Moyens matériels mis en oeuvre (suite)

Passons maintenant à la deuxième partie du studio : l’espace de travail destiné aux répétitions et enregistrements. Le maître motici fût l’acoustique.

Au départ, les murs était recouverts de crépi, le sol constitué d’une simple chape nue et le plafond, tout comme celui de la « cabine », était la dalle de l’étage.

Nous avons commencé par recouvrir 3 des 4 murs par des carrés de laine de roche rigide agglomérée, du même type que ceux utilisés dans la réalisation de faux plafonds montés sur armature en acier. Ils ont été fixés directement sur les murs au moyen de tire-fonds montés dans des chevilles classiques (de type Fisher).

Nous avons ensuite recouvert ce dispositif de panneaux isolants que nous nous sommes procurés en Alsace et dont nous n’avons jamais pu connaître la composition. A priori, ils sont comparables à une feuille de papier buvard géante et rigide, d’une épaisseur de 10 mm. Nous les avons fixés au moyen de tasseaux en hêtre placés au raz du sol (et faisant alors office de plinthes) et au raz du plafond. A ce dispositif vient s’ajouter un renfort constitué d’une planche de hêtre plus épaisse placée derrière la batterie.

Un mur à été volontairement laissé brut (en crépi) de manière à ne pas trop assourdir l’acoustique de la pièce (les panneaux précédemment décrits possédant déjà d’impressionnantes qualités acoustiques).

Le sol s’est vu recevoir les même dalles que dans la « cabine » (et hop ! Jeannine).

Pour le traitement du plafond, nous avons opté pour une solution classique : des tasseaux de bois ont été fixés à intervalles réguliers, entre lesquels nous avons déroulé plusieurs épaisseurs de laine de roche.

Une fois ceci fait, nous avons recouvert la totalité de ce dispositif par un film de polyuréthane pour éviter de manger des particules de laine de roche à chaque répétition !

Pour finir, le tout a été recouvert par des plaques d’Isorel perforées (ça fait plus beau !).

Du point de vue de la lumière, ce n’est pas à vous que je vais apprendre que néons et studios d’enregistrements ne font pas bon ménage. Nous nous sommes donc tournés vers la solution des spots basse tension : facile à mettre en œuvre, peu onéreuse et performante.

Nous les avons insérés par groupe de 5 dans 2 caissons en bois aggloméré longeant chacun la longueur du plafond de la pièce.

Et l’électricité, me demanderez-vous ? Eh bien nous nous sommes repiqués sur l’installation déjà existante (et aux normes ! C’est-y pas beau Jeannine ? !).

Néanmoins, nous voulions ne pas avoir à multiplier l’utilisation de rallonges et autres triplettes, plus génératrices d’inconvénients que d’atouts.

Nous avons donc installé des goulottes de type professionnel (profilés Rehau) le long des plinthes de la « cabine » et du studio.

Chaque angle de ce dernier s’est vu recevoir 4 blocs de prises de courant (2P+T) de manière à ce que chacun d’entre nous puisse ‘se brancher’ sans aucun soucis et avec un nombre non négligeable de périphériques (ampli, pédale d’effet, ventilateur, four micro-ondes,…).

Comme vous pouvez le constater sur les photos, cela n’empêche pas qu’à la longue, le bazar s’installe dans les câbles et c’est tout juste s’il ne faudrait pas une femme de ménage (Jeannine ?…) !

Pour finir, un trou de 100mm a été percé dans le mur, sous la vitre de la « cabine », de manière à permettre le passage de tous les branchements audios au moyen, notamment, d’un boîtier multipaires de 16 entrées symétriques et asymétriques (jacks et XLR). Ce trou a été pratiqué dans la goulotte qui longe ce pan de mur (il est visible ci-dessus, au centre de la photo).

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Par Foxyflying (mai 2005)