Portraits et interviews

Bumcello : Cyril Atef et Vincent Segal

Pour ceux qui pensent qu’ils ne connaissent pas les deux musiciens qui forment le groupe Bumcello (prononcé « boeumcello »), ils sont la paire rythmique (basse/batterie) qui accompagne entre autres M(athieu Chédid).

Il y a le démonstratif (Bum), au look très roots, ambianceur, facétieux, batteur / percussionniste, dont le jeu de batterie est créatif et original. Et l’autre (Cello) à l’apparence plus classique, discret, jouant (en plus de la basse et de la guitare) d’un instrument que l’on avait pris l’habitude de ne voir que principalement dans les concerts de musiques classiques : le violoncelle.

Il y a le méticuleux dans le travail et le  » bordélique « , et vous serez surpris de savoir qui est l’un et qui est l’autre. Ne jamais se fier aux apparences ! Ces deux musiciens m’ont donc interpellée parce qu’ils représentent pour moi un peu le couple musical idéal, dans le sens où à deux, ils sont parvenus à créer leur univers (et à faire danser les gens), et qu’en tant que  » batteuse « , ça fait rêver de voir qu’une telle osmose est possible entre musiciens, malgré leurs différences de parcours et de personnalité. Et que finalement, ils ébranlent le schéma classique de ce qu’on appelle un groupe de musique.

Je suis donc allée les rencontrer le 11 mars dernier, lors d’un concert, et je leur ai posé quelques questions afin que vous et moi, nous puissions mieux les découvrir.

Nala : alors première question : n’est-ce pas un peu énervant pour vous que l’on parle de Bumcello, comme étant les musiciens de Mathieu ?

Vincent : Forcément c’est un dénominateur. Quand on joue à St Domingue ou au Brézil, personne ne connaît alors on dit « bumcello c’est quoi?  » Mais en France, je trouve ça normal : j’ai connu Mathieu il y a 10 ans, et avant de le connaître, personne ne me connaissait en France, sauf les musiciens : on jouait avec Cyril, Julien Lourau, je jouais avec beaucoup de musiciens africains, antillais ; j’ai travaillé avec Césaria Evora, Carlinhos Brown etc… mais personne ne me connaissait. D’une manière, je suis assez content, parce que je trouve ça normal : on a dit la même chose de plein de sections rythmiques (comme Karim Ziad,le batteur de Cheb Mami). Et Mathieu est un type qui ne nous a jamais mis de coté. Musicalement, on s’est bien amusé avec lui, on a bien joué, j’ai appris beaucoup de choses.

Cyril : Non, pas du tout. On a fait de grosses tournées avec Mathieu (130 concerts), il y a beaucoup de gens qui viennent aux concerts de Bumcello, sans vraiment connaître notre groupe. En fait Mathieu dit de ses musiciens qu’on est un collectif d’artistes.

Nala (pour Cyril) : lors de la dernière tournée avec M, tu joues d’une percussion(ronde) que je n’avais jamais vue : c’est quoi et ça vient d’où ?

Cyril : l’instrument s’appelle HANGDRUM, ça vient d’une boite suisse PANART. J’ai découvert cet instrument lors d’une émission tard dans la nuit. Ce sont des fabricants de steel drum qui ont inventé cet instrument : une face fait office de steel drum trinidadien et l’autre face c’est le ghatam indien. A l’origine c’était une cruche en terre, ils ont combiné les 2 et c’est devenu le hangdrum.

Nala : M laisse t’il aux musiciens une grosse possibilité d’expression ?

Vincent : Oui oui, il laisse une énorme liberté d’expression. De toute façon, on a écrit beaucoup de morceaux ensemble : souvent je joue les arrangements, et surtout, il nous met vachement en avant, ça c’est sûr.

Cyril : Oui, énormément.

Nala : Y ‘a t’il d’autres collaborations prévues avec M ?

Vincent : Oui, avec Mathieu, ce sont des cycles. Ca fait dix ans que je joue avec lui, ça se passe souvent un peu pareil : pendant une période, il réfléchit à son album, à la façon dont il va le faire. Après il m’appelle et en général, ça va assez vite. En ce moment, il travaille avec des gens, il se repose un peu.

Nala (pour Cyril)  : Quand et comment as tu découvert l’instrument ?

Cyril : A l’âge de trois ans, j’ai commencé à taper sur des caisses et des cartons comme un gamin qui tape sur des trucs. Mes parents ont vu que j’étais vraiment attiré. Alors j’ai commencé à prendre des cours à l’âge de 6 ans sur un pad. A l’âge de 10 ans, on a déménagé aux Etats-Unis, à Los Angeles (je suis né à Berlin), j’ai eu ma première batterie à l’âge de onze ans à peu près.

Nala : Pourtant j’ai lu sur le net que tu étais autodidacte.

Cyril : C’est faux : je suis rentré à l’âge de 16 ans dans une école de batterie appelée la P.I.T (Percussion Institute of Technology). C’est là que je suis devenu très sérieux sur l’instrument : jai vraiment travaillé énormément la batterie. J’ai joué beaucoup de musiques différentes. Je me suis perfectionné dans la lecture rythmique et le solfège rythmique. J’ai commencé à jouer avec beaucoup de musiciens.

Après j’ai joué avec beaucoup de groupes différents à Los Angeles. Je travaillais la semaine, et je jouais le week-end. J’étais semi-professionnel. Puis je suis parti étudier à Boston à La Berkley College Music. J’y suis resté un an et demi. J’y ai plutôt appris l’harmonie, la théorie, pour apprendre la composition. Ensuite j’ai débarqué en Europe avec un groupe de percussions qui s’appelait  » Ozain « , un groupe avec qui on jouait beaucoup dans la rue avec un Argentin et deux Brésiliens. Et je me suis installé à Paris en août 1990.

Nala : sur le forum de La Toile des Batteurs, un jeune internaute a dit qu’il avait eu envie de faire de la batterie, après t’avoir vu jouer : réactions ?

Cyril: C’est super ça, ça fait plaisir ça !!

Nala : Quand as-tu su que tu en ferais ton métier ? As tu jamais douté d’y parvenir ?

Cyril : J’ai vite su et non je n’ai pas douté. Enfin, on doute toujours quand on est artiste, mais je savais qu’il fallait que je trouve ma voie, mon son original, et qu’on me reconnaisse.

Nala : Qu’utilisez vous comme matos lors de vos concerts ? (batterie, percus, basse, contrebasse, pédale d’effets, échantillonneur etc …).

Vincent : En fait, l’idée de Bumcello est partie de clubs comme le Cithéa où il y avait énormément de DJ qui mixaient les soirées, passaient des disques. Et nous, on s’est dit qu’on voulait jouer et créer des petits morceaux en direct. Rien n’est séquencé ou mémorisé, tout est joué sur place. On fait tourner des boucles.

L’idée du violoncelle électrique est un instrument que j’ai fait faire : c’est un mélange de basse, de guitare électrique, de violoncelle réunis sur un seul instrument. Et Cyril, il a sa batterie, mais globalement, il se fout du matos, il s’adapte au matériel qu’il a. En voyage, il ramène des trucs de pays où on voyage et il s’en sert d’une manière détournée. C’est à dire, il prend un tambour égyptien, un pandéro, des carcabous marocains (etc…) et il s’en sert à sa manière. Il se sert de tout ça pour sampler sa voix et percussions et en même temps, il joue par dessus.

Au niveau du matériel ça reste assez rudimentaire, mais il y a quand même du sampling. En ce moment, j’essaie de ne pas trop boucler, je le laisse jouer d’avantage.

Nala : T’arrive t’il de jouer au click en concert ?Dans quelles circonstances ?

Cyril : C’est arrivé avec Mathieu que je joue au click, parce que le DJ déclenchait quelques samples ou scratchait quelques sons, et il fallait que ce soit  » tight  » quoi. C’était surtout par rapport au DJ.

Nala : Qui travaille dans l’ombre de Bumcello ? (gestion du son,des voix et de la lumière)

Cyril : On est 4 personnes en tout : il y a Stéphanie, on l’a rencontrée il y a 8 ans, dans un bar où elle s’occupait du son des artistes qui se produisaient. On l’a emmenée et c’est notre ingé son. Et il y a Christophe (Tof) qui s’occupe un peu de tout ce qui est logistique.

Nala : Sur ta batterie, un bidon d’eau (semble t-il) fait office de tom. Quel tom remplace t’il et qu’est ce que ça apporte au niveau du son ?

Cyril : Ca fait 20 ans que j’ai mis ça dans mon kit. J’ai vraiment flashé. C’est un peu ma signature. C’est pas vraiment pour remplacer un autre tom. On peut dire que ça remplacerait le tom médium mais c’est plus pour avoir un petit son aigu mais il y a plusieurs sons. Ca dépend où tu tapes. Il y a des bouteilles qui ne sonnent pas, donc je teste un peu. Ca a un petit son percussif que j’aime bien.

Nala : Vous tournez beaucoup, quel(s) pays vous a le plus marqué et pour quelles raisons ?

Cyril : En octobre 2005, on a fait une tournée dans les Caraïbes et en Amérique du sud. Haïti m’a beaucoup marqué : j’adore la culture haïtienne, la musique, la poésie et les gens. J’avais une copine haïtienne il y a très longtemps. Vraiment la musique compas / troubadour là-bas, c’est incroyable. C’est dommage qu’ils vivent dans cette misère terrible.

Nala : Vincent tu as suivi une formation classique, pris en charge très jeune dans différentes écoles, or vos concerts sont basés sur l’impro : comment as tu fait pour te sortir du carcan et réussir ce difficile exercice qu’est l’impro ?

Vincent : Alors, mes parents n’écoutaient pas de rock et pas de chansons françaises. Ils écoutaient du classique, du jazz, de la musique indienne. Beaucoup de copains qui jouent du classique jouent beaucoup de notes rapides. Mais ça n’est pas comme ça que je vois les choses : tu places quelques notes (comme dans une maison où tu fais les fondations), et tu restes autour de ça, tu glisses tranquille. Les bases, c’est ça et tu vois comment les gens dansent souvent. Alors, nous on joue à notre manière : on a pas forcément le  » vrai  » groove haïtien quand on joue du compas ou autre, mais on joue sincèrement comme on aime et du coup ça amène quelque chose. Pour moi, la musique classique t’apprend plein de choses mais ne t’apprend pas à jouer spontanément. C’est essentiellement grâce à la famille et grâce à la culture musicale que j’y suis parvenu.

Nala : Tu travailles ton violoncelle régulièrement ?

Vincent : Je joue tous les jours. Ca me manque quand je le fais pas. Quand je ne joue pas, je le ressens en concert. Un de mes profs au conservatoire disait: « le 1er jour, il n’y a que toi qui te rends compte que tu n’as pas joué. Le 2eme jour où tu ne joues pas, ce sont tes enfants et ta femme qui se rendent compte que tu n’as pas joué. Le 3eme jour, c’est le public qui s’en rend compte « . C’est à dire que tu le payes à un moment ou à un autre.

Nala : Cyril, tu as la  » particularité  » de jouer pieds nus. Pourquoi? Y’ a t’il des précautions à prendre lorsque l’on joue souvent pieds nus ?

Cyril : Je me sens plus confortable comme ça.Je me sens plus proche de mes pédales .Les précautions?!Pas marcher sur un clou sur la scène!

Nala : On dit que pédagogiquement c’est une bonne chose de jouer pieds nus.

Cyril : c’est vrai ?Je ne savais pas.

Nala : Comment se passe la composition de vos morceaux en règle générale ? Partez vous d’une base rythmique ou d’une base mélodique?

Vincent : Alors le problème que j’ai par rapport à ça, c’est que souvent je remets à demain. Je joue, les idées passent, mais je ne les note pas forcément dans le moment. Cyril lui est assez méticuleux : quand on a une bonne idée, il va l ‘archiver. Si on a quelque chose de super qu’on a joué sur scène, il va le garder, il va travailler dessus.

Cyril : pour l’album, j’ai composé la plupart des titres, au niveau rythmique et j’ai trouvé les mélodies. Et Vincent a beaucoup arrangé. Et après j’ai écrit les textes. Il y a quelques morceaux dont les idées sont parties de live car j’enregistre tout sur mini-disc.

(Note de Nala : pour preuve, écoutez le live de Montpellier 2005,track n°8 vers la dixième minute, téléchargeable sur le site et le track n°3 de l’album « animal sophistiqué »!)

Nala : Le chant prend une part importante dans cet album. As tu toujours été attiré par le chant ? Avez vous utilisé le headrush (deelay/looper) pour cet album ?

Cyril : J’ai chanté instinctivement, mais j’ai déjà pris des cours. Et j’aimerais bien continuer à en prendre. Oui on a utilisé le headruh sur tous les albums. Le headruh c’est un sampler : j’en ai deux actionnés au pied et Vincent en a deux aussi.

Nala : Comment avez vous pris la nomination aux victoires de la musiques avec ce disque ?

Vincent : Pour la nomination, on était content parce que Bumcello n’est pas un groupe super méga connu, c’est assez expérimental. On fait une musique qui n’est pas toujours accessible pour tout le monde. Et donc le fait que les gens de la profession aient voté pour l’album, ça fait quand même plaisir. C’est aussi une manière de récompenser et de remercier les gens qui nous supportent, notamment la famille parce qu’on est beaucoup sur la route.

Cyril : Ben c’était la troisième, et j’étais content.

Nala : C’est toujours le même plaisir ?

Cyril : Ca change pas grand chose, mais je suis content que les gens du métier de la musique aient voté pour nous. Ca fait plaisir d’être reconnu par le métier. On n’est pas très connu du grand public : Samedi dernier (NDLR samedi 4 mars, jour des Victoires de la musique), quand ils ont nommé les différents artistes de la catégorie, quand on a été nommé, il y a environ 15 personnes qui ont applaudit, alors que pour D. guetta, ça a été l’ovation. Je suis content d’avoir gagné contre le roi de la night ! Ca fait plaisir. Comme je te l’ai dit, ce sont les pros qui ont voté et c’est bien d’être reconnu.

Nala : Le disque est difficile à trouver en magasin car jamais placé dans le même rayon d’un magasin à l’autre, et comme m’a dit le vendeur :  » c’est inclassable « . Pourtant pour les victoires, vous êtes classés dans les musiques  » world  » ou  » électroniques « . Pouvez vous nous définir votre musique?

Vincent : Oui c’est vrai il a raison dans le sens où on a pas fait de la musique en se disant on va faire ça ou ça. On joue et puis voilà.

Nala : Votre point de vue à propos du téléchargement de la musique ?

Vincent : Tout travail mérite récompenses et que quand tu achètes de la musique, au moins tu payes les musiciens…. Après, je ne peux pas prendre la défense de l’économie de marché qui est horrible : on sait bien que par exemple, le petit planteur de carottes gagne moins que la grosse enseigne qui les distribue, alors que c’est le planteur qui fait de belles carottes. Donc la qualité n’est pas récompensée. Et si le marché du disque se casse la figure, il y aura une répercussion : on la ressent déjà un peu dans la qualité de la musique…. Globalement on risque d’avoir des choses où tout va sortir très vit, personne ne mettra de l’argent dessus….A propos de la licence globale, j’étais plutôt contre mais je ne suis pas plus préoccupé que ça. Je suis d’avantage préoccupé par comment je vais écouter de la musique à la maison et là où je mets mes sous. De toute façon, je préfère les vinyls. J’aime chercher des trucs anciens que les gens ne trouvent pas en cd. C’est ultra élitiste, mais j’assume ! (rires)

Nala : As tu eu toujours envie de former le groupe des deux musiciens que vous êtes pour ce groupe, ou est ce la rencontre avec Vincent qui a crée cela ?

Cyril : Non, c’est la rencontre avec Vincent. Ca n’était pas une envie spéciale au départ.

Nala : La complicité avec Vincent est complète. Quelles sont pour toi, les qualités qu’un bassiste doit avoir pour que le feeling passe ?

Cyril : La rigueur rythmique : il faut qu’on soit  » tight  » basse/batterie, ça c’est sûr. Pour moi la qualité d’un musicien, c’est celui qui est ouvert musicalement, celui qui n’est pas puriste. Celui qui maîtrise beaucoup de styles de musiques différentes, avec une palette large.

Nala : (pour Vincent) Quelles qualités doit avoir un batteur pour que le duo basse/batterie soit réussi ?

Vincent : Qu’il écoute beaucoup de musiques. Qu’il écoute tout le temps le chanteur, ou le musicien avec lequel il joue. Qu’il s’affirme, qu’il soit pas inquiet, qu’il affiche une certaine sérénité, et après, dans l’idéal, qu’il ait une horloge dans la tête, c’est à dire un sens de la régularité incroyable. Pour moi un grand batteur, dans l’idéal, on doit avoir l’impression qu’il caresse l’instrument presque, même quand il cogne. Ca doit pas être un truc lourd. Ca doit être rebondissant. En fait, quand tu joues d’un instrument, tu devrais pouvoir en jouer un autre, au niveau de l’écoute. Pour moi, un batteur et un chanteur ça doit être pareil:par exemple le batteur Al Jackson junior (qui est un batteur que j’adore),t’as complètement l’impression qu’il est dans la voix d’Otis Redding quand il joue derrière. Et tu as l’impression qu’Otis écoute son batteur pour chanter. Après il y a des paires qui fonctionnent bien : Cyril est assez démonstratif, non pas dans le sens « techniquement »,mais en fait il est exubérant et moi assez calme donc ça fonctionne bien.

Nala : Quels conseils donnerais tu pour pouvoir améliorer une paire basse/batterie dans un groupe?Y a t’il des exercices spécifiques?

Vincent : Il n’y en a pas vraiment. Il faut jouer ensemble. Sinon, les exercices qu’il y aurait, c’est de toujours essayer de préciser ce que tu veux dire, que ce soit pour le bassiste ou pour le batteur.

Cyril :
Au début, je pense, peut-être travailler au métronome et surtout écouter beaucoup de musiques. Essayer de jouer avec des gens de nationalité différentes aussi. C’est ce que j’ai fait;c’est ça mon chemin.

Nala : Le fait que tu joues aussi de nombreuses percussions influe sur ta façon de jouer de la batterie. Lorsque tu joues, penses tu « batterie », « percu » ou « rythme » ?

Cyril : Oui le percussionisme m’influence. Quand je joue c’est un mélange des deux (percu et rythme). Disons c’est « rythme » au sens large du terme.

Nala : As tu d’autres passions ? (la boxe non?cf à ton gros short !)

Cyril : J’aime danser. La boxe, j’aime bien regarder quelques matches mais pratiquer, non ; ou alors pour me défendre. Il y a 5/6 ans, on m’avait offert un short de boxe thaï, j’ai trouvé que ça avait un bon look bien flashy ! Sinon je fais du sport, j’essaie de rester en bonne forme. J’aime bien la plongée sous marine.

Nala : Vous avez une devise ?

Cyril : Pour nous c’est 100% impro, chaque concert est unique et pour le public, libérez vos fesses et bougez les !

Nala : Pour finir, la question rituelle de Tob! Avec qui aimerais tu aller boire un verre(qu’il soit vivant ou non) ?

Cyril : J’aurais bien voulu aller boire un verre avec Ali Farka Touré qui vient de décéder parce que j’appréciais beaucoup le bonhomme.

Vincent : Muddy Waters un guitariste-chanteur blues-man dont sa grande période fût fin des années 50, début des années 60. Le nom des rolling Stones vient d’une chanson de lui. Je l’ai déjà rencontré en fait quand j’étais petit, et je lui ai fait signer un disque. Mais je ne lui ai pas parlé… Je ne parlais pas encore l’anglais.

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Un peu comme lors de cérémonies, j’adresse un Spécial big up à toute l’équipe de la salle du Cap qui est super méga cool et me réserve toujours un super accueil.

Merci également à la Tob car c’est par son intermédiaire que j’ai pu vivre cette belle rencontre.

Et pour finir, je remercie Cyril et Vincent pour l’accueil et la disponibilité dont ils ont fait preuve à mon égard. Merci aussi pour ces 20 minutes de bonheur Vincent vécues pendant la balance !!! Et pour les avoir vu cette soirée du 11 mars 2006, je peux vous dire qu’ils se mettent vraiment à nu et jouent sans filet.

Bumcello en concert c’est une leçon d’écoute mutuelle entre musiciens, une démonstration évidente de complicité entre eux deux et avec le public (même si lors de cette soirée, j’ai trouvé la salle un peu timide). Bumcello c’est aussi une multitude de sons, de couleurs, d’ambiances aussi diverses que variées, qui vous emmènent on-ne-sait-où, mais toujours guidée par une chose prédominante tout au long du concert : la pulsation.

En dépit du formatage musical plus ou moins imposé en France, leur démarche est un succès aujourd’hui, récemment récompensée d’une Victoire de la musique, simplement en étant eux même ; ce qui finalement n’est pas si courant de nos jours dans le paysage musical français.

Ils abordent tous styles musicaux sans autre préoccupation que de faire bouger les gens et d’échanger avec eux. Et lorsque l’énergie du public est au rendez-vous il est même possible de retrouver sur l’opus futur un morceau qui, en fait est né lors d’un concert. Ce que je trouve très généreux et inédit. Il ne tient qu’au public de leur envoyer de bonnes vibes s’il veut continuer de danser avec Bumcello !!

Bumcello ou le courage d’être soi…

http://www.bumcello.com

Dossier réalisé par Nala

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