Portraits et interviews

Julie Saury

Par Nala

Le hasard continue de me provoquer. Je ne pouvais imaginer qui il allait mettre sur mon chemin le mercredi 09 août 2006. Toujours en quête d’apprendre des choses concernant notre instrument favori, je me suis décidée à aller voir ce qu’on appelle une jam session (dans le cadre des jams sessions d’été animées par François Constantin), dans un club réputé du nom du Baiser Salé.

Après Alix Ewande, une autre surprise de taille m’attendait, dans ce  » club  » de Panam… Et je vous prie de croire que l’on reste dans le haut niveau. Voire,du sport de compèt !! Son nom? : Julie Saury.

Je n’ai pas pu m’en empêcher (car j’ai pris une belle petite claque derrière mes oreilles !) : je suis allée la rencontrer pour lui demander de nous parler d’elle.

Apparement, sur Paris (et surement ailleurs en France), les filles sont présentes. Il devait même y avoir un nid ce soir là, puisqu’une deuxième batteuse est venue jammer au cours de la soirée !

Tenez le vous pour dit : les batteuses sont de plus en plus présentes sur la scène musicale française ! Et franchement,ça me ravit !

Nala : Nom, âge, poids ?!!

JS : Merde ! Heu…..Saury, Julie. Et je viens d’avoir 34 ans…..

Nala : Pour le poids,je plaisantais!le nombre d’années de pratique?

JS : 15 ans

Nala : Ton parcours?

JS : j’ai commencé mon premier cours de batterie, j’avais 13 ans. Ensuite j’en ai fait, mêlée à ma crise d’adolescence(rires), donc d’une façon un peu mouventée…Donc je faisais de la batterie, mais pas trop quand même.

Et puis c’est devenu une évidence à partir de 17 ans. J’ai pris des cours pendant 2 ans avec le batteur de mon père (parce que mon père est musicien) batteur qui s’appelle Robert Ménière. En même temps, je faisais l’I.A.C.P qui est une école de jazz qui, malheureusement n’existe plus depuis peu. Il y avait des ateliers, ce qui fait que je prenais des cours et en même temps je jouais dans les ateliers. Et ça,c’était super. Je ne peux que recommander ça aux débutants.

J’ai aussi fait des stages (du SIM et à Vittel), c’était vraiment bien : pendant 8 jours, tu ne fais que ça. Tu joues et tu apprends. Puis, je suis partie un an à l’école de Nancy. A l’époque ça s’appellait le C.M.C.N, maintenant ça s’appelle la M.A.I. Une année géniale. Fame quoi ! Avec des profs, genre Franck Agulhon, André Charlier ; des master-class tout le temps. Enfin c’était vraiment chouette. Et après, ça a été l’époque New-York qui a commencé, parce que c’était le rêve d’aller étudier là-bas. Alors je suis allée à la Drummers Collective. J’y suis allée 3 fois (à 26 ans, 29 et 32 ans), trois, quatre mois à chaque fois. Là-bas, ils te proposent plusieurs cursus, qui vont de 2 ans à 5 jours ! (rires) Bon, il faut le dire, c’est cher. Donc il faut avoir des bourses, ou alors des parents riches ou alors, t’as bossé comme une malade pendant quelques années pour pouvoir le faire quoi.

Nala : Quelques années ??? Un petit ordre de prix ?

JS : Disons que les cours, si tu restes un an, c’est 15000 dollars. Et après, il faut se loger et bouffer. Et quand tu es à New-York, il faut sortir ; parce que, si tu es là-bas et que tu ne vas pas écouter de la musique, c’est blaireau. Donc ça représente un vrai budget. Moi, j’ai eu la chance d’avoir des bourses. J’ai eu la chance d’avoir été intermittente assez rapidement et j’ai pu profiter des stages. Donc ça c’était cool.

La dernière fois que j’y suis allée, c’était il y a 3 ans et je compte bien y retourner. Parce que ce qui est bien c’est que tu peux y aller à la carte là-bas. Et puis la première fois que j’y suis allée j’avais 26 ans, et les profs que j’ai eu à cette époque m’ont suivi en fait. Donc mon intérêt c’est d’y aller régulièrement, prendre des cours avec un de ces profs car ils sont capables de voir comment j’ai évolué, de voir les défauts que je peux avoir encore, les automatismes pourris, et de me remettre un peu sur les rails et de recentrer le travail. C’est toujours intéressant d’avoir un oeil extérieur sur ta façon de jouer, surtout de la part de gens qui t’ont vu évoluer.

Nala : en fait, ça fait pas beaucoup d’années de cours proprement dit ?

JS : Ben c’est à dire que dans ce style de musique, ça n’est pas comme le classique où tu vas faire 10 ans de conservatoire et avoir un prix. On s’en fout chez nous. C’est plus un long travail personnel où chacun évolue et prend les directions qu’il veut. Après, tu es façonné par ce que tu écoutes, ce que tu bosses et la musique que tu vas jouer le soir.

Nala : Le passage en école est inévitable aujourd’hui si on veut faire ce métier ?

JS :Non, mais l’école permet de gagner du temps. A notre époque, on a l’avantage d’avoir pas mal d’écoles de musique super, et je pense qu’il faut en profiter à fond parce que ça fait gagner du temps.

Nala : Pourquoi la batterie?

JS :Ben heu… J’ai commencé par le piano à 6 ans, j’ai fait énormément de danse. Je kiffais ça grave. Jusqu’au jour où, à 8 ans, on m’a dit qu’il fallait que je fasse un régime. Là j’ai dit non.(rires). Et j’adorais le batteur de mon père. Pis j’étais garçon manqué à donf.

Nala : Ca veut dire quoi?Que la batterie c’est un instru de garçon manqué??

JS :Non, mais c’était un truc un peu de provocation genre : « tu vas faire du piano  » et moi: « non, j’veux faire d’la batterie! « Et puis en fait j’ai flashé sur l’instrument.

Nala : Tes influences? Tes références?

JS :Houla…Mon père est musicien de jazz traditionnel donc j’ai la chance d’avoir cette culture là (swing et jazz traditionnel). Ensuite, ado dans les années 80, Mickael Jackson, EWF, Kool and the Gang. Le flash, ma mère m’a emmenée voir Prince quand j’avais 11/12 ans et là Sheila E à la batterie,alors là…. Je pense qu’elle a contribué pas mal au choix.

Beaucoup influencée par Prince et par le funk à fond. Après il y a aussi, Georges Benson, Al Jarreau, Steve Gadd, toute cette période là. Après j’ai fait un retour au jazz car quand j’ai fréquenté les écoles de jazz, j’ai du  » parfaire  » ma culture jazz. Puis après, j’ai eu un coup de foudre pour la musique latine, notament la musique cubaine (tout ce qui est salsa) et là ça fait 10 ans; et là cours de percus, les rumbananas. Ca c’est une chouette aventure. Personne n’était issu du milieu cubain ou salsa. On a toutes appris en même temps, on a beaucoup bossé.

Nala : Ta (tes) spécialités? bon batteuse …batteur… Tu dis quoi toi?

JS : battrismte!!(rires)Sinon je joue plutôt des percus cubaines on va dire : bongo, timbales

Nala : qu’est ce qui caractérise selon toi, ton jeu?

JS : Ecoute… j’espère que c’est le groove. Parce que c’est vrai que j’ai vraiment axé mon travail sur ça. Comme j’ai fait beaucoup de danse, quand j’écoute de la zique, faut que ça groove pour danser.

Nala : Quels sont les points techniques sur lesquels tu as beaucoup travaillé ?

JS : La technique de caisse claire par exemple, je l’ai appris tard. Au début je ne l’ai pas fait, ça me gonflait grave. Mais à un moment, tu es obligée d’y passer car le vocabulaire vient de là. Alors, les trucs sur lesquels je me suis acharnée, je crois que c’est les indépendances, surtout quand j’ai commencé la musique latine. Et il y a eu aussi les fameuses ghost note dans le funk sur lesquelles je me suis acharnée aussi.

Nala : Quel(s) styles musical t’a le plus apporté pour ton jeu actuel ?

JS : tu veux dire, ce qui a enrichit ce que je faisais ? Je pense que c’est la musique latine.

Nala : Je t’ai rencontrée la 1ere fois dans une jam-session. Les jam-session, c’est pour le fun ou c’est pour bouffer ?

JS : Non, c’est pour le fun.

Nala : Peux tu expliquer le principe des jams ?

JS :Alors la jam… En tous cas, au Baiser Salé, François Constantin qui anime ça depuis 11ans (!!) a plusieurs équipes (souvent un trio piano, basse batterie) et lui aux percus. Ensemble ils jouent une heure et ensuite il invite qui veut, à venir jouer sur scène. Son principe à lui est super parce que ça permet aux d’jeuns et moins expérimentés d’être accompagnés par de super musiciens.

Je me souviens qu’il y a des années il y avait des musiciens comme Paco Séry à la batterie, MBappé à la basse. A l’époque je n’aurais jamais pensé que j’aurais pu avoir l’occasion de jouer avec Etienne M Bappé par exemple. Bon ça c’est au Baiser Salé, mais sinon les jams c’est des scènes ouvertes où tout le monde peut jouer.

Nala : Quels conseils tu donnerais à quelqu’un qui vient jammer pour la première fois ?

JS : ben il faut y aller pour passer du bon temps. Alors c’est vrai que parfois, ça fait un peu examen. Tu peux arriver un peu traumatisé et si ça se passe mal tu mets 15 jours à t’en remettre. Et je parle en connaissance de cause… Les jams, faut que ça soit cool. C’est pas des examens mais des moments où tu peux jouer avec des gens avec qui tu n’aurais pas forcément l’occasion de jouer. Et moi, je continue à y aller, même si c’est pas moi qui les anime. Je trouve ça fun.

Nala : Est ce que vous répètez pour ces jams ?

JS : ben à la balance, on a mis en place 2/3 morceaux vite fait hein .

Nala : Y’ a t’il des auditions pour faire partie des musiciens  » invités  » ?

JS : non non, j’étais une habituée des jams. Puis un jour, François m’a proposé de faire partie du noyau qui anime.

Nala : C’est basé sur les impros? Comment procèdes tu pour faire tes chorus ?

JS :Alors… On ne peut pas dire que je sois une spécialiste de l’impro de batterie. Mais j’ai commencé avec le jazz et c’est vrai que c’est dans le jazz que le batteur s’exprime le plus car il y a beaucoup d’impro, ça fait partie du  » scénario « .

Donc j’essaie de construire un truc de manière à ce qu’il y ait une progression… Mais ça n’est pas systématique : je peux commencer très fort et descendre. Je peux respecter la forme du morceau ou pas. Après, l’inspiration est là ou pas parce qu’il y a des jours où tu es rincé(e), où tu n’as rien à dire comme dans une conversation avec quelqu’un. Après il y a le bagage technique qui fait que ça t’aide à t’exprimer. Bref je fais au feeling ! Un peu trop d’ailleurs…Il faudrait que je recadre tout ça!

Nala : ton matos? Tes réglages ?

JS : ma première batterie était une Pearl. Pearl c’est très bien, c’est tout terrain. Et j’ai une petite jazzette que j’ai depuis pfiouuuu, plus de 10 ans, j’l’adore. C’est la batterie sur laquelle je pratique. C’est une petite 18  » avec des peaux grasses fiberskin. J’aime bien.

Nala : Mais en concert tu joues avec quoi ?

JS :Ben écoute, j’ai 200 batteries dans ma cave et selon le gig et combien il est payé, je sors la batterie adéquate ! Bon sérieusement, j’ai jamais été trop  » matos « , je m’en fout un peu. Et je préfère jouer sur une batterie pourrie que de me farder le matos.

Nala : tu n’as pas de batterie avec laquelle tu fais tes concerts ?

JS :Pas vraiment. J’ai un bijoux que je sors rarement : je me suis offert une Grestch à New-York que j’ai trouvée dans un magasin vintage. Elle est des années cinquante, pailletée argentée qui sonne de la mort qui tue. Mais elle sonne vraiment typé jazz et en plus, jazz d’une certaine époque. Donc, je ne peux pas l’utiliser tout le temps. Sinon, j’ai une Slingerland qui marche bien, équipée 10  » et 14 « , gc18  » ou 20  » ou 12  » et 14 « , gc 18  » ou 20 « . S’il faut jouer du gros funk, genre à la Clinton, là en général, il faut sortir la 22 « . Mais quand même, moins je porte de matos, mieux je me porte. Je n’aime pas les gros sets.

Au niveau cymbales, j’ai une ride, une vieille Istanbul achetée d’occaz à un batteur. Je préfère quand les cymbales ont été un peu jouées et un peu vidées. C’est vrai que je kiffe plus les cymbales, parce que pour moi, c’est vraiment ça qui caractérise les jeux des batteurs, plus que la batterie en elle même ; même si ce que je te dis, peut faire hurler les gens.

Mon charley est un Bosphorus ; il y a 2 ans, je suis carrément allée à l’usine en Turquie.

Nala : Tu joues une cymbale rivetée. Pourquoi ce choix ?

JS :Cette cymbale, je l’ai acheté à New York, il y a dix ans, dans un magasin pourri. C’est une vieille Zildjian et le son était déjà un peu vidé. Et j’aime bien les sons un peu crados, vidés. Et avec les rivets, j’aime bien. Alors je l’utilise aussi dans le funk ou dans la musique latine. Je l’utilise tout le temps.

Nala : es tu endorsée?

JS : Non.

Nala : Pourquoi ?Tu n’as pas fait les démarches ?

JS : On m’a proposé, il y a 8 ans de représenter Tama, et j’ai dit:- « tiens,pourquoi pas.  » Et je n’ai plus jamais entendu parler d’eux (rires).

Nala : Des projets ?

JS : j’attends que Prince m’appelle ! (rires !) Et sinon, un groupe de funk-jazz en quartet. C’est un groupe qui s’appelle les New Antics. On fait des compos et on est 3 filles et un mec, ça change un peu : Carine Bonnefoy au rhodes, Sophie Alour au sax ténor, et Felipe Cabrera à la basse.

J’ai monté quelques formations sous mon nom,en quartet latin jazz avec un steel drum.

Nala : Ton actu ?

JS : Pas mal de concerts avec Rhoda Scott. Je joue en big band aussi.

Nala : Il y a eu Hilary jones qui dit qu’elle n’a pas trop ressenti la mysoginnie et Alix Ewande qui dit que ça n’a pas été rose tous les jours de ce coté là. Et pour toi?

JS :Pour avoir vécu un peu aux Etats Unis, ils ont l’habitude d’avoir des musiciennes à tous les postes et dans tous les styles de musiques. Ils étiquettent vachement moins les gens. Et pour avoir fait quelques jams là-bas et avoir jouer là-bas, c’est vrai que ce soit fille ou garçon, ça leur importe peu : ils t’accordent autant de crédit, et il n’y a pas cet espèce de : « mais heu…tu chantes c’est ça? « 

Et en Europe, de ce côté là, on est un peu à la rue. Et surtout dans ce milieu là, jazz, impro, ils n’ont pas du tout l’habitude de voir des gonzesses aux postes de batterie, contrebasse etc. Mais ça rentre progressivement : je ne désespère pas hein !

Le paradoxe, c’est que dans le classique, tu as plein de meufs et ça, ça dérange personne. Il est vrai que j’ai eu aussi des réflexions désagréables, au début. Déjà, tu es là, tu doutes de toi à fond, tu te demandes ce que tu fous là, et là t’as un mec qui va t’enfoncer avec une vanne pourrie. Mais j’ai pas eu le coup de  » fais moi b–der,chérie « .Je l’attends celle là! (rires!!)

Nala : Ca veut dire qu’il faut être solide pour faire ce métier ?

JS : ben faut se préparer, parce que c’est quand même dur.

Nala : Penses tu qu’il soit plus compliqué pour une musicienne d’allier vie privée et vie pro que pour un musicien ?

JS :Je pense que ça l’est par le fait que c’est nous qui portons l’enfant. Tu es obligée de te calmer un peu avant l’accouchement et un peu après.(3/4mois). Mais sinon, ça ne l’est pas. J’ai beaucoup de copines des Rumbananas qui ont des gamins et qui sont à donf.

Nala : on dit souvent que dans le jazz, la technique prime au détriment des émotions ? Qu’en penses-tu ?

JS : Non ! C’est faux.Y’en a peut-être qui font ça. Mais la technique, c’est pour servir la musique et pas le contraire. Alors, pas d’accord!

Nala : Tu joues pas mal d’afro-cubain également ; quels sont les trucs indispensables à comprendre et à savoir pour les jouer correctement ?

JS :Déjà, il faut en écouter à fond. Après, il y a le mystère de la clave. Mais ça n’est pas le plus important : chaque style a son vocabulaire, ses accents. Disons que dans la musique cubaine, il faut savoir où se trouve le premier temps, sinon tu es vraiment dans la merde, car dans cette musique, il n’y a rien sur le temps.

Il faut vraiment ressentir la musique dans le bide. (anecdote: « mes premiers concerts avec les rumba(ndlr les rumbananas), c’était une catastrophe : j’étais là à demander : « où est le 1er temps stp? Et j’étais sensée faire la cloche qui marquait le 1er temps! Rhôô la honte ! )

Et il y a aussi la cascara : c’est une espèce de phrase sur 2 mesures, que tu fais sur la cymbale, avec des accents.

Nala : Et pour le jazz ?

JS :Disons que un truc caractéristique du jazz, c’est le 2eme et le 4eme temps au charley, et puis  » schinguinling  » à la cymbale. Après cc et gc, ça va être du discours. En général la cc c’est de l’impro, de l’accompagnement. C’est ce qu’on appelle du comping.

Après, c’est comme tout. C’est une culture. Il faut en écouter calmement.

Nala : Le jeu de percu t’a t-il apporté des choses pour ton jeu de batterie ?

JS :oui, beaucoup. Ca m’apporté du vocabulaire et ça m’a apporté aussi quelque chose dans l’extension du temps. Parce que dans les percus, on peut étirer le temps, jouer sur les tensions entre binaire et ternaire, surtout en musique afro-cubaine.

Tu as beaucoup de 12/8 et de 4/4 et tu peux t’amuser avec ça. Ca m’a aidé dans le contact avec les peaux qui au départ ne m’attiraient pas du tout quand j’ai commencé la batterie. Parce que tous les autres instrumentistes ont un contact direct avec leur instru (que ce soit le piano, les soufflants, contrebasse etc). Et nous, c’est les baguettes qu’on actionne et qui font le son. Et faire du son avec les paumes de mains, ça a été super pour moi.

Nala : Tu as joué avec Rhoda Scott, la célèbre organiste de jazz, tu peux parler de cette rencontre ?

JS :c’est quelqu’un que je connaissais depuis longtemps, mais pas personnellement. Et il y a 2/3 ans, on a fait le festival de Vienne avec les Rumbananas, c’était la journée  » femmes  » .Le programmateur du festival et l’agent de Rodha Scott trouvaient sympa comme idée qu’on fasse un groupe de filles et que l’on joue avec Rodha. Et comme il y avait Airelle Besson (trompettiste), Sophie Alour (sax ténor) et moi, et on a fait un truc de jazz. Ca a super bien marché, donc du coup, le projet a continué.

Nala : Tu as joué avec cette formation composée exclusivement de filles ? Est ce différent de lorsque tu joues avec une majorité de mecs ?

JS : A partir du moment où tu as affaire à des gens sérieux dans le boulot, amoureux de la musique, fille-garçon,c’est pareil.

Nala : Quand tu joues pas de batterie, tu fais quoi ?

JS : j’me mets les doigts dans le nez !

Nala : lollllllllll! je signale que je retranscris l’interview, mots pour mots !!

JS : Rires…j’essaie de faire du sport. Ca permet d’être moins crevée. Je vais voir mes keupines, mes parents. Parce que c’est vrai que le style de vie que j’ai, me coupe un peu des gens qui ne font pas du tout ce métier. Et quand j’ai le temps, je voyage : j’adore ça.

Nala : Question rituelle de la TOB : si tu pouvais boire un verre avec une personne morte ou vivante, qui serait-ce ?

JS : je pense que c’est Prince. C’est Roger. Roger Nelson de son vrai nom ou Herbie Hancock.

Nala : Et bien,je te remercie de m’avoir accorder du temps. Keep groovin’!!

Extrait audio du titre « Lacraia » (mp3 : 9 Mo : environ 10’30) :

Musiciens : avec François Constantin
Piano : Cyril Barbesol , basse : Kevin Reveyrand , batterie : Julie Saury , Percussions : François Constantin.

Le site My Space de Julie : http://www.myspace.com/juliesaury

Dossier réalisé par Nala – Novembre 2006

Photographies de Stéphane Dah-Lande (merci à lui ! )

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