
Silk (mars 2005) |
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Musiciens : Glenn Hughes : chant, basse Chad Smith : batterie JJ Marsh : guitare Ed Roth : claviers Dave Navarro en guest sur 2 titres : guitare Site officiel : http://www.glennhughes.com/ |
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