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Interview : Thomas Cousin, batteur au sein de Missing Girl
Par moissonneurbatteur

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Comment concilier études scientifiques poussées et batterie dans un groupe prometteur ? Dans des fauteuils confortables, et à quelques mètres de la Côte de Granit Rose, Thomas Cousin nous apporte ses réponses... interview !

Texte alternatif


Tob : Tu joues depuis combien de temps ?

Thomas Cousin : Assez longtemps, j’ai commencé à huit ans. J’en ai vingt-trois maintenant, faites le calcul ! Mais bon je n’ai pas toujours joué intensivement non plus.

Tob : Qu’est-ce qui t’a poussé vers ce fantastique instrument ?

TC : J’ai fait de l’éveil musical à partir de 6 ans. Après on devait choisir un instrument et moi je voulais faire du piano à la base. Mais pendant cette période j’ai assisté à un concert, et j’ai été impressionné par la batterie. C’a été le déclic, c’est ce qui m’a motivé et décidé.

Tob : Tu as suivi des cours ou tu as appris en autodidacte ?

TC : J’ai pris des cours pendant (longue réflexion)… 8 ans, 8-9 ans, un truc comme ça.

Tob : Tu as reçu quel type d’enseignement?

TC : J’ai commencé par les exercices de base. Ensuite, j’ai étudié la technique plutôt orientée jazz. Et puis j’apprenais des morceaux, travaillés par d’autres élèves au sein de l’école de musique, pour pouvoir jouer ensemble et faire quelques concerts.

Tob : Tu as rapidement joué avec d’autres musiciens ?

TC : Au début, je jouais tout seul. Ce n’était pas particulièrement intéressant, il ne s’agissait que d’exercices sans musique. J’ai joué tout seul pendant 2-3 ans.
Au collège j’ai eu un premier groupe, mais bon... ça n’a duré qu’un an. Après j’ai eu un deuxième groupe au lycée, on faisait des reprises et on a quand même tourné pas mal pendant trois années.
Quand je suis arrivé en FAC à Rennes, on s’est arrêté. Mais c’est à ce moment que l’aventure Missing Girl a débuté !

Tob : Ton premier concert : réussite ou cata ?

TC : Les premiers concerts, ce sont ceux avec l’école de musique. Mais le premier « véritable » concert, c’était au lycée, lors d’une fête de la musique, la première qu’on avait organisée dans un petit village. Y avait pas grand monde mais bon… j’avais bien joué, j’étais content de notre prestation. J’avais quand même l’habitude de jouer avec d’autres personnes. Je n’ai pas ressenti une angoisse particulière, mais par la suite, quand il y a eu un peu plus de monde, j’ai eu un peu plus de pression.

Tob : Des batteurs ou des groupes t’ont-ils particulièrement influencé ?

TC : Le premier groupe à m’avoir marqué est Police, avec Stewart Copeland à la batterie. En ce qui concerne les batteurs en eux-mêmes, c’est vrai qu’il y en a qui sont hyper bons, très techniques, mais il faut avoir le groupe qui va avec, et c’est pas toujours le cas…

Les influences du groupe vont plutôt vers Muse, Interpol, les Red Hot ou encore Placebo.
Ce sont surtout les influences des deux guitaristes. Je me suis mis à écouter ça aussi, mais c’est pas forcément ce qui m’inspire.

Tob : Comment es-tu arrivé dans Missing Girl ?

TC : En fait quand je suis arrivé en fac à Rennes j’étais un an sans groupe. Puis ça a commencé à me titiller et je me suis mis à en chercher un Et c’est par une annonce que j’ai trouvé Vincent et Pierre, les deux guitaristes, qui cherchaient un batteur. Ils avaient déjà un bassiste, mais ce n’est pas celui qu’on a en ce moment. J’étais en DEUG de sciences, eux dans l’école d’architecture. Quand je suis parti étudier à l’ENSSAT, on a pu continuer malgré tout. D’ailleurs quand je suis arrivé à Lannion, j’ai aussi monté un petit groupe, en parallèle, avec des potes de l’école. On faisait des reprises orientées punk - metal, plus pour s’éclater qu’autre chose, ça n’avait rien de très sérieux.

Tob : Pourquoi ce nom de « Missing Girl » ?

TC : Pendant six mois, on n’était que trois, sans basse. C’est vrai qu’à cette époque-là on aurait bien aimé avoir une fille à la basse. Du coup on a changé de nom : le « Larenn » des débuts est devenu « Missing Girl ».

Tob : Finalement, vous avez trouvé UN bassiste ?

TC : En fait à la base, Régis est guitariste. Il faisait nos premières parties, et c’est venu comme ça, en parlant, il a fini par se mettre à la basse.

Tob : Il fait toujours vos premières parties ?

TC : Il jouera ce soir par exemple. Il fait deux scènes, entre deux sets de Missing Girl. Il prend la guitare acoustique et chante, seul. Du coup il joue trois heures par concert, ça lui fait des bonnes soirées !

Tob : On dit souvent que batteur et bassiste doivent être liés comme les doigts de la main. Vous faîtes un travail particulier tous les deux ?

TC : Sur nos morceaux il n’y a pas de basse à l’origine, sauf les plus récents. On bossait à trois au début, sans Régis. Je n’ai pas pris l’habitude de jouer avec l’oreille collée à la basse, mais je me base plutôt sur les guitares. J’ai été forcé, et du coup je continue peut-être à avoir cette manie. La basse a vraiment été rajoutée après, et s’est calée sur l’ensemble.

Tob : Vous jouez les mêmes morceaux que ceux que vous avez enregistrés sur vos deux albums ?

TC : Sur le premier maxi, il y en a qu’on ne fait plus, on a pas mal changé. Sinon il y a la totalité du dernier album, les cinq titres, et en tout notre répertoire comporte quatorze morceaux. Sur scène, on ne laisse pas de place à l’impro, comme ça on ne s’éparpille pas, on joue des sets carrés. Les versions live ressemblent donc à peu de choses près aux versions studio, mais avec de l’énergie et de l’intensité en plus !

Tob : Sur votre site Internet, on peut lire que le premier concert était déjà une réussite.

TC : C’était à l’école d’architecture. On n’était pas super bien calé, on ne répétait ensemble que depuis trois mois, mais on a eu une première bonne impression, et c’était encourageant. Pour un premier concert il y avait de quoi être content même si ce n’était pas niquel. On a joué dans un endroit que l’on connaissait bien, puisque Pierre (guitariste – chanteur), Bijoux (guitare) et Régis (basse) y étudient, et ont pu ramener leurs potes de l’école d’architecture. Nos premiers concerts se faisaient souvent dans des endroits que l’on connaissait, par chez nous. A chaque fois on pouvait ramener des copains, et je pense que jouer dans un endroit et devant des personnes dont tu es familier facilite la tâche.

Tob : Vous commencez à avoir une solide expérience de scènes. Bars, festivals, tremplins… Vous avez notamment participé à Emergenza 2006. Que penses-tu de ce prestigieux tremplin ?

TC : (Rires) Je pense qu’y aller une fois, ça suffit. C’était pour voir en fait, c’était surtout l’occasion de jouer à Paris. Car c’est vrai que c’est un peu galère pour trouver des dates dans la capitale, il y a tellement de groupes là-bas ! Avec Emergenza on joue dans des lieux assez prestigieux, devant pas mal de monde en plus. Au niveau de l’organisation, ça allait. L’inscription est de 60 euros. Mais après ils te filent des trucs. J’ai reçu par exemple une paire de baguettes, une peau de caisse claire, les guitaristes ont eu des cordes de guitare. En gros ça compense le prix. Et puis bon ils te prêtent tout le matos, donc ça va, à ce niveau-là c’est pas le pire.
Par contre c’est clair que leur système de sélection est complètement bidon. Vote à main levée… La deuxième fois qu’on a joué on était avec un groupe de lycéens, qui avait ramené plein de potes de leur lycée, et ils sont passés alors qu’ils étaient loin d’être les meilleurs… Des groupes vachement bons se font éliminés, d’autres passent alors qu’ils ne le méritent pas… Il faut le faire une fois. Tu as des groupes qui y retournent tout le temps, je ne vois pas trop l’intérêt.

Tob : Vous avez aussi remporté des tremplins moins connus.

TC : Qu’est-ce qu’on a remporté déjà ? On a été sélectionnés pour jouer au Liberté à Rennes, LA grande salle de spectacle de Rennes, où des grands groupes sont déjà passés, des gros concerts. Donc on a eu l’opportunité de passer dans cette salle, dans le cadre d’un festival, une fois par mois le jeudi soir, pour les étudiants. Et dernièrement on a remporté le tremplin Tylang à Languidic, ce qui nous a permis de jouer pendant le festival Rocklang. On a partagé l’affiche avec un groupe de rock anglais, Kill The Young. C’était sympa, on a bien discuté avec eux. Sinon c’était plus branché rock festif, avec Sergent Garcia par exemple, ou encore Billy Ze Kick et les Gamins en Folie.

Tob : Tu préfères jouer dans des petits bars comme ce soir ou des grandes salles comme le Liberté ?

TC : Bah les deux, c’est pas du tout pareil en fait. Surtout en ce qui concerne la batterie. Là par exemple je ne suis pas du tout sonorisé, c’est en direct (rires). Par rapport aux grandes salles, où tout est entièrement sonorisé, où tu as les retours et tout… Je préfère quand même les grandes salles, ça donne de la puissance à la batterie !

Tob : Le concert où le public était le plus fourni ?

TC : C’est pas facile à dire. Entre les grandes salles qui sont loin d’être remplies et les petites salles qui sont pleines mais où il n’y a pas forcément plus de monde… Je pense que c’était au Rocklang, à Languidic. Pourtant on avait joué au début, et tout le monde n’était pas encore arrivé !

Tob : As-tu le trac avant de monter sur scène ?

TC : Ouais, enfin le trac… c’est pas non plus… je suis pas là à trembler de partout ! Mais c’est vrai que t’as une petite pression. C’est pas mauvais, ça stimule, et ça te permet aussi de rester bien concentré. Je ne suis jamais monté sur scène comme ça, tranquille, tu as toujours une légère appréhension.

Tob : Tu t’échauffes avant un concert ?

TC : Ce soir par exemple on a joué une demi-heure pendant la balance, mais sinon je ne m’échauffe pas plus que ça. Ca me suffit, je ne fais pas d’exercices au pad.

Tob : Pas peur des tendinites ?

TC : Justement, cet été j’ai chopé une putain de tendinite, en bossant à la chaîne pendant mon job d’été. Et vraiment, impossible de bouger, rien. C’était une semaine avant le concert du festival Rocklang ! Bizarrement, alors que j’avais toujours mal avant le concert, en jouant de la batterie la douleur a disparu. Je ne devais pas faire le même mouvement… Et je n’ai plus ressenti de douleur après ! (NDLR : Loïc Pontieux disait aussi avoir joué pendant un concert avec une énorme ampoule. Alors qu’elle le faisait souffrir avant, il n’a plus rien ressenti une fois installé derrière ses fûts ! Les laboratoires pharmaceutiques feraient bien de se pencher sur la médecine par la batterie !!!)
Mais c’est vrai que quand tu joues régulièrement tu gardes quand même une petite condition. Je n’ai jamais eu de douleurs en jouant.

Tob : Pascal Bonnafous disait sur notre site qu’il était plus difficile pour un groupe de compos que pour un groupe de reprises de trouver des dates.

TC : Ah oui ? Je ne sais pas. Oui parce que les gens ne connaissent pas forcément tes compositions, ils peuvent ne pas accrocher. Enfin après ça dépend des groupes, des morceaux. Quand je faisais des concerts en ne jouant que des reprises, peut-être que le public accrochait mieux. Mais ça dépend, il y en a qui aiment les nouveautés.

Tob : Comment composez-vous ?

TC : On n’a jamais fait de reprises, à aucun moment, même pas au début. Avant, en général, Pierre ou Vincent arrivaient avec leurs trucs déjà faits, leurs lignes de gratte, voire même la structure déjà ficelée. Maintenant, et c’est peut-être pas plus mal même si ça prend plus de temps, les nouveaux morceaux viennent plus naturellement, d’improvisations lors de répètes. Désormais les morceaux sont mis en place par chacun de nous, on s’investit tous les quatre dans le processus.

Tob : Pourquoi chanter en anglais ?

TC : Au début on chantait qu’en français, et ça rendait pas super bien. C’est vrai qu’avec notre style de musique, orientée pop-rock, l’anglais est préférable, il concorde mieux. Et puis quand un groupe utilise le français, il est vite catalogué, on le taxe de « rock français » !

Tob : Comment se sont déroulées les séances d’enregistrement ?

TC : On a enregistré deux albums. La qualité du premier était médiocre… On avait enregistré les cinq titres en une journée, c’était un studio amateur, il y avait un peu de matériel, mais bon c’était pas le top. Pour le deuxième on a passé une semaine à tout enregistrer, et là ça rend bien. La qualité du son est largement meilleure.

Tob : Tu as une méthode spécifique pour enregistrer, des conseils particuliers ?

TC : L’enregistrement n’a pas été trop difficile, parce qu’en général il y avait deux guitares avec moi, donc j’étais pas tout seul à jouer mes parties. Si tu es seul il faut vraiment bien connaître les morceaux, et tu dois utiliser un clic. L’ingénieur du son nous a dit qu’enregistrer sans clic, comme nous l’avons fait, donnait plus d’énergie à l’ensemble. Pour notre style de musique c’est mieux !

Tob : Vous avez enregistré deux maxis. Un « vrai » album est en projet ?

TC : On aimerait bien, mais il faut qu’on trouve le temps. En ce moment ce n’est pas facile, vu nos emplois du temps… Mais on aimerait bien, pour 2007 on va essayer de faire ça !

Tob : Tu préfères le studio ou la scène ?

TC : (Sans aucune hésitation) La scène ! Devant un public tu te rends vraiment compte que tu joues ! Le studio est plus stressant, surtout niveau timing. Quand tu as enregistré un morceau en une matinée et que tu en as cinq ou six à enregistrer en 3-4 jours, c’est assez tendu. Et puis il faut être très rigoureux. C’est pas ce qu’il y a de plus agréable.

Tob : Vous voulez en faire votre métier plus tard ?

TC : Ben… Ouais c’est toujours le rêve, mais après… Pour en vivre, ce n’est pas évident. Il faut avoir le coup de pouce, la chance. Il ne faut pas forcément grand-chose. Ce sont surtout des rencontres, qui peuvent s’avérer décisives. Il faut être au bon endroit au bon moment quoi !

Tob : Tu travailles tous les jours l’instrument ?

TC : J’essaye, mais ce n’est pas facile. En général c’est plutôt une fois tous les deux jours. C’est vrai que quand tu es étudiant tu as quand même pas mal de boulot, donc c’est pas évident. Et puis avant je n’avais pas de batterie à Lannion. Là j’ai une batterie électronique, c’est plus pratique pour répéter. Je ne travaille plus vraiment la technique, je bosse plutôt avec des morceaux, je vois comment font d’autres groupes, pour m’en inspirer, et j’improvise.

Tob : Et avec Missing Girl ?

TC : On répète plutôt une fois toutes les deux semaines. C’est vrai que l’idéal serait une fois par semaine, mais ce n’est pas possible.

Tob : Comment se compose une répète ?

TC : En général, on commence en faisant de l’impro. Si un morceau sort on va se mettre à le bosser. Et après on refait le set.

Tob : Quel matériel utilises-tu ?

TC : La batterie qui est là ce soir. C’est ma première batterie, que j’ai eue à 10 ans. C’est une Century, je l’avais achetée d’occase. C’est un modèle bas de gamme, mais je trouve qu’avec des bonnes peaux ça donne pas si mal que ça. Et puis j’ai changé les cymbales et la caisse claire. Je voulais la changer à un moment, mais finalement je me suis dit «  mieux vaut une batterie électronique. C’est plus confortable pour répéter, pour les oreilles, pour les autres… » C’est une Roland TD6K. Ca fait quatre ans que je l’aie, et j’en suis pas déçu. C’est bien confortable. J’hésitais à l’utiliser en concert aussi, mais sur une sono ça rend quand même pas pareil. C’est vraiment la batterie pour répéter
Pour enregistrer les albums j’ai utilisé la batterie du studio, une Mapex. J’avais emmené mes cymbales et ma caisse claire.

Tob : Est-ce que tu es fan de matos ?

TC : Oh non pas beaucoup. Il faut dire que je n’ai pas trop les sous pour investir tout le temps (rires) ! En général je prends surtout le moyen de gamme, le bon compromis prix - qualité, et puis voilà. Je ne jette rien. Quand j’achète une cymbale, je la garde. Une fois que je suis satisfait d’un élément, je ne vais pas le changer !

Tob : De toute façon c’est le batteur qui fait le son, pas la batterie !

TC : Ouais (rires). Voilà, c’est bien dit !

Tob : A part la musique, quels sont tes loisirs ?

TC : Bah… les études (rires) ! Sinon, un peu de sport, comme ça, du VTT par exemple, mais c’est amateur !
Un groupe prend déjà suffisamment de temps. Il n’y a pas que la musique, mais aussi assurer le côté promo, trouver des dates, s’occuper du site Internet…

Tob : Tu es balèze en informatique ?

TC : Non pas du tout (rires) ! Je m’y suis mis sur le tas, je l’ai fait un peu à l’arrache au début, et puis progressivement je l’ai amélioré, mais j’ai aucune notion à la base sur la création d’un site Internet ! (NDLR : il est pourtant bien réussi : http://www.missinggirl.fr/)
On y met le nécessaire : dates de concert, présentation du groupe, téléchargements. C’est difficile de faire souvent des mises à jour, il faut avoir le temps… Genre l’édito il doit dater de cet été ! (rires)

Tob : Question traditionnelle de la Toile des Batteurs : si tu pouvais boire un verre avec une personne toujours de ce monde ou pas, ce serait qui ?

TC : Oula… Comme ça là, euh… (longue réflexion) Je dirais le batteur de Police, Stewart Copeland !

Tob : Pour ce soir tu n’as pas trop peur que le match France - All Blacks concurrence le concert ?

TC : Je savais même pas en fait, c’est la patronne du bar qui me l’a appris ! C’est possible qu’il y en ait qui viennent plus tard…

Epilogue : le concert ...

Il était préférable d'être au concert de Missing Girl que devant sa télé ce soir là …

Les quatre potes ont proposé un show bien huilé, impeccable. Ils assurent ! Même si la scène du bar est toute petite, ils ont réussi à bouger et à mettre l’ambiance, sans se donner de coups de guitare !

L’humidité ne tardait pas à s’installer dans l’atmosphère, et les mouettes ne pouvaient que distinguer quelques couleurs floues à travers les vitres touchées par la condensation.

Au Dockyard, à quelques mètres à l’écart de Perros-Guirec, la soirée devenait rock’n’roll ! Ca transpirait, ça regorgeait de bière (même si un écriteau rappelait que « ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance »), ça sentait la clope, ça vivait et c’était bon… Et même s’il n’y avait pas de sono, le son était correct.

Assis sur son tabouret de batteur, Thomas a pu démontrer ses talents. Belle maîtrise technique, et l’influence de Stewart Copeland qui se fait clairement ressentir sur certains passages, pour sa manière caractéristique de jouer le charley, ses tempos pressés parfois mais qui savent se faire plus lents, et des parties qui soutiennent parfaitement les compositions.

Entre les deux sets du groupe est venu Régis, alias « Alhazen », qui devait bouillir sous son bonnet. Pendant que ses collègues se reposaient, lui troquait la basse pour une guitare acoustique, et le voilà parti à interpréter des reprises, comme le « One Trip One Noise » d’un de mes groupes fétiches, Noirdez. Quelle voix, une qui vient des tripes, à la Bertrand Cantat.

Le public était venu en masse pour assister à la performance, et le bar s’est trouvé plein dès les premières notes… ce qui m’a empêché de prendre des photos !

le site de Missing Girl : http://www.missinggirl.fr/

Dossier réalisé par MoissonneurBatteur - Janvier 2007