Cote Matos

Tous les jours, du 15 au 20 avril, des nouvelles du Printemps de Bourges !

Rubrique tenue par Sugar, notre envoyé spécial !

 


Le Kiosque aux nouvelles
Printemps de Bourges : Mardi 15 Avril 2008
Info du  16 Avril 2008, 12:20
info postée par sugar


Enfin, après 5h00 de route bien tassées, j'arrive dans le Berry, magnifique pays tout plat avec ses nationales toutes droites.
Il est 16h00, je pose mes affaires à la chambre d'hôte.
17h00, J'arrive sur le festival.
17h45, je récupère mon pass et attend la personne du service presse nationale pour rencontrer les Hushpuppies.
"Bonjour, Franck Pompidor ?
_Oui ?
_C'est pour l'interview pour La Toile des Batteurs.com".

Et me voilà parti pour un tête à tête avec Franck Pompidor, batteur du groupe Hushpuppies dont je vous livre l'entretien :
Citation

TOB : Bonjour ! Peux-tu te présenter en quelques mots pour nos amis internautes ?

Franck Pompidor
: Je suis Franck, batteur des Hushpuppies, groupe de rock qui a maintenant 4 ans, 2 albums. Le premier est sorti il y a 2 ans et demi et le deuxième album qu'on a sorti au mois de Novembre.

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

TOB : Racontes-nous comment a commencé l'aventure Hushpuppies pour toi.

Franck
: En fait, on joue avec les autres depuis une quinzaine d'années. On vient tous de Perpignan excepté le bassiste, et on jouait ensemble au lycée. C'était vraiment une bande de pote qui fait de la musique le Samedi pour s'occuper.
Ce groupe a un peu tourné dans le sud de la France, dans différents café-concerts, bar etc., Fêtes de la Musique, un peu comme tous les petits groupe qui commencent. On a tourné pendant 5-6 ans, puis on s'est séparé pour faire nos études, trouver du boulot à droite à gauche dans la France ou ailleurs. Et on s'est retrouvé un peu par hasard à Paris. On a décidé de remonter un groupe assez naturellement qu'on a appelé Hushpuppies.
C'est allé assez rapidement. On a fait un ou deux concerts, puis on s'est fait signer sur Diamond Tracks, le label. Et après tout s'est enchaîné assez rapidement : promo, tournées, sortie d'album, jusqu'à aujourd'hui.

TOB : En parlant de tournée, vous avez l'air de tourner pas mal à l'étranger (Allemagne, Espagne, Chine !).

Franck
: On tourne essentiellement en France, puis en Europe là où les disques sont sortis. C'est un peu du business aussi. On a tourné un petit peu en Espagne, là on est en plein dans l'Allemagne. On est revenu une semaine en France puis on va repartir là-bas.


TOB : Comment ça se passe l'Allemagne ?

Franck
: Après la France, c'est le pays où est le plus connu. On est moins connu qu'en France, mais les gens sont super réceptifs ! C'est incroyable ! Des fois on joue devant 100 personnes, mais ce sont 100 personnes qui sont en train de danser, activement quoi. C'est vraiment un public actif en fait. C'est-à-dire qu'en France, on a un public avec beaucoup de jeunes devant qui slament, qui pogotent dans tous les sens, sans vraiment écouter finalement, puis les vieux, derrière qui croisent les bras et qui nous regardent.
Y'a un petit peu moins ça en Allemagne. C'est pas un public qui pogote forcément bêtement, mais qui danse sur le tempo, qui écoute la musique. Si le morceau est lent, et bien ils vont pas danser. Si le morceau est un peu groove ils dansent.
En fait j'ai l'impression qu'ils écoutent plus en fait.

TOB : Et les dates comme la Chine ? Vous tournez là-bas ?

Franck
: Après on a quelques dates, on va dire, "hors du temps". On a joué deux fois à Moscou, on va rejouer à Hong Kong dans 15 jours. On a une date en Ukraine cet Été, ce sont des dates qui nous tombent dessus comme ça. Souvent des festivals qui nous aiment bien, qui ont entendu parlé de nous et qui veulent nous faire venir. Mais c'est pas vraiment des tournées dans ces pays là.
Pour nous, c'est surtout des récréations en fait. Ca nous permet de découvrir des pays. Tu vas pas dire "non" quand on te propose Hong Kong ! On voit ça comme des vacances. C'est super !

TOB : Des vacances ? Mais dans des tournées assez intensives de 3 mois, où vous enchaînez 5 à 6 dates d'affilé. au niveau moral et physique, comment tu le vis ?

Franck
: Des fois on se demande si on aimerait pas faire des tournées justement de 3 mois, avec un concert tous les soirs, et stop.
Ce sont des tournées de un an et demi, et on ne joue pas tous les soirs. En France, les concerts sont souvent les Jeudi, Vendredi et Samedi soirs. Donc on fait deux trois dates tous les week-end. On part le week-end. On revient 3 jours chez nous. On repart, etc. C'est très long.
Ensuite, personnellement, j'adore être en tournée. Être sur la route avec mes potes et faire de la musique, c'est super !
Mais bon, je sais qu'après c'est dur parce qu'on est aucun week-end là. Donc tu vois pas ta famille, copine, copains. Tu as vraiment une vie à part et séparée de tout le monde. Tu es vraiment avec le groupe et pour construire quelque chose à coté, c'est pas évident. Pendant un an et demi, t'es un peu coupé du monde. 'Faut aimer ça quoi !

TOB : Personnellement, je vous ai connu au festival Skabazac, et après ce concert, j'avais vite fait de me procurer The Trap, qui est l'album de votre succès. J'ai découvert un groupe très Strokes de "Is This It ?", en plus énergique. Tu peux nous parler de ton monde de la batterie, tes influences, des batteurs phares ?

Franck
: Moi comme les autres, on a vraiment grandi avec les groupes sixties. On peut parler des Beatles ou des Stones, des Small Faces, des Kings, des Who. On a vraiment été influencé là-dessus. Et aussi la scène qu'on appelait "Garage", avec des groupes des années 65-70, des États-Unis aussi. On a vraiment été influencé par ce gros son américain et anglais, mais vraiment des années 60.
Aujourd'hui on écoute de tout.
L'arrivée des Strokes, le retour de cet espèce de Rock Velvetiens nous a bien motivé.
Au début, on se pensait un peu ringards, parce qu'à Perpignan c'était la mode de l'électro, du hip-hop. Et faire du Rock tout court, et en plus du Rock Sixties, alors là c'était carrément catastrophique ! Et on s'est dit, de toute façon personne s'intéressera à nous. L'arrivée des Strokes, des White Stripes, tous ces groupes là, ça a fait qu'on s'est retrouvé propulsé au devant de la scène, et invité sur des gros festivals alors qu'on s'y attendait pas du tout !
Mais on écoute de tout. Pour ma part j'écoute des trucs très pop, pop-rock, ou des trucs presque electro. Le guitariste par exemple écoute des trucs un peu plus hard. Il est fan de Queen Of The Stone Age.
On écoute du Rock au sens très large. On est avant tout des passionnés de musique. Mais c'est vrai que ça reste dans une sphère très Rock, binaire. On écoute très peu de Jazz par exemple.
Personnellement j'écoute aussi des trucs un peu plus expérimentaux comme Animal Collective. Un peu rock psychédélique. Ou alors des trucs très pop, très doux, pas du tout de batteurs finalement (rires) !

TOB : J'imagine que un peu comme tout le monde tu as aussi un (des) groupe(s) phare(s). Le(s)quel(s) ?

Franck
: Jimi Hendrix, ça m'a toujours scotché au mur. Arcade Fire quand c'est sorti, j'ai trouvé ça super. Aujourd'hui, The National, qui est un groupe new-yorkais très pop, très triste. Je me rappelle du premier album de Supergrass aussi, j'ai trouvé ça d'une fraîcheur incroyable.
Beaucoup de groupes m'interpellent, mais peu durent en fait. Je peux écouter un truc un an ou deux ans tête baissée, puis après j'écoute autre chose.
Mais l'album Blanc des Beatles, ça restera toujours pour nous tous quelque chose de grand !

TOB : Concernant ton éducation musicale, comment as-tu commencé la batterie ? Comment abordais-tu l'enseignement de cet instrument ?

Franck
: J'ai commencé la batterie quand j'étais au lycée, en seconde ou première je sais plus. Mon frère faisait du piano, mon père de la guitare mais de façon très classique en fait, au solfège etc. Donc on m'a dit "si tu veux apprendre la batterie, il faut que tu prennes des cours". Et je me suis retrouvé avec un vieux jazzeux de 65-70ans, et je suis arrivé en disant "je veux faire de la batterie" et il m'a dit "tu feras pas de batterie, pendant un an tu vas faire du pad. C'est comme ça".
Donc pendant un an, j'ai juste acheté un pad et j'ai fait tous les patterns possibles et imaginables. Roulements, "papa-maman", moulins,... Voilà, pendant un an sur un pad.
Bon maintenant j'ai tout perdu parce que j'ai complètement arrêté de bosser mes poignets (rires) ! Mais au bout d'un an je savait pas faire "poum tac poum poum tac" sur la batterie, mais en roulements je déchirais.
Après ça, j'ai des copains qui m'ont demandé de jouer avec eux dans leur groupe. J'ai acheté une batterie. Et j'ai appris tout seul en fait, pendant 2-3 ans. "Appris", c'est un bien grand mot. J'essayais de m'amuser comme je pouvais.
J'ai repris des cours. J'ai fait un an à Agostini, ce qui ma re-appris à lire les partitions, mais c'est très technique et moi ce qui m'intéressait, c'était de taper fort sur une batterie. Faire des trucs assez simples, binaires. Mais ça m'a servi, parce que j'ai une base de poignets.
On va dire que je suis autodidacte avec des leçons de temps en temps pour avancer un peu plus vite.
Je joues pas comme Keith Moon avec des gestes un peu bizarres (rires).
Je trouve ça génial les mecs qui sont totalement autodidactes, personne ne leur a montré ne serait-ce comment tenir les baguettes surtout avec des mecs comme Keith Moon, je sais pas comment, (il mime un geste improbable) un peu comme ça tu vois, de façon absurde, et pourtant c'est un génie quoi !
Je trouve ça génial quand je vois ça ! Plus qu'un batteur qui est techniquement impressionnant, il a fait 10 ans d'Agostini, et c'est devenu une machine... (rires)


TOB : Parlons matos. Tu as évoqué ta première batterie? Tu peux en dire plus ? Quel(s) kit(s) utilises-tu ? Quelle configuration ?

Franck
: Ma première batterie c'était une Shock 2000 !! La batterie à 2000 francs, avec les cymbales comprises

TOB : La Century de l'époque ?

Franck
: Exactement ! J'ai joué 6 mois avec. J'en ai eu marre parce que ça sonnait pas du tout. Et après, j'ai joué sur la Pearl Export, la batterie que tout le monde avait a Perpignan, au rapport qualité/prix idéal en fait !
Et puis j'ai acheté une Premier Genista sur laquelle je joue toujours, avec une grosse caisse et un tom bass. J'ai une caisse claire Gretsch que j'ai acheté d'occasion. Une Gretsch en acier, des 70s. Et j'ai rajouté un autre tom bass d'une autre Gretsch que j'ai acheté aux États-Unis, des années 60 qui est super belle ! Mais elle est pas faite pour le Rock et le live. Elle est plus jazzy, j'ai une grosse caisse de 18" qui sonne très bien quand on tape pas fort dessus, avec finesse. C'est l'inverse de mon jeu en fait : J'ai aucune finesse, mais je tape fort (rires) !
Je continue à jouer sur ma Premier mais je vais changer bientôt, j'en suis pas très content en fait.
Pour la config', je joue donc avec 2 toms bass 14" et 16", j'ai une grosse caisse de 22". Je vais changer toute ma batterie, et donc je vais passer en 16" et 18" pour les toms. Je suis en train de voir avec différentes marques pour l'endorsement. Ma grosse caisse est en bouleau. J'aimerais un truc un peu plus en érable et un peu plus profond. La mienne a une belle attaque, mais elle a peu de basse. J'ai du vraiment trafiquer les peaux. J'ai mis des Aquarian très épaisses qui me permettent d'avoir ces basses. Donc là, si on refait l'interview dans un an, je pense que j'aurai un truc complètement différent. A part peut-être ma caisse claire que j'adore !
J'ai essayé une Ludwig, très épaisse. 1000?, c'est cher, mais c'est super !
Si un jour j'ai un peu de sous, je me ferai péter ça (rire) !

TOB : Comment vois-tu ton rôle de batteur au sein des Hushpuppies ? Comment interviens-tu dans le processus de composition ?

Franck
: On compose tous les 5. J'interviens pas seulement comme batteur sinon je me ferai ch**r (rires) !
Il y a certains groupes où le batteur en met des tonnes, fait pleins de trucs, des breaks, il s'exprime comme ça. Moi non. Je m'exprime à travers la composition. Tous, on donne notre avis sur tout. Si je trouve que là guitare est pas bien je lui dis. "Tu devrais faire ça", "le chant ça va pas, il faut changer". Et vice-versa !
On compose tous ensemble, et ça c'est cool !
Et vu que j'aime bien les trucs un peu simple, je pense pas en tant que batteur, je pense en tant que groupe. Et je déteste les batteurs qui mettent des breaks partout, pour en mettre partout.
Je pense surtout à des groupes français qui ont fait nos premières parties, où je vois des batteurs hyper techniques, souvent 100 fois meilleurs que moi, parce que je suis pas du tout technique, et je me dis, quel dommage ! Ils font des démos qui apportent rien au morceau.
Donc j'essaie surtout pas de penser en tant que batteur. Si on compose un morceau et que ce morceau a besoin de rien, je le dis. Il y a u morceau sur le premier album (The Trap), Automatic 6, où j'ai refusé de jouer de la batterie. Il faut savoir dire "attention !".
Il faut surtout pas penser en tant que batteur. Mais penser à la composition.
Pas mal de batteurs français ont ce défauts là : "Je veux à tout prix montrer que je sais faire ce roulement incroyable !"... On s'en fout quoi ! (rires)

TOB : Un mot sur les Hushpuppies ? Un mot sur le dernier album ?

Franck
: Un mot ? C'est une bande de potes. Bien sûr on a des ambitions, on a envie que ça marche... J'arrive pas à dire un mot (rires) !
On va dire... Bourlingue ! Ca résume bien les Hushpuppies (rires)
Un mot sur le dernier album ? L'avancement. C'est-à-dire que le premier album c'est le son des Hushpuppies, brut, live. On voulait un truc brut, sans fioritures.
Le deuxième album on est rentré un peu plus dans la production, on a essayé de réfléchir morceau par morceau quel son il faudrait. Mais on a pas vraiment eu le temps de le faire comme il faut, mais s'il y a un troisième album, on prendra encore plus le temps je pense.
On a enregistré The Trap tout en live, le deuxième on a un peu plus bossé dessus, et peut-être le troisième vraiment rentrer dans le travail studio, dans la prod'.

TOB : La question TOB : si tu pouvais boire un verre avec la personne de ton choix, qu'elle soit vivante ou plus de ce monde, qui serait-ce et pourquoi ?

Franck
: Keith Moon ! (rires) Parce qu'il a l'air complètement fou ! Et j'aimerai bien discuter avec lui.
Sinon, je m'étais posé la question il y a pas longtemps... Avec qui j'aimerais bien boire un verre ? Y'a pleins de gens ! Trop de gens !!
Keith Moon me ferait bien marrer je crois (rires) !!

Merci d'avoir répondu à nos questions. Et bonne continuation, bon concert !






L'interview achevé, je fais un petit tour sur le Quai d'Auron. Au Phénix, on peut entendre Rose, ovationnée par le public.
Elle est suivie de Renan Luce, lui aussi ovationné.
Je suis en train de transcrire l'interview ci-dessus.
J'attend maintenant d'aller au concert des Hushpuppies en fin de soirée.
Je me dirige donc vers le 22 d'Auron. Je rentre à 23h00 pour la prestation des French Cowboys.
Je découvre ici un groupe folk-rock très sympathique ma foi !
Look vintage, un chanteur qui a des airs de Peter Stormare (Lucifer dans Constantine) avec la lumière.
Un jeu de scène un peu statique certes, mais une musique très agréable à écouter.
Avantde conclure, le groupe entame un morceau mélancolique, triste. Unedéclaration d'amour à la gente féminine. Federico Pellegrini (chant)invite une jeune fille du public à monter danser sur scène avec lui. Ilse met à genou, la supplie de revenir ! Il déclare amour, lui prometamour, gloire et beauté. Il termine par une bise chaleureuse sur labise... "Ciao bella !!".

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Le quatuor nantais cède la place aux Hushpuppies, qui se font un peu désirer !

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Quand enfin le groupe ouvre les hostilités, ce que m'a dit Franck se confirme: tous les jeunes pogottent et slament allègrement.
Après nous avoirfourni un titre de leur nouvel album, le quintet enchaîne sur You'reGonna Say Yeah, LE tube universel pour les fan des Hushpuppies !
On retrouve le jeu de scène énergique de Guillaume Le Guen (basse), et de Olivier Jourdan (chant).

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© Cécile Ossieux

Moloko Sound Club retentit avec son intro signée Cyrille Sudraud.
Le clavier prend la suit, planqué derrière sa montagne de machines analogiques et vintages : Bassautobahn.
QuandSingle commence, l'énergie du public est à son comble ! Ca saute danstous les sens, sur scène, ça nage dans les bras qui portent fesses etdos...
Down nous montre l'avancement du groupe sur la composition.La même énergie qu'un 1975, ou You're Gonna Say Yeah, mais fort bienrénové ! Efficace, court, simple... Mais efficace !
On continue le voyage dans Silence Is Golden par A Trip to Vienna.
Hot Shot, Fiction In The Fact, Bad Taste, un cocktail de nouveautés toutes fraîches !
Onpeut d'ailleurs voir le guitariste taper en rythme sur une cow bellcomme un demeuré, slamer dans le public, revenir, sauter, courir.......
PaleBlue Eyes et Packt Up Like Sardines In a Crushtin Box de The Trapsonnent la fin du show à la hauteur de la réputation du groupe : bourréd'énergie.
Un show haut en couleur ! Flamboyant...
Un show très... Hushpuppies !

Il est 01h20. Je décide d'aller me coucher...




Le Kiosque aux nouvelles
Printemps de Bourges : Mercredi 16 Avril
Info du  17 Avril 2008, 14:47
info postée par sugar


Le réveil est dur. Je sens les 5h passées sur la route, la course contre la montre pour avoir mes accréditations et aller à l'interview.
9h00 : Café, tartines, jus d'orange... Encore un peu de café... Oh, encore un verre de jus d'orange... Il reste du café ? Bon on va terminer le thermos !
En voilà une journée qui commence bien !

11h00 : Je pointe au service presse et je me remet au boulot pour vous livrer, chers internautes, ces mots du 15 Avril.
12h30 : Je me balade un petit peu dans Bourges, repérer les lieux un peu plus, visiter, admirer l'architecture parfois impressionnante de cette ville.
Vers 14h00, je redescends vers le Quai d'Auron pour aller voir ce qu'il se passe du côté des découvertes Hip-Hop. A la Hune, je découvre Gatineau, un groupe québécois composé de 6 musiciens tous hors normes autant que les autres !
Un batteur au groove bien assis.
Un chanteur à l'accent québécois lui aussi bien assis ! Et un charisme impressionnant !
Un son très propre, un jeu de scène qui force le respect, et une musique originale. Une découverte à écouter sans modération !

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Je sors de la Hune, et marche vers ce qu'on pourrait appeler les allées marchandes... Avec scènes ouvertes, multiples boutiques de fringues, de bague, de sandales, et des percussions aussi !

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

J'arrive sur la scène ouverte Région Centre. Lady Commandement - joli calembour ! - un groupe de Rock d'ados termine son concert.

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Un rappeur prend la suite.

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Les scènes ouvertes sont un bon moyen pour ces jeunes artistes de s'éclater, de se montrer, et de se faire connaître.

16h00 : Je m'accorde une pause café avant de revenir au bus multimédia pour écrire.
17h15 : L'entrée du Phénix, où joueront ce soir Deportivo, The DØ, The Kooks et BB Brunes, s'ouvre et c'est une foule d'ados qui s'engouffre à fond de train sous le chapiteau. On en discute avec les autres journalistes présents dans le bus, et j'apprend donc que couvrir un concert des BB Brunes peut être très dangereux. En effet, le caméraman ne manque pas de préciser devant mon regard incrédule qu'il attendait tranquillement avec sa caméra. Quand les portes se sont ouvertes, un flot de minettes de 15-16 ans fond dans la fosse. Il s'est fait expulsé contre le mur...
Et son collègue d'ajouter : "Et pourtant on couvre du Metal, du Hip-Hop, enfin des trucs assez violents... Mais BB Brunes, ça reste dangereux".
Ah ? Bon...

18h30 : La soirée va commencer et promet d'être longue ! ...
Je vais aller manger un morceau.

19h00 : Deportivo démarre dans l'hystérie la plus totale ! Ca crie, ça agite les bras... Mais surtout, le volume sonore est impressionnant !

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La sécurité me laisse passer. Je me mêles aux photographes et suis donc obligé de passer à 50 cm des caissons de basses qui tiennent ici pour le chapiteau du Phénix, où se collent bien plus de 10000 personnes. Moyenne d'âge : 17 ans et demi. Mon corps tout entier tremble. Non, Deportivo ne me fait pas peur, et je tremble pas non plus de plaisir à les voir sur scène. Mais les vibrations des basses sont impressionnantes. Je remercies mille fois mes bouchons, et je pries pour que le diable de la surdité essaie d'épargner les taré(e)s qui se trouvent juste en face desdits caissons, parfois sans protections !!!
Je shoote un peu pis je m'en vais.

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Je me rappelles d'un flyer qu'on m'a filé dans la rue pour un concert d'un groupe qui s'appelle très originalement : Un Vivant Un Poète Un Mort Un Chien.
Et bien écoutez chers internautes, je me suis laissé transporter par ce quartet Rock aux textes bien magnifiques, une musique transcendante. Une scène ouverte de grande qualité. Le chanteur rappelle Bertrand Cantat dans la voix. Le bassiste joue sur une basse de droitier en position gaucher, c'est pas banal ! Et on pourrait croire que le guitariste essaie d'étrangler son instrument à chaque accord.
Les photos :

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com


20h00 : Je redescends vers le Phénix où The DØ vient de débuter son show.
Impossible de rentrer. Les causes : Le bruit insoutenable même avec bouchon, et la foule immense que je ne peux pas percer. De plus, la presse ne peut plus venir devant la scène... J'abandonne pour le moment.

Je m'accordes une petite pause auditive et je commences à trier mes photos.

21h20 : The Kooks entre en scène. Je m'étonne qu'il n'y ait aucun photographes ou journalistes. "Comment ça se fait que vous soyez encore là ?
_Bah je sais pas... On m'a laissé passer...
_C'est fini pour la presse là !"
Ah ? Bon...
C'est pas plus mal d'un côté. Je risque moins de me rendre sourd.

21h50 : Je me balade un peu, et je tombe sur une scène ouverte, où Jym, un groupe de 5 jeunes au Rock énergique avec quelques touches de Funk parfois s'éclate à offrir sa musique.

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22h00 : Je retourne vers la scène de la Région Centre. Les Sylvains Picots jouent leur chanson française rock.
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com
Des gars du coin à ce que j'ai pu comprendre.
Ca fait plaisir de voir des mecs sourire sur scène. Le batteur a toujours le sourire aux lèvres. Le chanteur très déconneur. Et je découvre qu'ils sont des feign.... euh.. Intermittents du spectacles ! Heureux d'être là, ce soir, défendre leur musique.

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

C'est aussi ça le Printemps. La découvertes de véritables artistes qui prennent leur pied à jouer, à bosser finalement...

22h35 : Oula ! Je m'égare moi ! Je fonce vers le Phénix (encore et toujours) voir ce que donnent les BB Brunes.
Je passe... "BRRRROUUUUUUUUU", ça, c'est ce que j'entend quand je passe près des caissons de basses.
Je shoote un peu, et j'observe.
"Salut ça va ? Ca nous fait plaisir d'être là avec vous à Bourges !" s'exclame le chanteur avec un air de croque-mort adressant ses condoléances à la nouvelle veuve... Enfin, c'est peut-être comme ça qu'il fonctionne...
Entre deux morceaux, toutes les lumières s'éteignent et je peux facilement voir un gros "B B B" en petite loupiotes blanches placardé sur le fond de la scène...
Mégalo ?

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com


Oh, peut-être... Aller, on va se faire une petite découverte Electro !

22h50 : J'arrive au 22 d'Auron. Dans le 22 Est, c'est Molecule qui va commencer.
23h15 : Le trio arrive sur scène. Et je découvre là un mélange Electro/Reggae/Dub/Hip-Hop surprenant !
Le batteur sait de quoi il parle ! Il maîtrise ces genres sans fautes, sans écarts, et sans surplus inutile, ce surplus dont parlait Franck Pompidor !

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© Frédéric Loridant
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Je ne m'attendais pas du tout à voir cela !
Le vocaliste a une pèche d'enfer, le sampler lui s'amuse comme un petit fou !
Déjà 2 albums... Ne passez sous aucun prétexte à côté de ce groupe, ne serait-ce que pour entendre ce que j'ai entendu !

00h00 : Voiture, Dodo... La journée fut longue et promet de l'être encore plus demain !!

A demain !

Des liens :

Jym
Gatineau
Un Vivant Un Poete Un Mort Un Chien
Molecule
Les Sylvain Picot




Le Kiosque aux nouvelles
Printemps de Bourges : Jeudi 17 Avril
Info du  18 Avril 2008, 14:34
info postée par sugar


9h00 : Aïe, les jambes ! Et oui, courir à droite à gauche pour vous fournir matière à lire et à découvrir chers internautes, c'est pas rien ! Même avec des bonnes chaussures !

11h00 : Après une demi heure de tournage en rond en bagnole pour trouver une place, j'arrive enfin pour pointer au service presse. Et je me grouille pour finir d'écrire mon article de cette magnifique journée riche en surprises, quand soudain ! Le chef m'appelle - autant la journée d'hier était superbe, autant celle-ci s'annonce tout bonnement merdique... Niveau météo. Entendons-nous bien -
Je tremble de peur ! Il appelle à l'heure de manger, il doit pas être content le patron.
Quoi ? .. Mais je... Oui oui... Ah ? Bon... Ben je... je... Oui oui parfait. Oh bah... euuh... D'ac-d'accord. Oui oui. J'arrive alors. Bien. Oui... Quoi ? Tondre ? Oh non ! Pas ça patron !!! Piti... Quoi ? ah la pelouse ? J'ai déjeuné ? Euh non... Enfin ça dépend c'est pour quoi ? Bon d'accord j'arrive alors.
T-E-R-R-O-R-I-S-É j'étais.
Non je déconne !
Je vais en effet déjeuner chez le grand chef, qui m'a très gentiment invité, et je poursuis mon boulot.

16h00 : Ca passe vite quand même ! Je file à la Maison de la Culture où je dois voir Aloan et Monofocus. Deux découvertes que j'avais repérées et que je voulais aller voir.

Aloan, comment vous dire... Déjà que sur myspace, les quelques enregistrements que j'eus écouté furent convaincants à souhait, je ne pouvais m'attendre qu'à prendre une grosse claque.
*PAF*
Voilà qui est fait ! Ca groove, ça pète, ça flamboie. Et je frissonne, souris, tape du pied, écoute attentivement la voix magnifique de la chanteuse. Le groupe Suisse se trouve en terrain conquis sans mal. Le public est scotché. Cette voix soul, ce chanteur hip-hop, ce batteur à la frappe incisive, précise, enfin tout ! Tous les membres nous servent un son efficace.
Je crois que le plus beau frisson que j'ai eu est arrivé au dernier titre, une reprise Feeling Good. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dises. Ben oui, après je m'en foutais de la pluie. (photos à venir)

Monofocus : Définition : Trio Blues composé d'un bassiste, un guitariste qui tape sur la grosse caisse, et un clavier/sampler. L'ambiance de scène : Une espèce de vieille grange avec ses cageots contenant amplis, Tuba... Une vieille lampe pendouille au-dessus des musiciens (qu'on ne verra pas sur les photos... Je n'en ai pas pris, puisque je n'y avais pas droit. Et des fois, on se demande qu'est-ce certains ont dans l'oeil... Pardon...), ce qui rajoute à l'ambiance rustique, un peu ranch de la scène.
Du Blues un peu Fanfare, très rigolo. Les samples sont en décalage complet avec la musique qui suit.
30 minutes fort sympathiques ! Mais c'est trop court !

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© Frédéric Loridant
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© Frédéric Loridant

17h00 : J'ai omis mes bouchons à la chambre d'hôte.
18h00 : De retour sur les Quais d'Auron, je vais prendre un café et organiser un peu ma soirée.
En effet, au Café Van Gogh, il y a une soirée Metal. Enfin ! Un peu de brutalité dans ce monde de pop merdique ! Pardonnez-moi.
Donc ce soir, 20h00, je serai là, pour prendre deux trois photos, et parler de ce qu'il se passe outre-festival.

19h00 : Je m'en vais, et me dirige vers la Maison de la Culture pour jeter un oeil et une oreille aux scènes ouvertes.
Que vois-je ? Kaltero, un groupe de Rock/Punk qui vient tout juste de choquer une mère de famille un peu bobo sur les bords, mais seulement sur les bords. Non je parlerai pas des petites parcelles de fourrure véritable sur son manteau. Choc auquel la fifille répond texto : "Ben pourquoi les américains ils auraient le droit de dire des gros mots et pas nous hein ?". Et juste après, le chanteur en remet une petite couche "Ces ENCU**S !!! YAAAH".

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Il termine par une petite chanson sur son gosse. Pleine d'humour, de tendresse, et de blagounettes un rien noires... Mais un peu trop "crades" pour la mère bobo.

Je quitte la scène Champion, et me dirige vers la scène Région Centre. J'entend une rythmique funky. J'accélère le pas.
J'entend un solo de guitare jazzy distordu... J'accélère de plus belle.

Band @ The Party ! Un quintet Funk/Groove/Black Music composé d'un bassiste, un guitariste, un batteur, un clavier et un DJ/sampler. Et tous, au top ! Mais vraiment !
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com


Le guitariste impressionne le temps d'un petit shred jazz. Le bassiste envoie ces petites pèches en slap. Le clavier soutiens tout ça correctement. Le DJ scratch en rythme, sans fioritures. Et le batteur assoie le tout, lui donne sa forme, soutient la musique. Il manque seulement la partie cuivre live. En effet, les cuivres sont balancés par des samples.

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Et ils envoient ces fous ! Ils s'éclatent et ils ont raison. Parce que, non seulement leur musique plait et fait danser sous la pluie, mais ça marche, ça tourne, ça se goupille dans une logique implacable (même si ça peut sembler illogique au premier abord). Mais ... pfou... Je suis resté jusqu'à la fin, parce que quand c'est bon...

19h50 : Et bor... Je suis à la bourre ! Je me dépêche d'aller au Van Gogh pour la soirée Metal.
20h05 : Un groupe nommé The Act Of Fortune ouvre les hostilités. C'est un groupe de Metal/Punk/Hardcore qui semble débuter mais qui joue dans un bon esprit ses composition.
Les gens ont un peu de mal à s'avancer, le guitariste décide donc de s'avancer lui, et de chanter ses parties à 50 cm des gens. Après, il décide de jouer pour les gens qui se trouvent à l'extérieur. Bon humour et bonne humeur au programme.

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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com
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©2008 Hugues Roualdes - www.latoiledesbatteurs.com

Le prochain groupe promet d'être résolument plus HardCore. Mais ils veulent jouer dans le noir. Ils s'appellent Shall Remain.
Plus de lumière, pas de flash... Je m'en vais acheter un truc à manger. Il se fait faim.

22h20 : J'arrive au Palais d'Auron pour préter une oreille à Birdy Nam Nam et je peux entendre Thomas Dutronc en solo sous le Phénix.
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© François Mellet

La programmation ayant changé, j'ai malheureusement raté les Svinkels.
Le son est assez insupportable. Basses à fond. Et puis musicalement, j'en ai entendu un peu mieux. J'en ai pas entendu ça...
Grosse déception. J'attends de voir ce que c'est que "Yuksek".
J'attends dans le Hall d'entrée. Quand Soudain ! Au Palais d'Auron, salle où ont joué Les Svinkels et Birdy Nam Nam entre autres, deux personnes masculines se font sortir de la salle par la sécurité.
L'échange est loin d'être calme, et l'un d'eux se rebelle en clamant que "c'est bon, que ça va là" etc, etc.
Suite à cela, surement à une insulte aussi, Zinedine Zi.... Non, un gars de la sécurité commence à être un peu moins cool.
Contre un contrevenant, nous avons donc 4 gars de la sécurité qui lui envoient joyeusement et amoureusement droites dans la gueule, et coup de genoux. Coups de pieds dans le ventre et crochet du gauche.
Les compagnons de jeu sortent sous les les regards effarés des spectateurs et des journalistes en train de siroter un demi et de tirer sur une clope...
La majorité proteste contre cet accès de violence inexpliqué dont la sécurité (qui ne porte pas le badge CRS, et qui n'en a ni la qualification d'ailleurs) a fait preuve.
Il est à noter que la rixe se poursuivit à l'extérieur, et hors du champs de vision des "spectateurs".

Un journaliste près de moi s'empresse de prévenir l'administration du festival ainsi que la police.

Je le retrouve plus tard en train d'exposer une formidable métaphore : "Quand je viens ici, je suis un consommateur de culture, et je veux que mon BigMac soit chaud !"
L'incident est clos.
Yuksek va commencer.
Non... Je m'en vais. C'est intenable. Trop de basses.

Je quitte le palais d'Auron sous les "C'est quand le bonheur" du public en liesse devant Cali
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© François Mellet

La fatigue physique commence vraiment à se faire sentir. Il est minuit. Mes jambes ne me soutiennent plus. Je rentre. Et je m'écroule sur mon lit.
J'ai une petite surprise pour demain...

A demain !




Le Kiosque aux nouvelles
Printemps de Bourges : Vendredi 18 Avril
Info du  19 Avril 2008, 16:55
info postée par sugar


9h00 : Bon vous la connaissez maintenant. Je me lève, café, jus d'orange, encore du café... etc, etc.

11h00 : Pointage, et je récupère la petite surprise de la journée. Vous le saurez très vite !
Et je file à l'Auditorium pour le Fou du Roi en direct, avec Stéphane Bern bien sûr, Yaël Naïm, Camille, Thomas Dutronc, et les chroniqueurs.
Didier Porte arrive sous des applaudissements bien nourris et commence sa chronique. Et il est en forme le Didier. Pour ses fidèles auditeurs, là c'était un niveau quand même rarement atteint au Fou du Roi. Mais bon je m'égare et pas seulement d'Austerlitz comme disait l'autre il y a 20 ans...

12h30 : Je file vers le bus multi rédiger mon article !

14h15 : Je plie et je me dépêche d'aller voir Puggy, une découverte Rock du Printemps de Bourges que j'avais repéré sur myspace (quel merveilleux outil !), suivi de Stellardrive, du Rock progressif instrumental.

14h30 : J'arrive à la Hune, et je découvre Puggy sur scène. Et bien mes amis, pendant ce Printemps, des claques j'en prends tous les jours !! Hier, Band @ The Party, aujourd'hui Puggy. Non vraiment, leur Rock, folk bien pèchu m'a séduit tout le long du bout de concert que j'ai pu voir.
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© Frédéric Loridant
Le chanteur à une voix hors du temps, une projection formidable... Le batteur aussi donne de la voix ! Mais il donne une frappe phénoménale. Des breaks bien placés, propres.
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© Frédéric Loridant

Juste après ça, je descend voir Stellardrive. Du Rock prog intrumental. Une musique très planante pour un univers stellaire enivrant.
Un bon enchaînement, bien logique dans les parties de morceaux.
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© Frédéric Loridant

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© Frédéric Loridant

Il se fait faim !

17h30 : Un café dans le ventre, je commence à me mettre au boulot. Programme de la soirée, traitement des photos...
Ce soir, c'est Groundation, Tiken Jah Fakoly, Israel Vibration qui tiendront le drapeau de Babylone. Grosse soirée Reggae en vue !

18h00 : Je passe au service presse. C'est annulé. Je dois attendre 22h00 pour l'avoir. Mais quoi ? Vous le saurez...

20h00 : Groundation va commencer.
Le Phénix affiche complet. Ce sont quelques 6 à 7000 personnes qui ovationnent Harrison Stafford. Mingo Lewis Jr. et Paul Spina ouvre les portes de Babylone par Silver Tongue Show sur Hebron Gate et son break de batterie, frappant (pas mal hein ?). Aucune fautes. Break précis, incisifs, propres, sans fioritures.
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© François Mellet

Le premier morceau résonne sous le chapiteau et est applaudi par le public unanime.
Jeunes et vieux écoutent, en première ligne, réceptifs et admiratifs. Au solo de trombone, je prends réellement conscience de la sphère Jazz qui entoure ce groupe. Stafford esquisse un sourire quand le solo repart. Les deux choristes dansent à fond, s'éclatent au point qu'une d'elles perd ses boucles d'oreilles...
Troisième morceau et premier solo d'orgue. Marcus Urani envoie sec ! Spina le soutient, concentré, avec son jeu de charley implacable.
Stafford a une projection vocale impressionnante.
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© François Mellet

Le front man lance le public sur un discours social "Pendant combien de temps les riches s'enrichiront, et pendant combien de temps les pauvres s'appauvriront ?". discours lu et approuvé par tous.
Mingo Lewis Jr. se lance dans un solo de haut niveau ! J'en reste bouche bée. Mais pas trop longtemps, y'a du monde autour.
Je reconnais maintenant Babylon Rule Dem et son intro au Rhodes signé Master Urani.
Ce soir est grand. De grands musiciens pour du grand art !
"Life is hard, life is difficult. Music shall always be !
Appuyé par les cuivres, Urani livre un solo de Rhodes phénoménal. En tant que pianiste de formation, j'en prend une belle ce soir !
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© François Mellet

Les portes se referment. Groundation quitte la scène sou les applaudissements nourris du public, conquis.

21h20 : Tiken Jah Fakoly va prendre le relais.
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© François Mellet

22h00 : ENFIN ! Chers internautes, vous allez enfin voir ce que j'attendais le plus sur ce festival.
Je cours avec Thibault du service presse pour rejoindre Groundation, et plus particulièrement Paul Spina ! Pour un entretien de 15 minutes environ.

Le voici !!
J'entre dans les loges, un peu stressé. Harrison passe près de moi et me donne 2-3 tapes avec un large sourire. Je suis heureux. Je vois Spina, l'air sérieux. Il arrive, s'allume une gauloise, je me présente, et...
Citation
TOB : Bonsoir, pour commencer, je te propose de te présenter aux internautes de La Toile des Batteurs.com.
Paul Spina
: Je m'appelle Paul Spina, batteur de Groundation depuis 6 ans et demi, je viens de Santa Rosa en Californie. C'est environ à 100km au nord de San Francisco.

Citation
TOB : Hello, for a start, may you introduce yourself to the visitors from La Toile Des Batteurs (The Drummers' Web) ?
Paul Spina
: My name is Paul Spina, I play the drums with Groundation for about 6 and a half years, I'm from Santa Rosa, California. It's about 100km north San Francisco.



TOB : Racontes-nous un peu comment à commencé l'aventure Groundation. Comment tout ça a commencé pour toi ?
Paul Spina
: Je jouais avec 3 membres du groupe, Ryan Newman (basse), Marcus Urani (claviers), et David Chachere (trompette) dans un groupe appelé "Cannonball", dans les alentours de San Francisco, de la baie, en Californie. Ils m'ont dit qu'ils avaient besoin d'un batteur, j'étais libre. J'ai dit "Ok, allons-y !".

Citation
TOB : Tell us a bit about how your trip with Groundation began ?
Paul Spina
: I played with 3 other members, Ryan, Marcus and Dave in an other group called "Cannonball", around San Francisco, and the bay area, in California.
They told me that they needed a drummer, and I was available. I said "OK, let's do it !"



TOB : En ce qui me concerne, j'ai mis beaucoup de temps à vous écouter. C'est un ami qui m'a poussé à écouter un peu plus en profondeur, surtout pour les claviers, étant pianiste de formation. Et j'ai été littéralement soulevé par ce groove, cette présence jazzy que vous avez tous.
Tu peux nous parler de ta formation musicale ? Des batteurs qui t'ont influencé ?
Paul Spina
: Beaucoup de gens me disent ce que tu dis : "J'aime pas le Reggae, mais un ami m'a fait écouté Groundation".
Je viens de différents univers musicaux. Je n'ai jamais joué de Reggae avant de rejoindre Groundation. Peut-être un petit peu. tu sais, à l'école, quand j'avais dix ans, je jouais dans un groupe de jazz, j'ai joué de la musique classique, dans des groupes de rock. Je suis influencé par tous les genres de musique : Soul music, Swing, beaucoup de Jazz.
Toute sorte de musique !
Mais maintenant bien sûr Groundation prend beaucoup de mon temps.

Citation
TOB : It took me quite a long time to listen to your music. A friend encouraged me to go a little further into my listening, especially because of the keyboards parts (I'm a pianist actually, with some parts of drummer inside). I was completly hit by this groove, the jazzy side you all have.
Let's talk about your musical education ? Which drummers have influenced you ?
Paul Spina
: First, a lot of people tell me that. "I don't like Reggae, but a friend told me to listen to Groundation".
I came from different places. I never played Reggae before I joined Groundation. Maybe a little bit... You know, at school, when I was 10 years old, I played with a jazz band, I played some classical music, I played in rock bands. I'm influenced by all kind of music : Soul music, Swing music, a lot of Jazz.
Everything !
But now of course, Groundation takes a lot of my time.



TOB : Beaucoup de personnes disent que tu es avant tout un batteur jazz, avec un éducation jazz bien assise.
Paul Spina
: Oui, je joue du jazz depuis que j'ai 13 ou 14 ans.

Citation
TOB : A lot of people says that you're first a jazz drummer, with strict jazz education.
Paul Spina
: Yeah, I play jazz music since I'm 13 or 14 maybe



TOB : Qu'est-ce que le jazz t'as apporté dans le jeu Reggae ?
Paul Spina
: Et bien, quand tu joues du jazz, tu apprends certaines techniques. Comme n'importe quel style, tout repose sur le fait de tout prendre. Tu dois apporter des aspects du jeu de différents batteurs pour fabriquer quelque chose comme Groundation.
Ca peut être difficile.

Citation
TOB : What does Jazz bring you into the Reggae playing ?
Paul Spina
: Well, when you play Jazz, you learn some technics. Like any kind of music, it's all about being kinda complete drummer, i guess. You have to bring in aspects of different drummers, to make something like Groundation you know.
It can be challenging !



TOB : Comment interviens-tu dans le processus de composition dans le groupe ? Es-tu seulement derrière tes fûts à réflechir a tes parties, ou est-ce que tu interviens sur les parties des autres instruments ?
Paul Spina
: On travaille ensemble. On répète, et ensuite on parle de ce qu'on a trouvé bon ou mauvais, ensemble. C'est un processus équitable.
Tout le monde apporte sa contribution.
Marcus, Harrison, Ryan et moi travaillons sur la base du morceau. On essaie de tout jouer ensemble. Ils me disent si j'ai joué quelque chose de merdique, ou si c'est nul. C'est cool ! Ca marche bien la plupart du temps.

Citation
TOB : How do you make your way through the composition process ? Do you simply act as a drummer who simply thinks about his parts, or do you act as a complete musician who thinks about all the instruments ?
Paul Spina
: We're working together. We're doing rehearsal, and then we talk about what's good, and what was not so good, together. It's a equal process.
Everybody have something to put in.
Marcus, Harrison, Ryan and I, we work on the basics of the song. We try to play everything together. They tell me if I did something shitty, or if that sucks. It's all good ! It works out pretty well most of the time.



TOB : Justement, en parlant de travail de composition, comment se passe le travail avec ton collègue percussioniste Mingo Lewis Junior ?
Paul Spina
: On ne travaille pas sur l'écriture des morceaux. Il a été absent pas mal de temps...
Je vais aussi m'absenter un peu. Je ne serai pas la cet été, un nouveau batteur va arriver.

Citation
TOB : As we're talking about song composition, how does the work with your partner Mingo Lewis Junior go ?
Paul Spina
: We're not doing the writing of the song. Well, he had some time away so...
I'm actually gonna have some time away. I'm not coming for summer, another drummer is coming in.



TOB : Comment Groundation est-il vu par les autre de groupes de Reggae roots Jamaïcains ? Vous êtes le seul groupe blanc de Reggae Roots.
Paul Spina
: Oui, je pense que ça dépend de la personne. La plupart apprécie vraiment le travail. On a beaucoup d'amis Jamaïcains, dans le milieu musical. Je pense que la plupart des gens apprécie vraiment. Le but est pas de jouer du véritable Reggae Roots. On apporte juste ses bases à notre musique, et les gens disent qu'on le fait bien. Le Reggae Roots est un point de départ.
Respect à tous ! (Il salue un musicien Reggae, qui je pense être Tiken Jah Fakoly)

Citation
TOB : How does Groundation is seen by the other Reggae roots bands from Jamaica ? I mean, you're the only white roots reggae band.
Paul Spina
: Yeah, right. I think it depends on the person. Most people really appreciate it. We have a lot of connections, jamaican friends, in the music. I think most people really appreciate it. The aim is not to play real roots reggae. We're just bringing in the bases, and people say that "they're doing that well !". Roots reggae is a starting point.
Much respect to all of them ! (Il salue un musicien Reggae, qui je pense être Tiken Jah Fakoly).



TOB : Quittons Groundation, parlons un peu de l'époque ou tu as joué avec Primus. Cela concerne quelle période ?
Paul Spina
: Ouais, avec Les Claypool le bassiste de Primus. Il avait un side-project : Les Claypool's Flying Frogs Brigade (La brigade des grenouilles volantes) (rires). J'ai fait une tournée avec eux en 2001. Je me suis bien amusé !
C'était pas tellement des morceaux de Primus, mais plutôt des reprises, des transformations de morceaux... Des trucs marrants !
Et après je suis rentré dans Groundation !! (rires) Juste après ça !

Citation
TOB : Let's leave Groundation and talk about the time you played with Primus.
When was it ?
Paul Spina
: Yeah, with bass player from Primus, Les Claypool. He got a side project : Les Claypool's Flying Frogs Brigade (laughs). I did a tour with them, in 2001. A lot of fun !
It wasn't really Primus song, more cover song... Fun Stuff !
And then i joined Groundation !! (laughs) Right after that !



TOB : C'est un groupe qui évolue dans un style assez différent de Groundation.
Paul Spina
: J'ai toujours joué du rock dans ma vie. Je ne pense pas que je le faisais bien. Je jouais beaucoup d'autres choses à côté. Du Jazz, de la Soul...
Les gens en parlent toujours de ça : "Ah ouais tu a joué avec Les Claypool !"

Citation
TOB : This is a very different band from Groundation, with a very different musical style.
Paul Spina
: I played rock everytime in my life anyway. But I don't think i was doing that great. I was doing a lot of thing at the same time, jazz, soul...
People are still talking about it : "Oh yeah you played with Les Claypool !"



TOB : Tu as un style que tu écoutes plus particulièrement ? Que tu préfères.
Paul Spina
: J'écoute de tout ! Je suis un collectionneur de CD. Beaucoup de vieux trucs. Pas tellement de nouveaux CD.

Citation
TOB : Do you have a music style that you listen the most to ? That you prefer ?
I listen to all kind of stuff ! I'm a record collector. A lot of old music, not really new music.



[b]TOB : Qu'est-ce que tu entends par "vieux trucs" ? Quels groupes par exemple ?
Paul Spina
: Tout le monde ! J'ai environ 8000 CD. Alors, tu as la section jazz, la section pop, la section funk, la section soul... Toute sorte de truc !

Citation
TOB : What do you mean by "old music" ? Which bands for example ?
Paul Spina
: Everybody ! I have about 8000 records. So, you have the jazz section, the pop section, soul, funk... All kind of shit !



TOB : Quand tu étais jeune ou maintenant, tu as un batteur que tu aimes en particulier ?
Paul Spina
: Il y en a beaucoup !
Il y a quelques favoris quand même : Tony Williams, Jack De Johnette, Elvin Jones... Il y en a tellement de bons !
Quand j'étais jeune, j'aimais Dennis Chambers. L'album de John Scofield en 1986 m'a scotché. Les batteurs de James Brown bien sûr !
Il se trouve que je suis un collectionneur de disques. J'écoutes de tout.
Et je pense que je combine toutes mes influences quand je joues. Tu crois pas ? (j'approuve ce qu'il dit, qui est très vrai) Un peu de ci, un peu de ça...
Les gens s'attendent à ce que je sois un vrai batteur de Reggae. Je n'en suis pas un. J'essaie de faire en sorte que tout le monde soit content.

Citation
TOB : When you were young, did you have a drummer you loved ?
Paul Spina
: Well, a lot of them !
I have a few favorite ones : Tony Williams, Jack De Johnette, Elvin Jones, ... I mean, there's so many good ones ! When I was young i liked Dennis Chambers, the John Scofiled's album in 1986, that impressed me a lot. James Brown drummers of course !
I happened to be a record collector. I listen to all that stuff you know.
I guess I happen to combine all my musical influences when I play maybe.
Do you think so ? You know, a little bit of this, a little bit of that.
People expect me to be a Reggae drummer. I'm definitly not a Reggae drummer.
I try to make everybody happy.



TOB : Côté matos, quel kit utilises-tu ? Est-ce qu'il t'arrives de changer de kit ou de configuration en pleine tournée ? Ou bien est-ce que tu gardes toujours la même chose ?
Paul Spina
: Je ne suis pas très matos. J'ai eu la même batterie pendant 14 années peut-être. Un Pearl Master Custom acheté en 1994. J'ai différentes caisses claires, mais c'est tout. Je suis pas vraiment là-dedans. J'achète pas de batterie tout le temps. J'ai juste un autre kit, de la même marque et même modèle, plus petit. Un kit Jazz.

Citation
TOB : About the hardware, which drumkit do you use ? Do you change your kit on tour, or its configuration on tour ? Or do you keep the same thing for all the gigs ?
Paul Spina
: I'm not really a hardware addict. I had the same drumset for maybe 14 years. I bought a Pearl Masters Custom in 1994. Different snare drums, but that's all. I'm not very keen on that. I don't buy drums everytime, you know.
I have another drumset, smaller, a jazz set.



http://www.printemps-bourges.com/galeries_photos/img/2008_18_vendredi/groundation_19_FM.jpg
© François Mellet

TOB : Du moment que tu joues c'est bon.
Paul Spina
: Ouais ! J'ai été content avec ma batterie pendant ces années. Mais le matos, c'est pas mon truc.

Citation
TOB : As long as you play, it's ok.
Paul Spina
: Yeah ! I've been happy with my drumset these years. But hardware isn't really my thing.



TOB : On parle beaucoup du son Reggae en batterie. Passes-tu beaucoup de temps à chercher L'Accordage?
Paul Spina
: Ca dépend de quelle situation tu veux parler. Ce soir j'ai juste eu 2 minutes pour ça.
Mais même si j'ai du temps, j'y passe pas beaucoup de temps. Je suis affreux pour ça ! J'essaie seulement de faire en sorte que ça sonne bien. Je suis merdique pour ça... Même beaucoup ! (rires)

Citation
TOB : We can hear a lot about Reggae sound for drums. Do you spend a long time searching THE Tuning ?
Paul Spina
: It depends on what situation you're talking about. Tonight, i had maybe 2 minutes to make it sounds.
Even if I have time, I don't spend a lot of time on it. I'm terrible at that ! I just try to make it sounds good. I'm just shitty at this... Pretty much (laughs) !
I'm trying to tune it a bit in the studio. I spend sometime trying to make it sounds good.
Some people have a gift for it. It's not really my thing.



TOB : Vous venez juste de finir votre concert ici, à Bourges. C'était comment, de ton point de vue ?
Paul Spina
: Ce soir ? Le son sur scène était pas top. J'ai pas eu un si bon son, mais j'ai très bien joué ce soir. Pour certaines raisons je pense, ce soir a été le meilleur de la tournée pour moi ! Je sais pas pourquoi ! Je me suis senti bien... J'sais pas. Ca dépend de pleins de choses : Si tu es fatigué, comment est le public, le son, et quelquefois la température aussi...
Ce soir, je me suis senti bien ! Aucun problèmes... (dit-il affichant un air satisfait)

Citation
TOB : You've just finished your concert in Bourges. How was it from your point of view ?
Paul Spina
: Tonight ? The sound on stage wasn't that great. I didn't have that great sound, but I played very well tonight. For some reasons I think, tonight was the best night of my tour ! I don't know why ! I felt good... Dunno... It depends on all kind of things : how tired you are, how the audience is, how the sound is, sometimes temperature...
Tonight I felt great ! No problems... (he said, satisfied)



TOB : Qu'est-ce qui tourne dans ton baladeur en ce moment ?
Paul Spina
: J'ai acheté quelque chose en Europe, du Johnny Cash (rires). J'ai fait des achats de disques que jécouterai quand je serai de retour chez moi. Des vieilles productions Boogie.
Comme je t'ai dit, j'ai beaucoup de disques. Je peux en écouter 5 ou 6 par jours. En ce moment, j'y vais par ordre alphabétique ! Dans les Bs des 10 sections. J'écoute tout le temps de la musique. C'est mon truc ! Je suis en plein milieu de James Brown, c'est environ 60 disques (!), Art Blakey en jazz...

Citation
TOB : What's on your music player this time ?
Paul Spina
: I bought something in Europe, some Johnny Cash (laughs). I did some record shopping, and i'll listen to those cds when I get home. Some old boogie production...
Like i said, i have a lot of records. I can listen to 5-6 a day. Right now, i'm going through it alphabetically. I'm in the Bs of all 10 sections. I always listen to music... It's my thing. I'm in the middle of James Brown, it's about sixty records (!), Art Blakey in Jazz, ...



TOB : Avant de conclure : Quels conseils donnerais-tu à un débutant qui voudrait évoluer dans ce style ?
Paul Spina
: Mon conseil est de devenir un batteur accompli. Etudier les rudiments, pratiquer, faire du pad, et puis écouter un truc. C'est ce que je fais : J'étudie un truc, et ensuite j'écoute un morceau et j'essaye. Jouer par-dessus la musique, écouter ce que tu joues, et s'assurer que tu gardes le bon tempo.
Si tu veux jouer du Reggae, écoutes du Reggae !

Citation
TOB : Before the end : Which advices would you give to a beginner who'd like to go forward Reggae style ?
Paul Spina
: My advice is to become a real complete drummer. Studying rudiment, practicing, a lot of pad stuff, and then listen to something. That's what I do : I study something, and then listen to a song and try it. Playing along with records, listening to your playing, make sure you're keeping the good time.
If you want to play Reggae, then listen to straight Reggae stuff.



TOB : La question TOB : si tu pouvais boire un verre avec la personne de ton choix, qu'elle soit vivante ou plus de ce monde, qui serait-ce et pourquoi ?
Paul Spina
: Voyons voir... Salma Hayek ? (il éclate de rire). Pas facile la question ! Surement James Brown, ma femme (rires). Ca à l'air bien ça maintenant. On tourne depuis 4 semaines. Je vais passer du temps avec elle.
Quand tu es batteur, tu réalises que tu dois garder toute ta personne. Un peu de temps pour jouer, du temps pour la famille, les enfants, ta femme, tes parents.
Garder un bon équilibre.

OK ! Merci !

Citation
TOB : The TOB's question : If you could have a drink with someone of your choice, alive or dead, who would it be ? Why ?
Paul Spina
: Let's see. Salma Hayek ? (laughs). Tough question ! Probably James Brown, my wife (laughs). That sounds pretty good right now. We've been on tour for 4 weeks. I'll spend sometime with her.
When you're a drummer you realise that you have to keep your person complete. Some playing time, some family time, the kids, the parents.
You have to keep the balance.



Alright ! Thank You !



22h30 : Je ressors des loges, comblé, avec une bonne interview en poche, et une rencontre formidable.

23h00 : Je vais me faire quelques groupes des scènes ouvertes.

Je tombe sur Rubin Steiner, un groupe d'electro Rock bourré d'énergie et de talent. Ormis le fait qu'ils aient oublié de dire comment ils s'appellaient, leur nom s'est bien imprimé dans mes oreilles.
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Le groupe termine bien son concert, correctement, sans fautes, propre, efficace.

Je tourne le dos à la scène Région centre pour aller vers la scène Champion.
Je passe près d'un karaoké. Et je devine que le mec suivant va chanter du Metal vu que c'est un CD de Cannibal Corpse qui tourne pour patienter... Peu d'amateurs visiblement...
J'entends un shredder en pleine expression.
Je découvre the Waves un groupe de Rock Hard/Grunge un peu Punk de trentenaire. Groupe ma foi pas vilain à écouter. Ils ont la pèche et le guitariste sait ce qu'est le shred !
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La prochaine formation est un peu plus jeune. C'est The Quest. Je manque d'exploser de rire quand je vois le look du chanteur. Collants, et boots a poils rose façon Paris Hilton ! J'aimes ! J'approuve ! D'autant plus qu'il ressemble vachement à Robert Englund avec une pointe de Daron Malakian...
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Bref. Il a beau avoir un look pour le moins, très drôle, je ris moins aux premiers abords de sa voix !
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Talent d'imitateur ? Il chante pèle-mèle une voix de jeunes fille dévergondées, celle qu'on pourrait croire sa mère, le père et le frère... Toute une famille !
Plein d'humour, de détente et d'éclate cordiale !
Les musiciens ont du chemins à faire tant dans le travail de groupe que celui de l'instrument. Mais ça tourne, ça fait son effet, et je pense que c'est l'essentiel !
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23h45 : J'importe mes dernières photos. Et je file me coucher.

A demain !




Le Kiosque aux nouvelles
Printemps de Bourges : Samedi 19 Avril
Info du  21 Avril 2008, 16:27
info postée par sugar


9h00 :

12h00 : Bah oui, j'ai rien mis au-dessus, vous savez ce qu'il s'y passe maintenant. Oui bon j'ai juste dû plier mes affaires en plus. C'est tout.
Je pointe au service presse, et mauvaise nouvelle. Chers internautes, j'avais une autre surprise en réserve pour vous. Une interview du batteur de Serj Tankian, Troy Zeigler. Il se trouve qu'il y a eu des problème de communication entre le management et le service presse. Toutes les interviews ont été purement et simplement annulées.
Dommage !

Donc, programme de la journée. Et bien on va attendre tranquillement le concert de Serj Tankian et faire un tour du côté des scènes ouvertes. Mais d'abord, j'ai un article à pondre et une interview à transcrire !

Durant l'après-midi on a pu entendre Justice, The Hives Gogol Bordello balancer pour la soirée. La grosse soirée pourrait-on dire. Une joli programmation.
Zenzile, Ez3kiel, Serj Tankian, The Hives, Justice, Antipop Consortium.
Je suis assis juste en face des Dub Pistols, que j'irai très sûrement voir ce soir, groupe anglais à l'accent (anglais.. aha aha aha) très prononcé. En plein bouclage, mise en page, insertion des balises, ils se mettent à regarder un match de foot. J'ai trouvé ça original ! Quand l'un d'eux demande à son collègue d'aller lui chercher une bière, je suis à la limite d'exploser de rire, tant la situation serait digne d'un film. .. Enfin, passons.

16h45 : Je pars me chercher un truc à manger, puis je me mets en marche vers les scènes ouvertes.
Un monde fou ! Des gens de partout ! J'ai du mettre 20 bonnes minutes pour faire 200m. 10 mètres à la minute oui !

J'entrevois furtivement un groupe de Rock en train de reprendre Smell Like Teen Spirit de Nirvana dans un genre un peu plus tragique. Tempo lent, mélodie mélancolique, voix douce et carlabruniste. Mais l'idée est originale ceci dit. Bien que je n'aies pas accroché.
J'arrive sur la scène Région Centre, et je tombe sur Zoréol, un musicien seul, tout seul. Comment ça marche ?
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C'est simple. Il envoie sa ligne rythmique, percussions, batterie, samplées. Puis il plaque la ligne de basse avec sa guitare. Puis la ligne de guitare, les choeurs et il chante.
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Dans un style africain, un peu Reggae très sympa, bien rythmé, Zoréol évolue sans mal, et bien écouté.
Et il sample, il échantillonne, il joue, il chante... J'ai passé un petit moment fort agréable à écouter et photographier cet homme !

Je file voir ce qu'il se passe du côté de la scène Champion.

18h00 : JKG, un groupe de jeunes locaux de Metal/Hardcore à la frontière entre Deftones et Lofofora. Belle énergie dégagée.
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Le chanteur exerce la belle profession du "Je gueule dans la tronche des gens". Et je ne vais pas dire qu'il est mauvais ! Il a joli coffre et une belle projection. Les riffs des 2 guitares sont comme on s'attend qu'ils soient. Gras, puissant, détonants, agressifs. Du bon petit Metal comme on aimerait en voir un peu plus souvent.
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La basse est bien grasse elle aussi. Distordu un poil pour ne pas faire que le tout soit trop brouillon. Et la batterie, le teneur des branches d'arbres offre des rythmes simples, basiques mais bien calés, propres. Il me surprend dans son utilisation de la double pédale sur le dernier morceau, et surtout, il a beau être statique, il a une souplesse de poignet et une détente incroyable !
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Je vais pousser un petit coup de coeur pour une composition qui s'appelle, deux points ouvrez les guillemets et retenez vos zygomatiques : "La Poule". Oui, oui, oui, oui, oui. En gros, ça donne à peu près ça : "Une poule qui picore un morceau de pain dur". Et c'est... Les mots m'échappe. On ne s'y attend vraiment pas. Un groupe façon Lofo' qui parle de Babylone, de Chaos, ... Et pouf, posée comme ça, comme... comme, je sais pas, on va dire un pélican sur le dos d'un hippopotame, une Poule.
J'ai rit, mais rit !
Je suis tombé sous le charme de ce groupe !
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Et rappelez-vous, ça s'appelle JKG et on les trouve sur Myspace avec leur Démo ! Les liens seront en fin de page !

19h00 : Je redescends vers le Quai d'Auron. Vers 20h00, je passe rapidement voir la fin des Blood Red Shoes un duo façon The White Stripes, mais inversé. C'est-à-dire, le mec à la batterie et la fille au la guitare et chant.
Je ne connais absolument pas ce groupe. Mais il me semblait pas trop mal !
Le batteur termine le show en balançant un pied de crash...

21h00 : C'est la délirante formation de Gogol Bordello qui prend le relais. Belle entrée en matière, mais j'ai autre chose de prévu...

21h10 : J'entre dans le Palais d'Auron pour attende le début du Show de la soirée : Serj Tankian.
21h20 : Le concert est censé commencer, mais les régisseurs tardent un peu. 10 minutes plus tard, on voit une ligne de haut-de-forme s'avancer vers les instruments sous les applaudissements nourris du public. Applaudissements qui redoublent de puissance quand l'homme au costume blanc arrive sur la scène. Serj salue le public, et Empty Walls commence. Le refrain est repris par pas mal de personnes du premier rang. Les yeux pétillent, et Serj semble heureux...
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Feed Us retentit dans la salle, avec son riff d'intro gras. Troy Zeigler reste concentré sur ces parties batterie. La frappe précise et puissante...
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Ovation, et première prise de parole, pour le moins, rigolote : "How many people have seen Borat ? And how many people have seen Romeo and Juliette ? Well well well. So you take Borat, and you take Juliette... And you make them f*ck together !!!"
En français : "Combien de personnes ont vu Borat ? Et combien ont vu Roméo Et Juliette ? Ok... Bon, alors vous prenez Borat, et vous prenez Juliette... Et vous les faites bai**r ensemble !!!"
Lie lie lie lie lie !
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Erwin Khachikian fait sonner le piano pour l'intro de Lie Lie Lie. Et tout le public suit Serj en coeur. J'en entends même qui font le cri sur le chorus, pour ceux qui ont écouté l'album.
Le maître et les Flying Cunts of Chaos poursuivent avec Saving Us.
Zeigler ne nous fait pas oublier le bon vieux Dolmayan de System Of A Down. Même concentration, même puissance, même précision... Mais avec la touche Dolmayan en moins c'est sûr.
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"Quand je suis venu à Paris, je dormais et j'ai fait un rêve. J'ai rêvé d'une guitare, qui jouait un air. Cet air, j'en ai fait cette chanson. Et ça, ça veut dire que pour moi, la musique vient de l'univers"
Baby est lancé par Tankian à la guitare et au chant.
Je me trouve en face d'un inconnu : Sounds of war. Un peu expérimental. Je n'ai pas tellement accroché au morceau.
A vrai dire, j'attendais la suite.
Et quelle suite ! Sky Is Over, bien accueilli aux premiers accords. Troy Zeigler se fait encore plus frappant sur le refrain ! Les choeurs son remarquablement bien assurés par les acolytes de Serj.
"Pendant des milliers d'années, les gouvernements et les religions n'ont cessé de dire "Praise The Lord" (priez le Seigneur!). Et d'un autre côté, en clamant l'amour de son prochain, "Pass the ammunation !" (Faites passer les munitions !). Praise The Lord and Pass The Ammunation".
La réaction de la salle ce fait bien entendre. Poings levés. Ce morceau très oriental prend une toute autre dimension sur scène. mais ça passe toujours aussi bien !
Le final, ce final ridicule avec ce petit mouvement country du fin fond du Texas, joué par Erwin Khachikian. Serj danse, et conclut en posant son chapeau sur le crâne d'un garde de sécurité, qui restait de glace jusque là. Pas un mouvement. Il s'est quand même retourné pour voir ce qu'il lui arrivait.
Let's do something stupid ! Lance le front man, content de sa blague !
Et voilà le groupe parti dans une petite improvisation live... Comme ça... *pouf* !
J'ai bien fait de venir !!
Money est posé, sans fautes sans écarts.
Les harmonies vocales me donnent des frissons. Elles sont si biens menées !
Le final est très énervé.
Honking Antilope est un morceau que j'apprécie énormément pour le texte du refrain "We're the cause of a world who has gone wrong". Riffs gras, gros son...
Et conclusion gigantesque qui débouche sur les présentation des FCC ! Le guitariste de Primus, Larry Lalonde. Ovation. Aux claviers, Erwin Khachikian ! A la batterie, le mec le plus sexy des USA, Mr Troy Zeigler ! A la basse, venu de Naples, Super Mario !! (Mario Pagliarulo). Et enfin, à la guitare, M. Dan Monti !
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Ceci état fait, les musiciens se lancent dans une reprise des Dead Kennedys : Holiday in Cambodia. On change complètement de style. Et la voix de Tankian choque un peu sur ce morceau un peu punk... Pour sûr, il a une voix pour le moins, orientale qui colle parfaitement à sa musique. Mais là, je dois dire que ça me surprend un petit peu. Un peu comme quand j'ai vu la vidéo de Dream Theater en train de reprendre du Napalm Death avec le chanteur de ce groupe... Bon... On ne s'y attend pas ! Cela dit, ça envoie sec ! Et Tankian vient même filer un coup de main à Troy en tapant sur sa ride avec une baguette...
Beethoven's Cunt suit ce petit bout de déluge. Encore de harmonies à vous foutre des frissons dans tout votre corps. Les performances vocales en live ont une toute autre dimension que sur l'album. La raison est simple pour moi. Sur l'album, Tankian seul à enregistré les choeurs et les back vocals. Tandis qu'en live, les autres musiciens ayant une voix très différentes les uns des autres accompagnent Tankian. Ca dépayse très agréablement.
On touche à la fin. Serj en profite avant de lancer The Unthinking Majority pour discourir un peu sur les droits de l'homme, en parlant de la Chine, mais aussi des pays occidentaux qui ont occupé et qui occupent des pays. Il pense surtout à l'Amérique très présente sur les terres de ses origines moyen-orientales. La phrase que l'on retiendra : "U.S, get the fuck out from the places you occupy !"
Réponse du public : Poings levés !
Le tempo est franchement très rapide. J'ai peur pour le souffle du leader ! Le tempo est franchement accéléré !
Zeigler est déchaîné ! La fin du morceau, la double, cette fois, on ne la loupe pas. Véritable orage, tempête.
Une fin magistrale. Les Flying Cunts of Chaos saluent et quittent la scène pour laisser Serj Tankian face au public.
Lui, un piano, et le public, pour Elect The Dead. Un morceau très beau, mélancolique. Et un Tankian émouvant, avec une voix réellement magnifique !

C'est la fin... Le public applaudit et remercie Serj et les FCC comme il se doit.

22h35 : Je sors du Palais d'Auron, et je me dirige vers le Phénix où les Hives doivent être en train d'électrifier le public...
En effet !
Là non plus, je ne connais pas tellement ce groupe. J'ai du les entendre par hasard, une ou deux fois. Sur scène, ce sont des cinglés. En un mot !
Le chanteur n'arrête pas de parler entre les morceaux. Mais n'arrête pas ! Il se sent toujours obligé de dire un truc. Au moins, on ne lui reprochera pas de ne pas communiquer avec son public !

Et bien voilà, on arrive à la fin. Je regrette de ne pas avoir obtenu cette interview avec Troy Zeigler. Peut-être pour une autre fois... Sait-on jamais...

Ces 5 jours ont été vraiment éprouvants ! Mais quand même énormes et bourrés de surprises !
J'espère vous avoir fait partager un maximum de choses, et que vous les avez appréciées.


Je tiens à remercier les personnes ayant réagit de façon positive à mon travail. Ca fait vraiment chaud au coeur de vous lire le matin avant de recommencer à taper un article.
Je remercie le Staff de la TOB pour son soutient, ses conseils, son aide. Cédric particulièrement pour m'avoir donner cette page, pour ce déjeuner Jeudi midi, et pour son aide.
Je remercie également Franck Pompidor des Hushpuppies, Paul Spina de Groundation pour leurs réponses, leur gentillesse...
Thibault Tourmente du service presse nationale pour l'accueil, l'aide et la prise en charge lors des interviews.
François Mellet pour ses magnifiques photos de Paul Spina pendant le concert de Groundation
Et bien évidemment tous ces artistes que j'ai découvert, pour m'avoir donner la possibilité de parler d'eux, parce que je trouve ça très important aussi de parler de ce qui se trouve en marge des têtes d'affiches et parfois bien meilleurs.

C'est fini, je plie mon bordel, et je vous retrouverai sûrement en Juin !

Salut !




Le Kiosque aux nouvelles
Skabazak 2008 : en direct du festival !
Info du  12 Juin 2008, 22:38
info postée par cedric


Après avoir couvert le Printemps de Bourges ... Sugar vous emmène cette fois-ci à Rodez avec son festival Skabazac !

Photos, interviews et impressions ... je laisse la souris à Sugar, notre reporter ... très spécial !!

le programme complet sur le site du festival : http://www.skabazac.com/



La Toile des Batteurs