SOMMAIRE

Les cordons

Avant d’acheter un cordon, que ce soit pour brancher un micro, une guitare, un synthé, des enceintes à un amplificateur, il faut toujours préciser au commerçant l’utilisation que vous allez en faire.

Il existe 2 grandes catégories de cordons : ceux des intruments, dit cable micros, et ceux du circuit d’amplification, dits cables HP.

 

 

Ce sont des câbles qui possèdent une très faible résistance ohmique. Ces cables permettent de véhiculer la puissance de l’amplificateur vers les enceintes.

Les enceintes possèdent le plus souvent une résistance (on dit impédance) de 4 ou 8 ohms.

Les câbles HP de mauvaises qualités on tendance à posséder une résistance plus importante que ceux de bonne qualité. Plus la résistance est importante, plus le câble va chauffer, et par conséquent plus il y aura de pertes d’énergie entre l’amplificateur et les enceintes.

Il faut aussi considérer la longueur du câble : plus le câble est long, plus la résistance ohmique est importante.

Autant pour les distances de 1 à 10 mètres la qualité du câble ne va influer que très moyennement, autant pour des distances plus longues il faut absolument investir dans de bons câbles.

La section cuivrée du câble doit être proportionnelle à la puissance dont vous avez besoin. Quand vous achetez le câble, précisez bien au vendeur quelle puissance vous envisagez d’utiliser.

ATTENTION !

Ne jamais utiliser de câble micro ou destiné aux instruments pour alimenter une enceinte ! De manière générale, ne jamais utiliser de câbles blindés.

Ce blindage est une tresse métallique placée autour des autres conducteurs. Quand de la haute puissance passe au travers des conducteurs , un champ électromagnétique apparaît, provoquant une surchauffe du câble pouvant entrainer la fonte des isolants en plastique, court circuit, voire début d’incendie …

Contrairement aux câbles HP, la résistance propre au câble n’a ici que très peu d’importance, car l’impédance d’entrée des tables de mixages sont toujours au moins supérieures à 600 ohms.

Ce type de câble est toujours blindé, la tresse de cuivre entourant les autres cordons, reliée à la masse, protège le signal circulant dans les autres conducteurs des parasites éventuels.

Le signal délivré par un micro passif est très faible, il convient donc de le protèger au maximum avec du bon câble équipé d’une bonne tresse.

XLR : le couramment utilisé pour les micros

SPEAKON : très utilisé pour les HP : le connecteur le plus sécurisé

Les différents types de micro

C’est le type de microphone le plus répandu, utilisé notamment pour le chant.

Ils sont robustes, coiffés d’une boule appellée « bonnette » qui permet de protéger la capsule du micro, l’éviter le souffle et les syllabes en « P ».

Les micros pour batterie sont en grande majorité des micros dynamiques

Ces micros sont beaucoup plus rares et surtout utilisés pour la prise de son d’instruments acoustiques ou d’ensembles classiques.

Il sont très peu conseillés pour les prises de son de batterie en raison de leur fragilité.

ces microphones nécessitent une alimentation :

Ces micros sont souvent chers, mais ils ont l’avantage de posséder une gamme de fréquences plus larges.

On les trouve placés en « overhead » au dessus de nos batteries pour en capter l’ambiance.

Un micro qui possède une réponse omnidirectionnelle capte les sons venant de toutes les directions (ou presque).

Ce type de micro peut s’avérer pratique pour la prise de son de batterie, mais son défaut pricipal est son manque de définition dans les aigues.

Dans un environnement amplifié, ce type de micro peut aussi être une source possible de larsen.

Réponse unidirectionnelle, ou encore CARDIOIDE

Ce micro est très utilisé.

Comme le montre le croquis, il capte les sons selon un certain lobe, en excluant les sons opposés à la source sonore.

Réponse Hypercardioide

Le plus souvent ces micros sont de formes allongés, dans le jargon on parle de « micros canons ».

La prise de son est très directive, ce type demicro est très utilisé par les journalistes, ou dans les salles de conférence.

l’amplificateur

l’amplificateur est un élément important : c’est lui qui transformer le signal faible issu de la table de mixage (de l’ordre de 1 volt) en un signal de quelques dizaines de volts sous quelques ampères.

le constructeur donne la puissance maximale que peut fournir un ampli, par exemple : 200 Watts sous 8 ohms, 8 ohms étant l’impédance du HP.

C’est pour cela qu’il faut prendre vos précautions :

I = le courant traversant le HP

U = c’est une constante : la tension de sortie délivrée par l’amplificateur

R : c’est l ‘impédance du HP.

Si on fait varier R, en changeant d’enceinte, on fera varier I : U = RI (loi d’Ohm), donc I = U / R

Si vous branchez un HP de 4 ohm à la place d’un HP de 8 ohm, vous multipliez par 2 I : si votre ampli n’est pas prévu pour cela, il risque de fumer ! !

Attention aussi à la notion de puissance.

Quand vous lisez autour de vous les diverses annonces ou publicités marchandes, il y a de quoi s’y perdre !

Un distributeur de matériel informatique va vous proposer de toutes petites enceintes pour ordinateur avec une puissance de 600 watts à 40 euros, et vous allez chez votre marchand de musique ou de sono préféré, vous allez trouver du JBL par exemple avec une puissance de 300 Watts au pris de 500 euros le HP ! !

Soyons sérieux et prudents : la puissance doit être affichée en WATTS RMS (on dit aussi Watts efficaces). C’est la seule valeur de référence à laquelle vous devez faire confiance.

Certains constructeurs sérieux peuvent vous indiquer la puissance admissible en pic, c’est à dire qu’une enceinte donnée pour 300 W RMS, pourra encaisser un pic de 500 W pendant un temps très court (quelques millisecondes).

L’oreille humaine permet d’entendre des sons compris, en grande théorie, entre 20 Hz (basses) et 20 KHz (aigues).

L’ampli idéal doit donc posséder cette même plage de fréquence. (on appelle cette plage la bande passante).

En réalité, le plus souvent un ampli qui propose une bande passante de 40 Hz à 16 kHz peut suffire, l’oreille humaine n’étant pas parfaite !

A ce sujet, je vous invite à lire le dossier sur les protections auditives dans la rubrique Conseils.

Ce terme qualifie la qualité du signal amplifié par rapport au signal à amplifier.

La distorsion se quantifie en pourcentage : pour un lecteur CD par exemple, la distorsion produite par le lecteur avoisine le 0,01 %.

Le rapport signal / bruit se calcule en général pour une fréquence de 1kHz.

La valeur qui quantifie ce rapport est le décibel (dB), elle caractérise la qualité du signal :

Échelle d’exemples :

Plus ce nombre est élevé, meilleure est la qualité !

Précautions d’usage

Il est fortement conseillé de

La Table de mixage

La table de mixage est un élément très important dans la chaîne de l’amplification, c’est elle qui récupérer les signaux issus des instruments et micros, les mélanger, et les conditionner pour attaquer l’amplificateur de puissance.

CAS 1 : vous possédez un bouton appelé « PFL » (littéralement Post fader level)

CAS 2 : vous ne possédez pas ce bouton « PFL »

Le bouton PFL est très utile en ce sens que même tous les instruments branchés en amplificateur allumé, vous pouvez sélectionner la voie que vous voulez régler sans toucher aux réglages des autres.

jacks : le plus couramment utilisé, convient pour les HP ou les instruments

La Sono de la Toile.

Le manuel de la sono à l'usage des débutants

Cédric - Mars 2005