
Tous les jours, du 15 au 20 avril, des nouvelles du Printemps de Bourges !
Rubrique tenue par Sugar, notre envoyé spécial !
 | Printemps de Bourges : Vendredi 18 Avril Info du 19 Avril 2008, 16:55 | |
9h00 : Bon vous la connaissez maintenant. Je me lève, café, jus d'orange, encore du café... etc, etc.
11h00 : Pointage, et je récupère la petite surprise de la journée. Vous le saurez très vite !
Et je file à l'Auditorium pour le Fou du Roi en direct, avec Stéphane Bern bien sûr, Yaël Naïm, Camille, Thomas Dutronc, et les chroniqueurs.
Didier Porte arrive sous des applaudissements bien nourris et commence sa chronique. Et il est en forme le Didier. Pour ses fidèles auditeurs, là c'était un niveau quand même rarement atteint au Fou du Roi. Mais bon je m'égare et pas seulement d'Austerlitz comme disait l'autre il y a 20 ans...
12h30 : Je file vers le bus multi rédiger mon article !
14h15 : Je plie et je me dépêche d'aller voir Puggy, une découverte Rock du Printemps de Bourges que j'avais repéré sur myspace (quel merveilleux outil !), suivi de Stellardrive, du Rock progressif instrumental.
14h30 : J'arrive à la Hune, et je découvre Puggy sur scène. Et bien mes amis, pendant ce Printemps, des claques j'en prends tous les jours !! Hier, Band @ The Party, aujourd'hui Puggy. Non vraiment, leur Rock, folk bien pèchu m'a séduit tout le long du bout de concert que j'ai pu voir.

© Frédéric Loridant
Le chanteur à une voix hors du temps, une projection formidable... Le batteur aussi donne de la voix ! Mais il donne une frappe phénoménale. Des breaks bien placés, propres.

© Frédéric Loridant
Juste après ça, je descend voir Stellardrive. Du Rock prog intrumental. Une musique très planante pour un univers stellaire enivrant.
Un bon enchaînement, bien logique dans les parties de morceaux.

© Frédéric Loridant

© Frédéric Loridant
Il se fait faim !
17h30 : Un café dans le ventre, je commence à me mettre au boulot. Programme de la soirée, traitement des photos...
Ce soir, c'est Groundation, Tiken Jah Fakoly, Israel Vibration qui tiendront le drapeau de Babylone. Grosse soirée Reggae en vue !
18h00 : Je passe au service presse. C'est annulé. Je dois attendre 22h00 pour l'avoir. Mais quoi ? Vous le saurez...
20h00 :
Groundation va commencer.
Le Phénix affiche complet. Ce sont quelques 6 à 7000 personnes qui ovationnent
Harrison Stafford.
Mingo Lewis Jr. et
Paul Spina ouvre les portes de Babylone par
Silver Tongue Show sur
Hebron Gate et son break de batterie, frappant (pas mal hein ?). Aucune fautes. Break précis, incisifs, propres, sans fioritures.

© François Mellet
Le premier morceau résonne sous le chapiteau et est applaudi par le public unanime.
Jeunes et vieux écoutent, en première ligne, réceptifs et admiratifs. Au solo de trombone, je prends réellement conscience de la sphère Jazz qui entoure ce groupe. Stafford esquisse un sourire quand le solo repart. Les deux choristes dansent à fond, s'éclatent au point qu'une d'elles perd ses boucles d'oreilles...
Troisième morceau et premier solo d'orgue. Marcus Urani envoie sec ! Spina le soutient, concentré, avec son jeu de charley implacable.
Stafford a une projection vocale impressionnante.

© François Mellet
Le front man lance le public sur un discours social "Pendant combien de temps les riches s'enrichiront, et pendant combien de temps les pauvres s'appauvriront ?". discours lu et approuvé par tous.
Mingo Lewis Jr. se lance dans un solo de haut niveau ! J'en reste bouche bée. Mais pas trop longtemps, y'a du monde autour.
Je reconnais maintenant Babylon Rule Dem et son intro au Rhodes signé Master Urani.
Ce soir est grand. De grands musiciens pour du grand art !
"Life is hard, life is difficult. Music shall always be !
Appuyé par les cuivres, Urani livre un solo de Rhodes phénoménal. En tant que pianiste de formation, j'en prend une belle ce soir !

© François Mellet
Les portes se referment. Groundation quitte la scène sou les applaudissements nourris du public, conquis.
21h20 : Tiken Jah Fakoly va prendre le relais.

© François Mellet
22h00 : ENFIN ! Chers internautes, vous allez enfin voir ce que j'attendais le plus sur ce festival.
Je cours avec Thibault du service presse pour rejoindre Groundation, et plus particulièrement Paul Spina ! Pour un entretien de 15 minutes environ.
Le voici !!
J'entre dans les loges, un peu stressé. Harrison passe près de moi et me donne 2-3 tapes avec un large sourire. Je suis heureux. Je vois Spina, l'air sérieux. Il arrive, s'allume une gauloise, je me présente, et...
Citation
TOB : Bonsoir, pour commencer, je te propose de te présenter aux internautes de La Toile des Batteurs.com.
Paul Spina : Je m'appelle Paul Spina, batteur de Groundation depuis 6 ans et demi, je viens de Santa Rosa en Californie. C'est environ à 100km au nord de San Francisco.
Citation
TOB : Hello, for a start, may you introduce yourself to the visitors from La Toile Des Batteurs (The Drummers' Web) ?
Paul Spina : My name is Paul Spina, I play the drums with Groundation for about 6 and a half years, I'm from Santa Rosa, California. It's about 100km north San Francisco.
TOB : Racontes-nous un peu comment à commencé l'aventure Groundation. Comment tout ça a commencé pour toi ?
Paul Spina : Je jouais avec 3 membres du groupe, Ryan Newman (basse), Marcus Urani (claviers), et David Chachere (trompette) dans un groupe appelé "Cannonball", dans les alentours de San Francisco, de la baie, en Californie. Ils m'ont dit qu'ils avaient besoin d'un batteur, j'étais libre. J'ai dit "Ok, allons-y !".
Citation
TOB : Tell us a bit about how your trip with Groundation began ?
Paul Spina : I played with 3 other members, Ryan, Marcus and Dave in an other group called "Cannonball", around San Francisco, and the bay area, in California.
They told me that they needed a drummer, and I was available. I said "OK, let's do it !"
TOB : En ce qui me concerne, j'ai mis beaucoup de temps à vous écouter. C'est un ami qui m'a poussé à écouter un peu plus en profondeur, surtout pour les claviers, étant pianiste de formation. Et j'ai été littéralement soulevé par ce groove, cette présence jazzy que vous avez tous.
Tu peux nous parler de ta formation musicale ? Des batteurs qui t'ont influencé ?
Paul Spina : Beaucoup de gens me disent ce que tu dis : "J'aime pas le Reggae, mais un ami m'a fait écouté Groundation".
Je viens de différents univers musicaux. Je n'ai jamais joué de Reggae avant de rejoindre Groundation. Peut-être un petit peu. tu sais, à l'école, quand j'avais dix ans, je jouais dans un groupe de jazz, j'ai joué de la musique classique, dans des groupes de rock. Je suis influencé par tous les genres de musique : Soul music, Swing, beaucoup de Jazz.
Toute sorte de musique !
Mais maintenant bien sûr Groundation prend beaucoup de mon temps.
Citation
TOB : It took me quite a long time to listen to your music. A friend encouraged me to go a little further into my listening, especially because of the keyboards parts (I'm a pianist actually, with some parts of drummer inside). I was completly hit by this groove, the jazzy side you all have.
Let's talk about your musical education ? Which drummers have influenced you ?
Paul Spina : First, a lot of people tell me that. "I don't like Reggae, but a friend told me to listen to Groundation".
I came from different places. I never played Reggae before I joined Groundation. Maybe a little bit... You know, at school, when I was 10 years old, I played with a jazz band, I played some classical music, I played in rock bands. I'm influenced by all kind of music : Soul music, Swing music, a lot of Jazz.
Everything !
But now of course, Groundation takes a lot of my time.
TOB : Beaucoup de personnes disent que tu es avant tout un batteur jazz, avec un éducation jazz bien assise.
Paul Spina : Oui, je joue du jazz depuis que j'ai 13 ou 14 ans.
Citation
TOB : A lot of people says that you're first a jazz drummer, with strict jazz education.
Paul Spina : Yeah, I play jazz music since I'm 13 or 14 maybe
TOB : Qu'est-ce que le jazz t'as apporté dans le jeu Reggae ?
Paul Spina : Et bien, quand tu joues du jazz, tu apprends certaines techniques. Comme n'importe quel style, tout repose sur le fait de tout prendre. Tu dois apporter des aspects du jeu de différents batteurs pour fabriquer quelque chose comme Groundation.
Ca peut être difficile.
Citation
TOB : What does Jazz bring you into the Reggae playing ?
Paul Spina : Well, when you play Jazz, you learn some technics. Like any kind of music, it's all about being kinda complete drummer, i guess. You have to bring in aspects of different drummers, to make something like Groundation you know.
It can be challenging !
TOB : Comment interviens-tu dans le processus de composition dans le groupe ? Es-tu seulement derrière tes fûts à réflechir a tes parties, ou est-ce que tu interviens sur les parties des autres instruments ?
Paul Spina : On travaille ensemble. On répète, et ensuite on parle de ce qu'on a trouvé bon ou mauvais, ensemble. C'est un processus équitable.
Tout le monde apporte sa contribution.
Marcus, Harrison, Ryan et moi travaillons sur la base du morceau. On essaie de tout jouer ensemble. Ils me disent si j'ai joué quelque chose de merdique, ou si c'est nul. C'est cool ! Ca marche bien la plupart du temps.
Citation
TOB : How do you make your way through the composition process ? Do you simply act as a drummer who simply thinks about his parts, or do you act as a complete musician who thinks about all the instruments ?
Paul Spina : We're working together. We're doing rehearsal, and then we talk about what's good, and what was not so good, together. It's a equal process.
Everybody have something to put in.
Marcus, Harrison, Ryan and I, we work on the basics of the song. We try to play everything together. They tell me if I did something shitty, or if that sucks. It's all good ! It works out pretty well most of the time.
TOB : Justement, en parlant de travail de composition, comment se passe le travail avec ton collègue percussioniste Mingo Lewis Junior ?
Paul Spina : On ne travaille pas sur l'écriture des morceaux. Il a été absent pas mal de temps...
Je vais aussi m'absenter un peu. Je ne serai pas la cet été, un nouveau batteur va arriver.
Citation
TOB : As we're talking about song composition, how does the work with your partner Mingo Lewis Junior go ?
Paul Spina : We're not doing the writing of the song. Well, he had some time away so...
I'm actually gonna have some time away. I'm not coming for summer, another drummer is coming in.
TOB : Comment Groundation est-il vu par les autre de groupes de Reggae roots Jamaïcains ? Vous êtes le seul groupe blanc de Reggae Roots.
Paul Spina : Oui, je pense que ça dépend de la personne. La plupart apprécie vraiment le travail. On a beaucoup d'amis Jamaïcains, dans le milieu musical. Je pense que la plupart des gens apprécie vraiment. Le but est pas de jouer du véritable Reggae Roots. On apporte juste ses bases à notre musique, et les gens disent qu'on le fait bien. Le Reggae Roots est un point de départ.
Respect à tous ! (Il salue un musicien Reggae, qui je pense être Tiken Jah Fakoly)
Citation
TOB : How does Groundation is seen by the other Reggae roots bands from Jamaica ? I mean, you're the only white roots reggae band.
Paul Spina : Yeah, right. I think it depends on the person. Most people really appreciate it. We have a lot of connections, jamaican friends, in the music. I think most people really appreciate it. The aim is not to play real roots reggae. We're just bringing in the bases, and people say that "they're doing that well !". Roots reggae is a starting point.
Much respect to all of them ! (Il salue un musicien Reggae, qui je pense être Tiken Jah Fakoly).
TOB : Quittons Groundation, parlons un peu de l'époque ou tu as joué avec Primus. Cela concerne quelle période ?
Paul Spina : Ouais, avec Les Claypool le bassiste de Primus. Il avait un side-project : Les Claypool's Flying Frogs Brigade (La brigade des grenouilles volantes) (rires). J'ai fait une tournée avec eux en 2001. Je me suis bien amusé !
C'était pas tellement des morceaux de Primus, mais plutôt des reprises, des transformations de morceaux... Des trucs marrants !
Et après je suis rentré dans Groundation !! (rires) Juste après ça !
Citation
TOB : Let's leave Groundation and talk about the time you played with Primus.
When was it ?
Paul Spina : Yeah, with bass player from Primus, Les Claypool. He got a side project : Les Claypool's Flying Frogs Brigade (laughs). I did a tour with them, in 2001. A lot of fun !
It wasn't really Primus song, more cover song... Fun Stuff !
And then i joined Groundation !! (laughs) Right after that !
TOB : C'est un groupe qui évolue dans un style assez différent de Groundation.
Paul Spina : J'ai toujours joué du rock dans ma vie. Je ne pense pas que je le faisais bien. Je jouais beaucoup d'autres choses à côté. Du Jazz, de la Soul...
Les gens en parlent toujours de ça : "Ah ouais tu a joué avec Les Claypool !"
Citation
TOB : This is a very different band from Groundation, with a very different musical style.
Paul Spina : I played rock everytime in my life anyway. But I don't think i was doing that great. I was doing a lot of thing at the same time, jazz, soul...
People are still talking about it : "Oh yeah you played with Les Claypool !"
TOB : Tu as un style que tu écoutes plus particulièrement ? Que tu préfères.
Paul Spina : J'écoute de tout ! Je suis un collectionneur de CD. Beaucoup de vieux trucs. Pas tellement de nouveaux CD.
Citation
TOB : Do you have a music style that you listen the most to ? That you prefer ?
I listen to all kind of stuff ! I'm a record collector. A lot of old music, not really new music.
[b]TOB : Qu'est-ce que tu entends par "vieux trucs" ? Quels groupes par exemple ?
Paul Spina : Tout le monde ! J'ai environ 8000 CD. Alors, tu as la section jazz, la section pop, la section funk, la section soul... Toute sorte de truc !
Citation
TOB : What do you mean by "old music" ? Which bands for example ?
Paul Spina : Everybody ! I have about 8000 records. So, you have the jazz section, the pop section, soul, funk... All kind of shit !
TOB : Quand tu étais jeune ou maintenant, tu as un batteur que tu aimes en particulier ?
Paul Spina : Il y en a beaucoup !
Il y a quelques favoris quand même : Tony Williams, Jack De Johnette, Elvin Jones... Il y en a tellement de bons !
Quand j'étais jeune, j'aimais Dennis Chambers. L'album de John Scofield en 1986 m'a scotché. Les batteurs de James Brown bien sûr !
Il se trouve que je suis un collectionneur de disques. J'écoutes de tout.
Et je pense que je combine toutes mes influences quand je joues. Tu crois pas ? (j'approuve ce qu'il dit, qui est très vrai) Un peu de ci, un peu de ça...
Les gens s'attendent à ce que je sois un vrai batteur de Reggae. Je n'en suis pas un. J'essaie de faire en sorte que tout le monde soit content.
Citation
TOB : When you were young, did you have a drummer you loved ?
Paul Spina : Well, a lot of them !
I have a few favorite ones : Tony Williams, Jack De Johnette, Elvin Jones, ... I mean, there's so many good ones ! When I was young i liked Dennis Chambers, the John Scofiled's album in 1986, that impressed me a lot. James Brown drummers of course !
I happened to be a record collector. I listen to all that stuff you know.
I guess I happen to combine all my musical influences when I play maybe.
Do you think so ? You know, a little bit of this, a little bit of that.
People expect me to be a Reggae drummer. I'm definitly not a Reggae drummer.
I try to make everybody happy.
TOB : Côté matos, quel kit utilises-tu ? Est-ce qu'il t'arrives de changer de kit ou de configuration en pleine tournée ? Ou bien est-ce que tu gardes toujours la même chose ?
Paul Spina : Je ne suis pas très matos. J'ai eu la même batterie pendant 14 années peut-être. Un Pearl Master Custom acheté en 1994. J'ai différentes caisses claires, mais c'est tout. Je suis pas vraiment là-dedans. J'achète pas de batterie tout le temps. J'ai juste un autre kit, de la même marque et même modèle, plus petit. Un kit Jazz.
Citation
TOB : About the hardware, which drumkit do you use ? Do you change your kit on tour, or its configuration on tour ? Or do you keep the same thing for all the gigs ?
Paul Spina : I'm not really a hardware addict. I had the same drumset for maybe 14 years. I bought a Pearl Masters Custom in 1994. Different snare drums, but that's all. I'm not very keen on that. I don't buy drums everytime, you know.
I have another drumset, smaller, a jazz set.

© François Mellet
TOB : Du moment que tu joues c'est bon.
Paul Spina : Ouais ! J'ai été content avec ma batterie pendant ces années. Mais le matos, c'est pas mon truc.
Citation
TOB : As long as you play, it's ok.
Paul Spina : Yeah ! I've been happy with my drumset these years. But hardware isn't really my thing.
TOB : On parle beaucoup du son Reggae en batterie. Passes-tu beaucoup de temps à chercher L'Accordage?
Paul Spina : Ca dépend de quelle situation tu veux parler. Ce soir j'ai juste eu 2 minutes pour ça.
Mais même si j'ai du temps, j'y passe pas beaucoup de temps. Je suis affreux pour ça ! J'essaie seulement de faire en sorte que ça sonne bien. Je suis merdique pour ça... Même beaucoup ! (rires)
Citation
TOB : We can hear a lot about Reggae sound for drums. Do you spend a long time searching THE Tuning ?
Paul Spina : It depends on what situation you're talking about. Tonight, i had maybe 2 minutes to make it sounds.
Even if I have time, I don't spend a lot of time on it. I'm terrible at that ! I just try to make it sounds good. I'm just shitty at this... Pretty much (laughs) !
I'm trying to tune it a bit in the studio. I spend sometime trying to make it sounds good.
Some people have a gift for it. It's not really my thing.
TOB : Vous venez juste de finir votre concert ici, à Bourges. C'était comment, de ton point de vue ?
Paul Spina : Ce soir ? Le son sur scène était pas top. J'ai pas eu un si bon son, mais j'ai très bien joué ce soir. Pour certaines raisons je pense, ce soir a été le meilleur de la tournée pour moi ! Je sais pas pourquoi ! Je me suis senti bien... J'sais pas. Ca dépend de pleins de choses : Si tu es fatigué, comment est le public, le son, et quelquefois la température aussi...
Ce soir, je me suis senti bien ! Aucun problèmes... (dit-il affichant un air satisfait)
Citation
TOB : You've just finished your concert in Bourges. How was it from your point of view ?
Paul Spina : Tonight ? The sound on stage wasn't that great. I didn't have that great sound, but I played very well tonight. For some reasons I think, tonight was the best night of my tour ! I don't know why ! I felt good... Dunno... It depends on all kind of things : how tired you are, how the audience is, how the sound is, sometimes temperature...
Tonight I felt great ! No problems... (he said, satisfied)
TOB : Qu'est-ce qui tourne dans ton baladeur en ce moment ?
Paul Spina : J'ai acheté quelque chose en Europe, du Johnny Cash (rires). J'ai fait des achats de disques que jécouterai quand je serai de retour chez moi. Des vieilles productions Boogie.
Comme je t'ai dit, j'ai beaucoup de disques. Je peux en écouter 5 ou 6 par jours. En ce moment, j'y vais par ordre alphabétique ! Dans les Bs des 10 sections. J'écoute tout le temps de la musique. C'est mon truc ! Je suis en plein milieu de James Brown, c'est environ 60 disques (!), Art Blakey en jazz...
Citation
TOB : What's on your music player this time ?
Paul Spina : I bought something in Europe, some Johnny Cash (laughs). I did some record shopping, and i'll listen to those cds when I get home. Some old boogie production...
Like i said, i have a lot of records. I can listen to 5-6 a day. Right now, i'm going through it alphabetically. I'm in the Bs of all 10 sections. I always listen to music... It's my thing. I'm in the middle of James Brown, it's about sixty records (!), Art Blakey in Jazz, ...
TOB : Avant de conclure : Quels conseils donnerais-tu à un débutant qui voudrait évoluer dans ce style ?
Paul Spina : Mon conseil est de devenir un batteur accompli. Etudier les rudiments, pratiquer, faire du pad, et puis écouter un truc. C'est ce que je fais : J'étudie un truc, et ensuite j'écoute un morceau et j'essaye. Jouer par-dessus la musique, écouter ce que tu joues, et s'assurer que tu gardes le bon tempo.
Si tu veux jouer du Reggae, écoutes du Reggae !
Citation
TOB : Before the end : Which advices would you give to a beginner who'd like to go forward Reggae style ?
Paul Spina : My advice is to become a real complete drummer. Studying rudiment, practicing, a lot of pad stuff, and then listen to something. That's what I do : I study something, and then listen to a song and try it. Playing along with records, listening to your playing, make sure you're keeping the good time.
If you want to play Reggae, then listen to straight Reggae stuff.
TOB : La question TOB : si tu pouvais boire un verre avec la personne de ton choix, qu'elle soit vivante ou plus de ce monde, qui serait-ce et pourquoi ?
Paul Spina : Voyons voir... Salma Hayek ? (il éclate de rire). Pas facile la question ! Surement James Brown, ma femme (rires). Ca à l'air bien ça maintenant. On tourne depuis 4 semaines. Je vais passer du temps avec elle.
Quand tu es batteur, tu réalises que tu dois garder toute ta personne. Un peu de temps pour jouer, du temps pour la famille, les enfants, ta femme, tes parents.
Garder un bon équilibre.
OK ! Merci !
Citation
TOB : The TOB's question : If you could have a drink with someone of your choice, alive or dead, who would it be ? Why ?
Paul Spina : Let's see. Salma Hayek ? (laughs). Tough question ! Probably James Brown, my wife (laughs). That sounds pretty good right now. We've been on tour for 4 weeks. I'll spend sometime with her.
When you're a drummer you realise that you have to keep your person complete. Some playing time, some family time, the kids, the parents.
You have to keep the balance.
Alright ! Thank You !
22h30 : Je ressors des loges, comblé, avec une bonne interview en poche, et une rencontre formidable.
23h00 : Je vais me faire quelques groupes des scènes ouvertes.
Je tombe sur Rubin Steiner, un groupe d'electro Rock bourré d'énergie et de talent. Ormis le fait qu'ils aient oublié de dire comment ils s'appellaient, leur nom s'est bien imprimé dans mes oreilles.

©2008 Hugues Roualdes -
www.latoiledesbatteurs.com

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Le groupe termine bien son concert, correctement, sans fautes, propre, efficace.
Je tourne le dos à la scène Région centre pour aller vers la scène Champion.
Je passe près d'un karaoké. Et je devine que le mec suivant va chanter du Metal vu que c'est un CD de Cannibal Corpse qui tourne pour patienter... Peu d'amateurs visiblement...
J'entends un shredder en pleine expression.
Je découvre the Waves un groupe de Rock Hard/Grunge un peu Punk de trentenaire. Groupe ma foi pas vilain à écouter. Ils ont la pèche et le guitariste sait ce qu'est le shred !

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La prochaine formation est un peu plus jeune. C'est The Quest. Je manque d'exploser de rire quand je vois le look du chanteur. Collants, et boots a poils rose façon Paris Hilton ! J'aimes ! J'approuve ! D'autant plus qu'il ressemble vachement à Robert Englund avec une pointe de Daron Malakian...

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Bref. Il a beau avoir un look pour le moins, très drôle, je ris moins aux premiers abords de sa voix !

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Talent d'imitateur ? Il chante pèle-mèle une voix de jeunes fille dévergondées, celle qu'on pourrait croire sa mère, le père et le frère... Toute une famille !
Plein d'humour, de détente et d'éclate cordiale !
Les musiciens ont du chemins à faire tant dans le travail de groupe que celui de l'instrument. Mais ça tourne, ça fait son effet, et je pense que c'est l'essentiel !

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23h45 : J'importe mes dernières photos. Et je file me coucher.
A demain !
 | Printemps de Bourges : Samedi 19 Avril Info du 21 Avril 2008, 16:27 | |
9h00 :
12h00 : Bah oui, j'ai rien mis au-dessus, vous savez ce qu'il s'y passe maintenant. Oui bon j'ai juste dû plier mes affaires en plus. C'est tout.
Je pointe au service presse, et mauvaise nouvelle. Chers internautes, j'avais une autre surprise en réserve pour vous. Une interview du batteur de Serj Tankian, Troy Zeigler. Il se trouve qu'il y a eu des problème de communication entre le management et le service presse. Toutes les interviews ont été purement et simplement annulées.
Dommage !
Donc, programme de la journée. Et bien on va attendre tranquillement le concert de Serj Tankian et faire un tour du côté des scènes ouvertes. Mais d'abord, j'ai un article à pondre et une interview à transcrire !
Durant l'après-midi on a pu entendre Justice, The Hives Gogol Bordello balancer pour la soirée. La grosse soirée pourrait-on dire. Une joli programmation.
Zenzile, Ez3kiel, Serj Tankian, The Hives, Justice, Antipop Consortium.
Je suis assis juste en face des Dub Pistols, que j'irai très sûrement voir ce soir, groupe anglais à l'accent (anglais.. aha aha aha) très prononcé. En plein bouclage, mise en page, insertion des balises, ils se mettent à regarder un match de foot. J'ai trouvé ça original ! Quand l'un d'eux demande à son collègue d'aller lui chercher une bière, je suis à la limite d'exploser de rire, tant la situation serait digne d'un film. .. Enfin, passons.
16h45 : Je pars me chercher un truc à manger, puis je me mets en marche vers les scènes ouvertes.
Un monde fou ! Des gens de partout ! J'ai du mettre 20 bonnes minutes pour faire 200m. 10 mètres à la minute oui !
J'entrevois furtivement un groupe de Rock en train de reprendre Smell Like Teen Spirit de Nirvana dans un genre un peu plus tragique. Tempo lent, mélodie mélancolique, voix douce et carlabruniste. Mais l'idée est originale ceci dit. Bien que je n'aies pas accroché.
J'arrive sur la scène Région Centre, et je tombe sur Zoréol, un musicien seul, tout seul. Comment ça marche ?

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C'est simple. Il envoie sa ligne rythmique, percussions, batterie, samplées. Puis il plaque la ligne de basse avec sa guitare. Puis la ligne de guitare, les choeurs et il chante.

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Dans un style africain, un peu Reggae très sympa, bien rythmé, Zoréol évolue sans mal, et bien écouté.
Et il sample, il échantillonne, il joue, il chante... J'ai passé un petit moment fort agréable à écouter et photographier cet homme !
Je file voir ce qu'il se passe du côté de la scène Champion.
18h00 : JKG, un groupe de jeunes locaux de Metal/Hardcore à la frontière entre Deftones et Lofofora. Belle énergie dégagée.

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Le chanteur exerce la belle profession du "Je gueule dans la tronche des gens". Et je ne vais pas dire qu'il est mauvais ! Il a joli coffre et une belle projection. Les riffs des 2 guitares sont comme on s'attend qu'ils soient. Gras, puissant, détonants, agressifs. Du bon petit Metal comme on aimerait en voir un peu plus souvent.

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La basse est bien grasse elle aussi. Distordu un poil pour ne pas faire que le tout soit trop brouillon. Et la batterie, le teneur des branches d'arbres offre des rythmes simples, basiques mais bien calés, propres. Il me surprend dans son utilisation de la double pédale sur le dernier morceau, et surtout, il a beau être statique, il a une souplesse de poignet et une détente incroyable !

©2008 Hugues Roualdes -
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Je vais pousser un petit coup de coeur pour une composition qui s'appelle, deux points ouvrez les guillemets et retenez vos zygomatiques : "La Poule". Oui, oui, oui, oui, oui. En gros, ça donne à peu près ça : "Une poule qui picore un morceau de pain dur". Et c'est... Les mots m'échappe. On ne s'y attend vraiment pas. Un groupe façon Lofo' qui parle de Babylone, de Chaos, ... Et pouf, posée comme ça, comme... comme, je sais pas, on va dire un pélican sur le dos d'un hippopotame, une Poule.
J'ai rit, mais rit !
Je suis tombé sous le charme de ce groupe !

©2008 Hugues Roualdes -
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Et rappelez-vous, ça s'appelle JKG et on les trouve sur Myspace avec leur Démo ! Les liens seront en fin de page !
19h00 : Je redescends vers le Quai d'Auron. Vers 20h00, je passe rapidement voir la fin des Blood Red Shoes un duo façon The White Stripes, mais inversé. C'est-à-dire, le mec à la batterie et la fille au la guitare et chant.
Je ne connais absolument pas ce groupe. Mais il me semblait pas trop mal !
Le batteur termine le show en balançant un pied de crash...
21h00 : C'est la délirante formation de Gogol Bordello qui prend le relais. Belle entrée en matière, mais j'ai autre chose de prévu...
21h10 : J'entre dans le Palais d'Auron pour attende le début du Show de la soirée : Serj Tankian.
21h20 : Le concert est censé commencer, mais les régisseurs tardent un peu. 10 minutes plus tard, on voit une ligne de haut-de-forme s'avancer vers les instruments sous les applaudissements nourris du public. Applaudissements qui redoublent de puissance quand l'homme au costume blanc arrive sur la scène. Serj salue le public, et Empty Walls commence. Le refrain est repris par pas mal de personnes du premier rang. Les yeux pétillent, et Serj semble heureux...
[img]http://rustmusic.free.fr/photos/SerjT/DSC_0006red.jpg[img]
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Feed Us retentit dans la salle, avec son riff d'intro gras. Troy Zeigler reste concentré sur ces parties batterie. La frappe précise et puissante...

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Ovation, et première prise de parole, pour le moins, rigolote : "How many people have seen Borat ? And how many people have seen Romeo and Juliette ? Well well well. So you take Borat, and you take Juliette... And you make them f*ck together !!!"
En français : "Combien de personnes ont vu Borat ? Et combien ont vu Roméo Et Juliette ? Ok... Bon, alors vous prenez Borat, et vous prenez Juliette... Et vous les faites bai**r ensemble !!!"
Lie lie lie lie lie !

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Erwin Khachikian fait sonner le piano pour l'intro de Lie Lie Lie. Et tout le public suit Serj en coeur. J'en entends même qui font le cri sur le chorus, pour ceux qui ont écouté l'album.
Le maître et les Flying Cunts of Chaos poursuivent avec Saving Us.
Zeigler ne nous fait pas oublier le bon vieux Dolmayan de System Of A Down. Même concentration, même puissance, même précision... Mais avec la touche Dolmayan en moins c'est sûr.

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"Quand je suis venu à Paris, je dormais et j'ai fait un rêve. J'ai rêvé d'une guitare, qui jouait un air. Cet air, j'en ai fait cette chanson. Et ça, ça veut dire que pour moi, la musique vient de l'univers"
Baby est lancé par Tankian à la guitare et au chant.
Je me trouve en face d'un inconnu : Sounds of war. Un peu expérimental. Je n'ai pas tellement accroché au morceau.
A vrai dire, j'attendais la suite.
Et quelle suite ! Sky Is Over, bien accueilli aux premiers accords. Troy Zeigler se fait encore plus frappant sur le refrain ! Les choeurs son remarquablement bien assurés par les acolytes de Serj.
"Pendant des milliers d'années, les gouvernements et les religions n'ont cessé de dire "Praise The Lord" (priez le Seigneur!). Et d'un autre côté, en clamant l'amour de son prochain, "Pass the ammunation !" (Faites passer les munitions !). Praise The Lord and Pass The Ammunation".
La réaction de la salle ce fait bien entendre. Poings levés. Ce morceau très oriental prend une toute autre dimension sur scène. mais ça passe toujours aussi bien !
Le final, ce final ridicule avec ce petit mouvement country du fin fond du Texas, joué par Erwin Khachikian. Serj danse, et conclut en posant son chapeau sur le crâne d'un garde de sécurité, qui restait de glace jusque là. Pas un mouvement. Il s'est quand même retourné pour voir ce qu'il lui arrivait.
Let's do something stupid ! Lance le front man, content de sa blague !
Et voilà le groupe parti dans une petite improvisation live... Comme ça... *pouf* !
J'ai bien fait de venir !!
Money est posé, sans fautes sans écarts.
Les harmonies vocales me donnent des frissons. Elles sont si biens menées !
Le final est très énervé.
Honking Antilope est un morceau que j'apprécie énormément pour le texte du refrain "We're the cause of a world who has gone wrong". Riffs gras, gros son...
Et conclusion gigantesque qui débouche sur les présentation des FCC ! Le guitariste de Primus, Larry Lalonde. Ovation. Aux claviers, Erwin Khachikian ! A la batterie, le mec le plus sexy des USA, Mr Troy Zeigler ! A la basse, venu de Naples, Super Mario !! (Mario Pagliarulo). Et enfin, à la guitare, M. Dan Monti !

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Ceci état fait, les musiciens se lancent dans une reprise des Dead Kennedys : Holiday in Cambodia. On change complètement de style. Et la voix de Tankian choque un peu sur ce morceau un peu punk... Pour sûr, il a une voix pour le moins, orientale qui colle parfaitement à sa musique. Mais là, je dois dire que ça me surprend un petit peu. Un peu comme quand j'ai vu la vidéo de Dream Theater en train de reprendre du Napalm Death avec le chanteur de ce groupe... Bon... On ne s'y attend pas ! Cela dit, ça envoie sec ! Et Tankian vient même filer un coup de main à Troy en tapant sur sa ride avec une baguette...
Beethoven's Cunt suit ce petit bout de déluge. Encore de harmonies à vous foutre des frissons dans tout votre corps. Les performances vocales en live ont une toute autre dimension que sur l'album. La raison est simple pour moi. Sur l'album, Tankian seul à enregistré les choeurs et les back vocals. Tandis qu'en live, les autres musiciens ayant une voix très différentes les uns des autres accompagnent Tankian. Ca dépayse très agréablement.
On touche à la fin. Serj en profite avant de lancer The Unthinking Majority pour discourir un peu sur les droits de l'homme, en parlant de la Chine, mais aussi des pays occidentaux qui ont occupé et qui occupent des pays. Il pense surtout à l'Amérique très présente sur les terres de ses origines moyen-orientales. La phrase que l'on retiendra : "U.S, get the fuck out from the places you occupy !"
Réponse du public : Poings levés !
Le tempo est franchement très rapide. J'ai peur pour le souffle du leader ! Le tempo est franchement accéléré !
Zeigler est déchaîné ! La fin du morceau, la double, cette fois, on ne la loupe pas. Véritable orage, tempête.
Une fin magistrale. Les Flying Cunts of Chaos saluent et quittent la scène pour laisser Serj Tankian face au public.
Lui, un piano, et le public, pour Elect The Dead. Un morceau très beau, mélancolique. Et un Tankian émouvant, avec une voix réellement magnifique !
C'est la fin... Le public applaudit et remercie Serj et les FCC comme il se doit.
22h35 : Je sors du Palais d'Auron, et je me dirige vers le Phénix où les Hives doivent être en train d'électrifier le public...
En effet !
Là non plus, je ne connais pas tellement ce groupe. J'ai du les entendre par hasard, une ou deux fois. Sur scène, ce sont des cinglés. En un mot !
Le chanteur n'arrête pas de parler entre les morceaux. Mais n'arrête pas ! Il se sent toujours obligé de dire un truc. Au moins, on ne lui reprochera pas de ne pas communiquer avec son public !
Et bien voilà, on arrive à la fin. Je regrette de ne pas avoir obtenu cette interview avec Troy Zeigler. Peut-être pour une autre fois... Sait-on jamais...
Ces 5 jours ont été vraiment éprouvants ! Mais quand même énormes et bourrés de surprises !
J'espère vous avoir fait partager un maximum de choses, et que vous les avez appréciées.
Je tiens à remercier les personnes ayant réagit de façon positive à mon travail. Ca fait vraiment chaud au coeur de vous lire le matin avant de recommencer à taper un article.
Je remercie le Staff de la TOB pour son soutient, ses conseils, son aide. Cédric particulièrement pour m'avoir donner cette page, pour ce déjeuner Jeudi midi, et pour son aide.
Je remercie également Franck Pompidor des Hushpuppies, Paul Spina de Groundation pour leurs réponses, leur gentillesse...
Thibault Tourmente du service presse nationale pour l'accueil, l'aide et la prise en charge lors des interviews.
François Mellet pour ses magnifiques photos de Paul Spina pendant le concert de Groundation
Et bien évidemment tous ces artistes que j'ai découvert, pour m'avoir donner la possibilité de parler d'eux, parce que je trouve ça très important aussi de parler de ce qui se trouve en marge des têtes d'affiches et parfois bien meilleurs.
C'est fini, je plie mon bordel, et je vous retrouverai sûrement en Juin !
Salut !
 | Skabazak 2008 : en direct du festival ! Info du 12 Juin 2008, 22:38 | |
Après avoir couvert le Printemps de Bourges ... Sugar vous emmène cette fois-ci à Rodez avec son festival Skabazac !
Photos, interviews et impressions ... je laisse la souris à Sugar, notre reporter ... très spécial !!
le programme complet sur le site du festival :
http://www.skabazac.com/ | Skabazac : Vendredi 13 Juin Info du 14 Juin 2008, 14:42 | |
Tobiennes, Tobiens,
Bonjour !
De retour pour un nouveau "semi-direct" d'un festival. Et aujourd'hui, c'est Skabazac qui est à l'honneur. Festival aveyronnais, festival de mon pays. Il fête ces 10 ans et n'a cessé depuis de diversifier ses orientations musicales.
2005, il se vante d'un des derniers concerts de SKA-P.
2006, la programmation devient largement plus éclectique avec la venue de Fishbone, Hushpuppies, Tagada Jones...
2007, il est annulé pour cause de pluie...
2008... J'ai failli y croire ! A l'annulation !
18h00 : J'arrive sur le festival, gare le camion. Il ne pleut plus... Court répit malheureusement. La météo se remet en rogne et re-averse.
Sauf que, je n'avais prévu quelque chose de tel. J'avance donc péniblement vers l'entrée du festival accompagné de deux amies, qui elles, avaient été bie plus prévoyante que moi...
18h20 : J'attend l'ouverture du festival.
18h37 (environ) : J'entre sur Skabazac, et découvre les deux scènes, à l'air libre malgré la météo capricieuse. Je fonce à l'espace et j'apprend que j'aurai mon premier tête à tête à 19h45 avec Fredrik Larzon de Millencolin !
19h20 : Je m'accorde un premier café en écoutant de loin Tecktonik Chambers jouer sur la scène du Klub, tout en admirant un sublime arc-en-ciel.

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19h40 : Direction le bus presse ou j'attend patiemment mais pas trop quand même le batteur suédois dont je ne connais absolument pas la trombine ! Je m'installe à l'intérieur, dernier regard sur les questions. Il entre, et nous débutons l'entretien.
Je découvre un type super ouvert, très sympathique. Et à la discussion très interessante.
Jugez par vous-même !
Citation
TOB : Avant de commencer, peux-tu te présenter aux internautes ?
Fredrik Larzon : Salut, je suis Fredrik Larzon, batteur de Millencolin depuis 1993.

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TOB : Tu n'étais donc pas sur le premier enregistrement ?
J'ai commencé à jouer avec eux après le premier enregistrement cassette, fin 1992. Je les ai rejoins au début 1993, en Janvier quelque chose comme ça.
TOB : Cela fait 16 années que vous régnez sur la scène punk/rock européenne. Vous avez été bien reçu chez vous, en Suède. Et aujourd'hui, vous donnez un concert en France. Comment avez-vous été reçu en France la première fois ?
Ca remonte loin ! (rires) Tout était nouveau pour nous. On avait fait pas loin de 200 concerts auparavant en Suède. Et après on est parti en tournée avec Pennywise en Allemagne. Et la tournée qui suivit, on est aller en France. Les concerts ont toujours été vraiment bon. Le public était super.
Dernièrement, on a joué 2-3 fois dans des clubs. Et maintenant, on essaie de faire des festivals. C'est bien ouais ! C'est un pays sympathique !
TOB : Etales-nous un peu ton parcours musical. Comment as-tu commencé la batterie ?
J'ai commencé à jouer parce que des amis jouaient de la musique dans des groupes. J'ai toujours beaucoup aimé la musique. Je n'avais jamais essayé de jouer de la batterie avant. J'ai du commencer quand j'avais 15 ans, surtout dans des groupe de Punk. Il y avait toujours quelqu'un pour te dire et te montrer "C'est comme ça qu'on fait". J'ai commencé à m'entraîner, à pratiquer un peu tout seul.
TOB : Tu as pris des cours ?
Non, et je regrette un peu (rires). Ca m'aurait surement aidé ! J'ai toujours joué en fait. Dans des groupe de punk suédois. Et une fois dans un groupe de pop.
TOB : Pour ton jeu de batterie, il reste très basique, mais très efficace. Tu as des batteurs qui t'ont influencé ?
Ouais, j'essaye toujours de faire simple (rires). Il n'y a pas vraiment de nouveau batteurs, mais on va dire Dave Grohl (Ex-Nirvana). C'est un batteur fantastique ! Et puis j'aime tout ces vieux batteurs des groupes Punk Californien.
J'écoute beaucoup de choses différentes avec beaucoup de trucs techniques, mais j'essaye de rester simple.
TOB : Justement, quel genre de musique écoutes-tu ?
Ca dépend de l'humeur. Récemment, j'ai écouté un groupe suédois, Deadman.
J'écoute beaucoup et j'ai toujours aimé le vieux punk comme Discharge.
TOB : Coté matos, qu'utilises-tu ? Es-tu un acharné du matos ?
Non ! Je n'en suis pas (rires) ! J'ai une Pearl MMX, et avant j'ai eu une Pearl Master Custom. Ce sont de bons instruments pour moi. Comme je suis endorsé par la marque, ils me donnent le droit de jouer leurs instruments gratuitement dans les autres pays.
Et j'ai aussi une Roland électronique, et une Ludwig vintage toute chromée.
TOB : Et l'accordage ? Est-ce quelquechose de très important pour toi pour que tu y passes du temps ? Paul Spina (Groundation) m'a dit que tant qu'il pouvait jouer, si la batterie sonne, c'est bon. Qu'en penses-tu ?
Pearl fait de bons trucs. Ca ne casse pas ! (rires) Ca marche tout le temps. Ce sont des instrument de qualité.
Je ne suis pas très bon pour l'accordage. De temps en temps j'essaie d'avoir l'aide de notre ingénieur son parce qu'il sait ce qui sonne le mieux. Et en studio, il y a quelqu'un pour nous aider à réfléchir sur certains points, et moi plus personnellement il se charge de changer mes peaux tous les deux jours et de tout réaccorder.
TOB : Vous vous êtes taillé une place sur la scène punk/rock, la musique du monde du Skate, de ces sports extrèmes. Beaucoup de jeunes batteurs écoutent ce genre de musique, et débutent sur ces disques là, du moins c'est ce qu'on voit pas mal en France. Quels sont tes conseils pour les aider à avancer dans l'apprentissage ?
Essaye seulement de t'amuser et non de t'entêter à devenir célèbre. C'est dur. Tu dois bosser dur, t'entraîner et t'amuser. Notre société aujourd'hui est tellement basée sur "devenir célèbre". Tout le monde veux être une superstar très vite...
Prend ton pied quoi !
TOB : 16 ans, et toujours debout. Ce ne sont pas tous les groupes de punk/rock qui peuvent se vanter de ça.
Le truc c'est que, le groupe se sent super bien en ce moment. Tout le monde s'amuse, c'est super !
On veut faire ça bien. On tourne pas mal.
Si tu reviens en 1998-1999, on a failli splitter ! On était très fatigué. Et juste après, on s'est dit "non, non. On doit jouer, c'est notre truc !"
TOB : Tu as d'autres projets musicaux en dehors de Millencolin ?
Oui. J'ai un groupe de punk/hardcore. On a enregistré 4 vinyles 7 pouces, des EPs et un album entier.
C'est un peu dans le genre de Discharge.
TOB : Qu'est-ce qui tourne dans ton lecteur mp3 en ce moment ?
J'ai acheté un album de Weezer. Et comme je le disais, Deadman. Leur album est sûrement le meilleur album de 2008 !
J'écoute toute sorte de choses... Dark Funeral, Coldplay...
TOB : Comment tu te sens ce soir ?
Vraiment excité. Quand on est venu ici, il pleuvait. Mais maintenant c'est vraiment sympa ! Je vais aller regarder le match de ce soir (France-Hollande). Je suis vraiment excité. On va jouer pas loin de 22 titres ! C'est un bon set.
TOB : La question TOB : si tu pouvais boire un verre avec la personne de ton choix, qu'elle soit vivante ou plus de ce monde, qui serait-ce et pourquoi ?
Elle est difficile celle là ! (rires) Probablement mon grand-père. Parce que je ne l'ai jamais vraiment rencontré. J'aurai aimé le rencontrer. C'était un vieil homme cool ! J'aimerai boire quelques verres avec lui.
Merci !
Je ressors très content de ces 10 minutes passées avec le sieur Larzon.
Je reviens vers les scènes et je me dépêche d'aller voir Massilia Sound System qui peut se vanter de nous avoir amener le soleil, il est vrai "On vous amène le soleil, mais on repart avec hein ?"...

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Et bien ouais ! C'est garnements sont bel et bien reparti avec le soleil... Pas loin de 20h30, c'est normal... Il se fait tard.
Petite anecdote toute nimbée de romance : "On va maintenant laisser la parole à Yannick, qui a quelque chose à nous dire", encore un révolté ? Non. Une chose étonnante se passe : "Cela fait 4 ans que j'aime la fille avec qui je suis. On a eu un bébé qui est magnifique, et j'ai envie de lui demander maintenant : Je veux t'épouser". La fille tombe de haut et envoie une série de "Oui !" en guise de roses. Le couple s'embrasse heureux... Le temps de prendre quelques photos, d'écouter un peu leur reggae marseillais, et je vais jeter un coup d'oeil aux Svinkels.

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Tien ? Ils ont un batteur maintenant ? Et un bassiste ? Et un clavier ? Et bien oui ! DJ Pone n'est plus là, et on a donc une vraie section rythmique avec des vrais instruments, et ça se sent ! On retrouve cette énergie dans le jeu de scène des 3 MCs.

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Ils enchaînent les titres connus comme Serial-Killer.
Je trouve leur prestation bien meilleure qu'à Bourges !

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Je reviens vers la grande scène ou Massilia est encore là. Le groupe offre le pastis au public... Sympa non ?

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21h50 : Les Têtes Raides vont commencer leur prestations et se font légèrement désirer. Mais quelle explosion quand ils arrivent sur scène. Acclamé par un bon millier de personnes, le groupe entame le concert par "Et merde !", et conclut par "Identité", magistralement, avec force et puissance !

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A coté, c'est Ez3kiel qui joue. Le fait que personne ne parle dans le groupe rajoute au coté mystérieux de leur musique... De l'électro-rock bien construit. Efficace... J'observe attentivement les deux batteurs qui ne se quittent quasiment jamais d'un oeil ! Belle leçon de cohésion.

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22h40 : Petite pose avant Millencolin. J'engouffre quelques churros avec mes amies avant Millencolin qui devrait commencer dans 40 minutes.
23h35 : Le quatuor Suédois ouvre les hostilités sous l'ovation du public, jeunes et vieux confondus. Le premier morceau, je l'ai sur le bout des lèvres et je n'arrive toujours pas à retrouver le titre. Mais passons voulez-vous. Ils enchainent avec un Machine 15 à pleine puissance. Et ça fonctionne bien comme il faut. Un jeu de scène énergique et sans fautes. Je peux voir M. Larzon souriant.

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Millencolin est à la hauteur de ce que m'a fait attendre Fredrik. Je mitraille mais c'est compliqué avec les joyeux drilles qui gigotent de long en large de la scène. Les 22 morceaux promis s'enfilent les uns après les autres comme il faut !

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23h45 : Oula !! Le Peuple de l'Herbe est en train de jouer ! Je cours avec la scène du Klub, et je vois une foule immense venu pour ce groupe de Dub. Un peu comme pour Deportivo au Printemps de Bourges...
Mais voilà, c'est bien, ça se laisse écouter. Mais sans plus... A force de marcher de courir partout. J'en fini par être fatigué !

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Dernier coup d'oeil au programme pour voir si je peux voir quelque chose d'autre. Psy4 de la Rime... Ouais bon... Je vais me coucher.
A demain !
Suite a quelques problèmes rencontré sur place, la totalité de l'article avec les photos des Svinkels et l'interview de Fredrik Larzon seront en ligne demain avec l'article de la journée de Samedi.
Veuillez m'excuser pour ce petit dérangement...  | Skabazac : Samedi 14 Juin Info du 16 Juin 2008, 3:12 | |
9h00 : Le réveil est très dur... Je découvre avec joie la condensation et l'humidité ambiante dans le camion. Elle est venue se fixer sur mon écran et dans l'enregistreur cassette... L'interview d'hier soir est illisible pour le moment... Je fais sécher le tout, furieux.
J'importe mes photos et m'accorde un peu de grasse mat', le temps que tout sèche, et le temps de me reposer un peu aussi.
12h00 : Pas le choix, il faut que je mange et que j'ai une connexion wifi ! Direction.... Mac Donald's ! J'engouffre mon menu et en même temps je trie les photos, termine la rédaction de mon article et met le tout en ligne.
Impossible de faire quoi que ce soit de plus. J'ai plus de batterie et j'ai pas de possibilités d'alimentations !
15h00 : Je vais faire quelques courses, dont une cassette vierge pour les interviews de ce soir. Appel du service presse. Interviews avec le batteur de Sick Of It All, Arman Majidi dans 20 minutes ! Et bor*** ! Je fonce au camion et file vers le festival. Pensant que je pouvais passer ailleurs que par le camping (15 minutes de marche jusqu'à l'entrée, je me gare l'esprit tranquille, mais courant quand même. Je me précipite, parle au type de la sécurité :
"J'ai une interview dans 5 minutes, vous pouvez me laisser passer ?"
"Non, ça passe pas ça !"
Mais euh non pourquoi ? Je fonce, devant me résoudre à faire tout le tour... Le grand tour. J'appelle pour dire que je serai sûrement à la bourre.
15h23 : J'arrive surplace, essoufflé.
"Ah Hugues, bon tu as ton interview dans 15minutes, ils sont partis mangé, donc on les laisse arriver tranquillement".
"D'accord", expulsé-je difficilement.
15h45 : J'entre dans les loges avec un groupe de journalistes qui ont l'air plus axés Hardcore que moi.
Un roadie nous dit bonjour et nous explique qu'ils reviennent de manger. Qu'ils vont arriver d'ici 5 minutes, qu'on peut s'asseoir, se servir à boire, manger un truc... J'attend. Machinalement, je fouille la poche où est censé se trouver mon ordinateur dans lequel se trouve également, devinez quoi : Mon questionnaire ! Seulement, mon ordinateur, où est-il ? Dans le camion ! Exactement !
Quelle journée de m**** !!! J'empoigne un petit marqueur indélébile qui me sert a écrire le contenu de mes pellicules, l'enveloppe de mon accréditation et j'improvise un questionnaire rapidement avant l'arriver d'Arman.
Ca c'est fait, j'ai 10 minutes avec le batteur du groupe de Hardcore New Yorkais, Sick Of It All :
Citation
TOB : Avant de commencer, présente-toi rapidement pour nos internautes.
Arman : Je m'appelle Arman, je joue de la batterie avec Sick Of It All. Depuis 22 ans maintenant.
TOB : 20 ans sur la scène Hardcore ! Une discographie assez impressionnante ! Et toujours sur la route en enchainant les dates. Quand tu regardes en arrière, quels sont les premiers mots qui te viennent ?
Et bien, ça fait long ! On a réussi à tenir. C'est une chose que beaucoup de groupes n'ont pas la capacité de faire. Peu importe que ce soit à cause de raisons personnelles, ou à cause de changements ou d'attitudes selon les orientations musicales que l'ont prend, ou selon ce que l'on veut faire de sa vie.
J'ai appris ça très tôt. J'ai quitté le groupe un an et demi, et j'ai pris un boulot rangé. Et faire cela tôt m'a fait prendre conscience du fait que ce n'était pas la vie que je voulais. Donc je suis revenu, et sans failles depuis 1992, je suis membre de Sick Of It All, à temps complet.
TOB : Vous avez joué au Reperkusound à coté de Fishbone, Psykup. Comment le public réagit à votre musique en France ?
Oh tu sais, une fois que tu es sur scène et que le public est en face de toi, il n'y a pas vraiment de différence suivant les pays. Tu sais, le public français, et le public suisse... Avec quelques publics, on a un peu plus d'agressivité. Je pense que le public Allemand est beaucoup plus agressif, et ça marche avec le hardcore. Les anglais sont très agressifs, et ça marche.
Quand tu joues en Espagne ou en Amérique du Sud, dans des endroits comme le Brésil et l'Argentine, les gens chantent super bien ! Ils sont capables de tenir une mélodie. Je sais pas comment, mais c'est vrai ! (rires) Et quand tu vas au Japon, les gens sont bien plus réservés. Ils deviennent pas complètement fous quand tu joues, mais après, entre les morceaux, ils se lâchent, ils applaudissent, et juste après, tout le club devient silencieux. Comme si tu avais quelque chose qui fallait pas !! (rires) Mais ce sont les seules différences qu'on peut noter entre les pays.
Quand tu es dans la salle avec le public, un concert Hardcore est un concert Hardcore.
TOB : Parlons un peu de toi. Quand et comment as-tu débuté la batterie ?
J'ai commencé parce que Craig, le bassiste, quand il jouait dans un groupe qui s'appelait "New York City Mayhem". Leur batteur chantait également. Il changer un peu le groupe de façon à ce que le batteur puisse devenir le frontman.
Donc il m'a demandé par hasard si je voulais bien essayer, si voulais jouer de la batterie pour ce nouveau groupe "Straight Ahead" qui allait être la nouvelle version de New York City Mayhem. Et j'ai essayé, et même si je n'avais jamais touché à une batterie auparavant, ça s'est fait. Et je crois que la 6ème fois que je me suis assis derrière les fûts, c'était pour donner notre premier concert en février à Long Island. Et la 10ème fois, c'était pour notre premier concert à CBGB's (un club de rock underground de New York récemment disparu, voir l'article de Libération du 17 Octobre 2006).
Tout m'est venu très vite. En grandissant, j'étais toujours en train d'écouter des batteurs. Toujours en train d'isoler la batterie de la musique, d'écouter de comprendre ce que le batteur faisait. Et ensuite, j'allais à des concerts, et je regardais toujours le batteur, ce qu'il faisait.
J'avais donc une idée assez générale de ce que je devais faire. Straight Ahead, c'était un genre très étrange de musique. C'était très intense et très énervé, très speed, et vraiment énergique, et il y avait des parties batterie complètement folles mélangées à des parties très lentes... Et donc, ce début avec ce groupe m'a dessiné une trajectoire que beaucoup de batteurs n'aurait pas pris.
Et à cause de cette musique, il y a pas mal de choses dans mon jeu qui sont pas très orthodoxes, mais qui marchent avec le Hardcore. Ca le rend plus intense.
TOB : Comment tu définirais le jeu Hardcore ?
Ca dépend ? Beaucoup de gens jouent de la batterie d'une façon différente de la mienne. Il y a beaucoup de batteurs qui sont techniquement bons, capables de jouer avec finesse. Je ne joue pas comme ça. Je suis différent, je joue un peu plus dans un style néandertalien. Les autres batteurs sont plus contrôlés et plus précis. Tu sais, quand tu les regardes jouer, leurs expressions de visage ne changent pas vraiment pendant qu'ils font leur truc. Je respecte cela parce qu'évidemment, ils ne souffrent pas ! Mais quand je fais des balances par exemple, on va venir me voir "Pourquoi tu tapes sur la batterie comme ça ?" Y'a pas de raisons qui font que je frappe si fort. Je sais pas, c'est la seule façon que je connais de jouer.

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TOB : Tu dirais que ça vient du coeur ?
J'en sais rien. J'ai juste une approche plus agressive de la batterie... J'ai juste envie de la frapper ! (rires) J'ai juste envie de tout taper plus fort que les autres le ferait, je pense. Je ne veux rien prouver. Ou si je veux prouver quelque chose, seulement que j'essaie de me retenir pour ne pas taper trop fort.
Il y a quelques années de cela, avec Sick Of It All, j'essayais de frapper tout ce que je pouvais le plus fort possible. On finissait les morceaux trop vite, et certains perdaient de leur groove. Donc maintenant, j'essaie de penser aux morceaux et d'être plus réfléchis musicalement parlant, et j'essaie de faire des morceaux ce qu'ils sont censés être. Mais, heureusement, si je sens qu'un morceau a besoin d'agressivité, je le sens.
TOB : Parlons un peu de Death to Tyrants. Dans la bio du groupe, on peut lire de toi, ceci "C'est un album historique". Qu'est-ce que cela signifie ?
Et bien, c'est parce que c'est notre 20ème année avec le groupe. C'est un peu comme une borne pour dire, ça fait 20ans qu'on est ensemble. Dit comme ça, c'est incroyable. Ce n'est pas tout le monde qui peut dire ça. Et surtout dans le Hardcore. On joue un style de musique qui n'est pas repris par les radios, les T.V, ou n'importe quel leader dans l'industrie musicale. C'est tellement underground. Peu de gens savent ce qu'est Sick Of It All !
Mais on est toujours là, on fait toujours notre musique.
C'est pas banal !
TOB : Quels sont les batteurs qui t'ont influencés ?
En grandissant, et en arrivant sur la scène Hardcore de New York, il y en avait un qui s'élevait au-dessus de tous : Mackie Jayson des Cro-Mags, qui a aussi joué avec les Bad Brains, mais jamais en live. Il était, et il est un batteur incroyable. C'est un mec qui a eu une grosse influence sur moi. Il y a eu aussi Rat Scabies (Chris Miller) des The Damned, Clive Burr de Iron Maiden (avant Nicko Mc Brain), qui était sur les trois premiers albums. C'étaient de bon batteurs, mais très speed, avec plein de crash. Et plus tard, j'ai beaucoup aimé le travail de John Stainer de Helmet. Je pense qu'il a su apporter un si bon groove à la musique Heavy. J'apprécie énormément ce sens du groove.
TOB : Sur de longues tournée comme vous le faites, je me pose souvent la question "comment il font". Surtout en tant que batteur, poste très physique, qu'est-ce qui te fait tenir moralement et physiquement ?
Je sais pas !! Peut-être que ton corps s'adapte peu à peu. Une des choses que je fais, si je suis vraiment crevé, je prend un complexe de vitamines B, c'est un bon moyen de transformer la nourriture en énergie. Si tu sens que tu n'as pas assez dormi, tu peux boire un coup de red bull... Mais sinon, seulement sur l'idée d'enchaîner les concerts à la suite, tant que tu ne te blesses pas, tout va bien.
Je vieilli, et je réalise que je vais devoir me calmer sur les fêtes, les soirées, et un peu me retenir sur la boisson ! (rires)
TOB : Quels conseils pourrais-tu donner à un jeune batteur, un débutant ?
Tu sais quoi ? Je dirais ça pour tous les instruments. Je dirais que tu dois découvrir ton propre style. Je pense que c'est la chose la plus importante. Fais des trucs qui choqueront même ton professeur si tu en as un ! Parce que c'est le seul moyen pour développer un approche réellement originale de l'instrument.
Balance des double-strokes là où ils ne sont pas censés être. Des petites fantaisies d'une façon qui t'appartiens.
Fais ce genre de choses, et tu créeras qui fera que les gens le regarderont et vont essayer de le comprendre, et même si ce sont des batteurs bien meilleurs que toi, ils seront impressionnés que tu aies osé cela. Pour toi, c'est naturel, parce que tu t'es simplement exprimé, mais pour les autres personnes, c'est une chose étrange et intrigante.
TOB : Comment tu te sens ce soir ?
Je me sens bien ! J'ai bien dormi, la nourriture est bonne, le café est bon. On monte sur scène dans moins de 3 heures. Je le sens bien de monter sur scène ce soir. Au moins c'est pas comme à ce festival à Lyon dont tu as parlé ! Là-bas on est monté sur scène à 1h30 du matin. C'était éprouvant ! C'était si tard ! J'aime pas jouer si tard le soir. J'aime jouer en plein milieu de la journée !
TOB : La question TOB : si tu pouvais boire un verre avec la personne de ton choix, qu'elle soit vivante ou plus de ce monde, qui serait-ce et pourquoi ?
Craig, qui était assis à côté de nous [/b]: Bon Scott (AC/DC) !
Arman : (rires) Il veut que je dises Bon Scott ! Ca pourrait être marrant ! Il y a beaucoup de tarés pour ça ! Si je pouvais apprendre quelque chose... Albert Einstein ! (il éclate de rire) Comme ça il pourrait m'apprendre une choses ou deux !
16h07 : Je quitte l'espace presse après avoir noté l'heure de ma prochaine interview.
Je vais enfin pouvoir faire des courses !
16h40 : J'achète des fruits, des... Mais ça, vous vous en tapez !
17h45 : Je reviens sur le site pour voir Sick Of It All jouer.
Ca envoie sec ! Le guitariste, bodybuildé, tatoué de partout bondis à droite à gauche.

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Ils enchaînent les titres comme Uprising Nation et Die Alone de Death To Tyrants. Le public n'est pas très gros en nombre, mais sait accueillir les New Yorkais qui le lui rend bien !

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Je découvre Arman Majidi côté scène... C'est un cogneur. Il n'y va pas du tout de main morte. Et il parlait d'expressions faciales ! Je suis servi bien que j'aies du mal à le prendre en photo derrière son kit. Ils ont l'air de beaucoup s'amuser sur scène en tout cas.

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CocoRosie ayant annulé sans raisons, c'est The Herbaliser qui prend la suite sur le coup des 19h45.

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Je découvre totalement et je suis pas déçu. C'est un bon Hip-Hop/Funk. Je suis séduit. Comment ne pas l'être en entendant ces riffs de clavinet, les solos de clavier fusion... Et le batteur. Au click certes, mais une assise et un groove d'enfer ! Il envoie des breaks assez inattendus. Vraiment, je suis sous le charme. Ca mérite d'être écouter un peu plus !

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Mais en attendant, je dois partir à la rencontre du Sam Gysel, le batteur de Arno.
Citation
TOB : Peux-tu te présenter rapidement à nos internautes ?
Sam Gysel : Je m'appelle Sam Gysel, de Belgique. Je suis batteur chez Arno.

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TOB : J'ai entendu dire qu'Arno avait auditionné pas moins de 18 batteurs pour enregistrer son album "Jus de Box". Tu as donc joué avec lui. Comment cela s'est passé ?
Sam : Et bien, il l'a d'abord fait pour l'album studio. C'est un autre batteur qui est venu jouer. Il a refait des auditions pour les tournées. Je les ai faites.
Il a sélectionné deux batteurs et à l'audition finale, j'ai été pris.
TOB : Tu viens d'où en fait ? Personnellement et musicalement parlant ?
Sam : Je suis belge, ma mère vient du congo et mon père est belge.
Musicalement, mon père jouait de la musique. Chez moi, il y avait toujours de la musique. Je me rappelle aussi quand on été au Zaïr, mon père été responsables des concerts qui avait lieu là-bas. Surtout du Jazz.
Donc chez moi il y avait toujours des musiciens qui venaient faire des jams (improvisations). Il y avait toujours une batterie, des instruments.
J'ai commencé quand j'avais dix ans. J'ai pris des cours privés. Et ensuite, j'ai fait l'académie, et j'avais fini.
J'ai commencé professionnellement 2 ans avant de rejoindre Arno.
Mes trois soeurs jouent aussi dans des groupes. On est tous devenus musiciens.
TOB : Tu as un batteur favori ? Des batteurs qui t'ont influencés ?
Sam : Oui. Stewart Copeland de Police, Manu Katché (le clavier embarque les deux bouteilles de vin rouge derrière nous), Jack De Johnette, Vinnie Colaiuta, Dave Weckl...
TOB : Pour te définir musicalement tu dirais quoi ? Entre Dave Weckl et Arno il y a une différence. Arno, c'est plus Rock/Chanson.
Sam : Quand j'ai commencé avec Arno, c'était plutôt rock. J'étais pas vraiment un batteur rock à cette époque. J'ai dû apprendre.
Au départ j'étais plutôt Fusion. Je pouvais jouer du Jazz, du Funk... Mais le rock, c'était pas vraiment mon truc.
J'ai appris avec les tournées. Comme je suis jeune, j'ai jamais vraiment tourné avec un groupe. C'est avec Arno que j'ai démarré.
TOB : Parlons matos ! Qu'utilises-tu ?
Sam : Et bien j'ai un "full-endorsment" avec Yamaha, et pour les cymbales, je suis en train de voir avec Sabian.
Et après, ce sont les techniciens qui gèrent ça, qui le monte etc (rires).
TOB : C'est pareil pour l'accordage ?
Sam : Moi et l'ingénieur du son quand on fait les balances. Mais chaque concerts, chaque espaces sonnent différemment. Chaque jour, tu changes.
Des fois tu auras beau accorder, quand tu vas allumer le son ce sera nul !
Donc pour cela, je travaille avec le technicien son à la façade. Il me dirige un peu si je dois tendre ou détendre.
Je ne suis pas vraiment un crack en accordage.

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TOB : Quel(s) conseil(s) pourrais-tu donner à un débutant ?
Sam : Un conseil ? - Un conseil de pro ! - (rires).
Il faut jouer, jouer, jouer, jouer, jouer. Même si tu n'as pas de groupe !
Tu vois, j'ai jamais vraiment joué dans des groupes avant de me lancer professionnellement. Mais toujours à la maison, je mettais un disque et je jouais par-dessus.
Il faut jouer, connaître le style. Travailler un peu la technique. C'est comme le sport ! Si tu fais rien, et bien tu vas être nul, tandis que si tu travailles tous les jours, sans te forcer sinon ça sert à rien, et bien tu y arriveras.
Si tu aimes la batterie, ne te force pas à faire un truc. Il faut que ce soit naturel !
Just keep on practicing, and you will be there, one day ! (rires, en désignant le gymnase qui fait office de loges pour les artistes)
(Joue, travaille, et un jour tu seras là).
TOB : Qu'est-ce qui tourne dans ton lecteur mp3 ? Ton disque du moment ?
Sam : En ce moment, un nouveau groupe : MGMT.
TOB : Comment tu te sens ce soir ?
Sam : Ca va, j'ai fait une petite sieste, je suis pas encore très réveillé (rires). Mais ça va. J'ai pas encore vu le site. J'ai fait les balances.
C'est le premier festival qu'on fait.
Il y a un nouveau guitariste. C'est un peu nouveau pour nous. On démarre la tournée en fait. On a répété pendant un mois et demi.
J'espère que ça va bien se passer ! (rires)
TOB : La question TOB : si tu pouvais boire un verre avec la personne de ton choix, qu'elle soit vivante ou plus de ce monde, qui serait-ce et pourquoi ?
Sam : Euh... Pas facile ! Il y a beaucoup de monde qui me vient là. Euh... J'aimerais bien voir comment c'était dans le temps, dans les années soixante, soixante-dix. Pas forcément boire un verre avec mais pour voir comment c'était. Qui étaient tous ces musiciens dont on parle. Si ils prenaient les même chemins qu'on prend aujourd'hui.
Je me demande comment Jimi Hendrix, tout ces gens là en est venu là ou il a été.
Les années 80 aussi. C'était un peu le Golden Age pour un musicien, maintenant c'est autre chose.
Juste voir les gens de cette époque.
C'est un autre esprit ! Santana qui disait à Woodstock qu'il avait pris un acide et qu'il voyait sa guitare qui ondulait ! Mais quand tu regardes le concert, tout va bien !
Aujourd'hui si tu fais ça, t'es foutu ! (rires)
Voilà !
20h33 : Je ressors des loges très content de ce petit moment avec un batteur encore différents des deux autres que j'ai vu.
Après un très rapide passage à David Caretta, un DJ, je reviens vers la grande scène.

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Arno devrait d'ailleurs commencer dans pas longtemps.
21h00 : Toujours rien...
21h20 : Les musiciens arrivent sur scène et entament l'intro.

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Le rockeur arrive (habituellement) éméché. C'est ce qui fait tout le charme non ? En tout les cas, il vit sa musique et celle des autres puisqu'il nous interprète des morceaux de son album Cover Cocktails. Sam Gysel ne failli pas à son poste. Calme, sérieux, carré dans ce qu'il fait, il fait avancer le groupe.

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Epuisé d'avoir couru un peu partout, je m'accorde une pause crèpe tout en écoutant Arno de loin.
J'admire ce qu'est devenu Skabazac.

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Près de 11000 personnes vendredi soir... Une programmation toujours étonnante. Très étonnante parfois avec les changements d'horaires, les annulations. Mais toujours debout.

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Je décide de rentrer sur les débuts de Tiken Jah Fakoly, en pensant à tout le boulot que j'ai... Pour vous...
J'aimerai dire merci à Perrine, Leila, et Margaux du service communication et service presse, 3 filles très gentilles. J'ai été très bien accueilli sur le site. Merci à vous trois.
Merci aux trois personnages que j'ai rencontré, à Cédric pour la mise en place de cette rubrique.
Et merci à vous pour les encouragements pendant le printemps de Bourges qui m'ont poussé à m'investir d'avantage dans ces petits reportages.
A bientôt !
Soyez-en sûr !

 | DRUMS ADDICT FESTIVAL 2009 Info du 23 Février 2009, 1:07 | |
Tout est dans le titre.
La programmation n'est pas encore arrêtée, les infos sont ici:
http://www.drumsaddictfestival.fr/
Cette année c'est Jean-Philippe Fanfan qui est parrain.
On fait une opération commando?
