TOB : Peut-être qu?on pourrait commencer par présenter [b]Les Tambours du Bronx ?
Thierry : Vous connaissez pas ? (rires)
Franky : C?est une bande de potes qui vient de Vauzelles... c?est... euh...
Jean-Marc : Une petite commune !
Franky : Voilà, une petite commune près de Nevers. Une bande de jeunes potes branchés sur la musique qui se retrouvaient un peu comme partout, qui faisaient des fêtes puisqu?il n?y avait pas grand chose à faire à côté de chez nous. Et un jour, on a décidé de taper sur des bidons. Ca a commencé comme ça, et on a été les premiers surpris par le son.
Thierry : Au départ, on a commencé par des happening pour un premier festival rock à Nevers (Nevers à vif, ndlr), puis sur un festival de court-métrage.
Puis ensuite, on est allé au Printemps de Bourges, sans être invités et on a joué devant la maison de la Culture, les gens se sont approchés. Et d?ailleurs l?année suivante on a joué sur la scène du festival.
Jean-Marc : Je crois qu?il y avait deux choses à l?époque qui marquaient les gens c?était le son qui était un gros son, et l?image du groupe !
Thierry : A l?époque, c?était très Rock?n?Roll quoi ! On était tous en cuir, lunettes noires, jean...
Jean-Marc : ... Avec des manches de bois, des bidons...
Thierry : Personne n?osait nous dire d?arrêter ! (rires)
Franky : Et surtout, on avait un atout parce qu?on pouvait jouer en acoustique, et on proposait aux festivals d?arriver comme ça, sans prévenir. On faisait rouler les bidons... D?ailleurs, une fois, on avait louer un bus avec des ?supporters?, on était une cinquantaine avec les bidons dans la soute. On est arrivé sur le festival en faisant rouler les bidons, sans être annoncés, ça faisait du bruit. Et on a proposé à l?organisation de jouer pendant les changements de groupes : On arrive, on joue et on s?en va. On a fait un essai, et ça a super bien marché !
TOB : Est-ce que vous pouvez expliquer un peu plus en détail l?évolution du groupe ?
Thierry : C?est vrai qu?on a commencé à jouer dans la rue, dans des festivals, en acoustique. On a tourné pas mal à l?étranger, et donc on nous a un petit peu oublié en France. Et à partir de 1995, on a commencé à vouloir faire autre chose que de taper sur des bidons.
Jean-Marc : Et c?est vrai qu?au départ, on a voulu rajouter de l?éclairage, mettre en lumière tout ça.

© 2009 - Hugues Roualdes - latoiledesbatteurs.com
Thierry : On voulait monter sur scène, faire un vrai spectacle avec du son. C?est vrai qu?un bidon ça fait énormément de bruit, mais quand tu sonorises un petit peu, ça prend une autre forme plus agréable à l?oreille.
Après, on a voulu ?musicaliser? tout ça, mais on savait pas trop comment faire. On a essayé de rajouter des guitares, mais on a vite vu que ça nous correspondait pas tellement. Donc on a fait fabriquer des stands sur lesquels quand on tape, on envoie des samples.
Franky : L?idée étant de garder les mailloches.
Thierry : Pour que tout soit joué sur scène, en live. Ca a permis de rajouter un peu de relief à notre musique. Ensuite, on a rajouté des voix.
Et le troisième palier, à savoir que la personne qui nous faisait les samples est maintenant derrière le clavier.
Franky : Il ramène le côté mélodique. Ce qui nous permet sur un plan créatif de ne pas rester cloîtrer dans l?aspect seulement ?percussions?.
Jean-Marc : C?est venu naturellement avec notre album de remix (Stereostress remixes, ndlr). On a voulu jouer une partie des morceaux de cet album sur scène, et depuis, les nouveaux morceaux sont joués dans cet esprit là. Maintenant, pour les nouvelles compositions, le sonorisateur de l?album de remixes pioche dans une banque de sons qu?on s?est faite au fur et à mesure.
TOB : Vous avez une formation musicale à la base ?
Franky : Plus ou moins. C?est pas un critère de sélection.
Thierry : A l?époque, tous les gens qui sont arrivés venaient un peu du rock?n?roll. Puis il y en a qui sont partis, et des plus jeunes sont arrivés, intéressés par la musique.
Franky : Ce ne sont pas forcément des musiciens, c?est ça qu?il faut dire. Il y en a, mais pas tous.
TOB : Est-ce qu?il y a une personne qui est un genre de Directeur artisitque ? Quelqu?un qui gère un peu tout le groupe dans la création ?
Franky : Tout le monde a son mot à dire. C?est très dur de composer un morceau tous ensemble (16 personnes sur scène qui jouent). Il peut très bien y avoir une personne qui va composer un morceau seule, ou des petites cellules de 2 ou 3 personnes. Ensuite, Thierry et moi gérons les répétitions, tout ce qui est travail pour après qu?on amène ces morceaux sur scène.
Thierry : On est autonome, on sait faire les choses seul. Mais on communique quand même entre nous, y compris si des gens extérieurs interviennent sur le groupe comme par exemple notre graphiste.
Pour revenir à ce que disait Franky, il peut y avoir 3 personnes qui composent un morceau, mais ce morceau prendra de toute façon toute son âme quand il sera jouer par tout le groupe. Et là justement on va sortir un nouvel album avec une grosse tournée en Octobre, donc ce soir, on va présenter quelques uns de ces nouveaux morceaux.
TOB : Peut-on parler de vos influences ? Quand vous avez démarré et maintenant ?
Thierry : On écoutait beaucoup de rock alternatif français. C?est de là qu?on vient. Et puis par la suite avec les nouvelles personnes qui sont arrivées, il y a eu d?autres choses.
Il y a quasiment deux générations dans le groupe. Donc il y a des influences harcore... Ca va de Jeff Buckley à Ministry.

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TOB : Dernière question ! Si vous pouviez boire un verre avec une personne morte ou vivante, qui ce serait et pourquoi ?
Jean-Marc : Oh j?en sais rien !
Franky : Robert Johnson...
Thierry : Ouais Robert Johnson...
Jean-Marc : Je sais pas là...
Thierry : Bruce Springsteen mais il est pas mort ! (rires)
Franky : Non mais il y a beaucoup de monde ! Beaucoup d?artistes dans ce monde...
TOB : Et bien Merci !