Bricolages

Transformer sa cave en local batterie !

  • Cédric Billard

Transformer sa cave en local batterie !

Par Maddrum – novembre 2005

Avant propos

Dans l’idée de pouvoir en faire profiter un maximum d’entre vous, je viens ici détailler la transformation que j’ai effectuée chez moi, plus particulièrement dans cette pièce qui servait plus de refuge aux araignées et autres espèces du genre afin de la transformer en local batterie.

Dans un premier temps, le moins évident fût d’expliquer à ces araignées qu’elles allaient devoir préparer leurs flight cases pour déménager, la discussion tourna vite au vinaigre, j’ai donc instinctivement décidé de clore le débat en ayant comme réflexe de faire croquer sous mes semelles toutes ces vilaines intruses : « zut alors ! C’est chez moi aussi ici !! »

Ceci étant résolu, je me mis à la tâche que je vais vous détailler dans les chapitres suivants…

L’élaboration

Comme pour tout, rien ne sert de se lancer tête baissée, il faut bien réfléchir à ce que l’on veut faire, je me suis donc dans un premier temps muni essentiellement d’un crayon, d’un papier et d’un mètre en rouleau :

Budget : 0,00€« je pense que tout le monde a ça chez lui ».

Cette première étape est essentielle, c’est celle qui sera le fil directeur de toutes interventions, achats etc…durant toute la durée des travaux.

Prendre ces mesures (longueur, largeur, hauteur) calculer ces superficies, prévoir ces matériaux, ceci afin d’évaluer les étapes à respecter ainsi que le coût de ces travaux.

Mes mesures étant prises, j’ai donc divisé mes travaux selon ces étapes :

  1. Le sol
  2. L’électricité
  3. L’aération
  4. Les murs
  5. Le plafond

La situation de départ

Pour ma part je suis parti de rien, enfin, j’avais une cave en briques qui fait dans les 3.90m de large sur 5m de long, mitoyenne des voisins sur un des côtés (en largeur), au sol de la terre, pas assez de hauteur (à peine 1.80m) pour tenir debout sans raccrocher le plafond béton (juste au-dessus, ma salle à manger) et pas d’électricité.

Dans un premier temps, dans ma cave, je devais récupérer de la hauteur, un coup de téléphone à un pote et on s’est tout de suite retrouvé enfermés quelques jours munis d’une pioche pour enlever en terre l’équivalent de deux rangées de briques (environ 14cm), au bout de 2 jours on pouvait enfin tenir à l’aise debout :

Budget : 0,00€ « juste un peu de sueur, quelques cloques : donc des pansements, un ou deux coups de téléphone pour le pote et emprunter les pioches, puis les 2 repas du midi avec le pote, le + cher c’est le vin et l’apéro… ».

Comme vous le voyez sur ce schéma, ce ne sont pas les araignées qui viendront se plaindre d’un manque de place…

Le sol

J’avais prévu de couler une chape béton (cailloux, sable, ciment et eau), comme je n’y connaissais pas grand-chose, j’ai fait appel à un pote qui maîtrisait plus que moi la situation pour calculer les matériaux et préparer le sol.

Le sol n’étant pas de niveau, nous avons prévu une chape de 6cm mini et 10cm maxi par endroits, nous avons commencé par placer le grillage (treillis soudé pour chape) qui consolidera l’ensemble.

A ce moment, si vous le pouvez, prévoyez quelques feuilles de polystyrène à placer sur la terre directement afin d’éviter, par la suite, les remontées d’humidité du sol (moi je ne l’ai pas fait et j’ai eu quelques soucis par la suite).

A cette étape il serait bon de prévoir l’utilisation du polyane (chose que je n’ai faite et qui m’a amené à avoir par la suite des soucis d’humidité), le polyane est un film plastique transparent, assez épais et non étirable, qui possède la particularité d’être totalement hermétique. Il faut le placer sur le sol en terre, en faisant attention de le faire remonter de 10/20 cm sur les murs (l’idée est que la chappe doit être emballée dedans.) Ainsi le béton sera à l’abri des problèmes d’humidité !

Nous avons ensuite fait quelques plots de ciment pour placer dans le sens de la longueur des guides fait avec quelques tasseaux que nous avons mis de niveau, ces guides serviront lorsque le béton sera coulé à faire glisser dans le sens de la largeur la règle pour tirer la chape sur le même niveau.

Ne restait plus qu’à arrêter une date avec quelques potes (4), 2 à la bétonnière (empruntée à un pote) sur le trottoir, un à la brouette qui fait les aller-retour, 1 dernier et moi-même à la règle pour tirer la chape, tout ceci éclairé avec les moyens du bord because toujours pas d’électricité, et ça donne ceci après une bonne journée de boulot :

on peut voir ici la chape réalisée, ne reste plus qu’à couler un peu de ciment en bas des marches d’accès du local (à gauche).

Budget : 150/200€ environ

Matériaux  :

  • 20m² de treillis soudé
  • 1m³ de cailloux
  • 1m³ de sable
  • 10 à 12 sacs de ciment

L’électricité

Là, problème, je n’y connais rien, heureusement pour moi, j’ai de bonnes relations, un pote qui bosse à l’E.D.F, qui me fait un listing du matériel à prévoir.

J’ai directement tiré une ligne sur mon compteur pour alimenter l’ensemble du local, rouleaux de fil de 50m gainés dont 1 en 3 x 2.5 (pour les prises) et 1 en 3 x 1.5 (pour l’éclairage), 3 boites de dérivations, un disjoncteur, 3 interrupteurs (dont 2 va et viens pour la descente de cave et un simple pour l’éclairage du local) 5 prises étanches (type Plexo) et du fil audio (pour raccorder les enceintes qui enverront les morceaux sur lesquels je ferai des copeaux de baguettes) + quelques colliers plastiques chevillés.

Désolé, pas de photos à fournir pour cette étape où je n’ai été qu’un manœuvre bien obéissant, tout a été câblé et installé en une journée sauf les prises qui seront montées et raccordées lors de la pose des murs, j’ai toutefois un plan prévisionnel que j’avais effectué pour déterminer l’emplacement de l’appareillage électrique.

Budget : 100€ environ

Matériaux :

  • 6 prises étanches à poser (dont 5 pour le local et une pour l’autre partie de la cave)
  • 1 rouleau de 50m de fil gainé en 3 x 1.5 (éclairage)
  • 1 rouleau de 50m de fil gainé en 3 x 2.5 (prises)
  • 1 rouleau de 100m de fil d’enceinte
  • 1 porte fusible
  • 3 appliques d’éclairage
  • 3 boîtes de dérivations étanches
  • 2 interrupteurs simples (dont 1 pour le local et un autre pour l’autre partie de la cave)
  • 2 interrupteurs va et viens (pour la descente d’escalier)
  • Petit + non mentionné : j’ai aussi passé de ma salle à manger au local un câble rj45 pour disposer d’Internet dans le local, raccordement effectué en faisant un trou dans mon sol de salle à manger pour passer le câble réseau et en plaçant un switch à ma Freebox pour utiliser cette dernière en mode routeur

L’aération

Je vais traiter cette étape maintenant, car c’est sa place dans l’évolution de ce local, chose que je n’avais pas faite lors de la conception, hé oui !! j’ai fais des erreurs et en oubliant de traiter ce domaine : j’ai eu par la suite des problèmes dans mon local (salpêtre sur les murs) dus à l’air ambiant qui stagnait dans le local mélangé à l’humidité de la pièce.

« J’ai l’air d’un gros malin là, moi qui ai insisté sur l’élaboration du projet, c’est p’t’être pour ça d’ailleurs, j’crois que ça ma servi de leçon… »

Une circulation d’air s’impose donc, une arrivée d’air frais, une extraction de l’air ambiant et un circuit d’air dans le local : une V.M.C à prévoir donc, la V.M.C aspirant l’air ambiant et un conduit en PVC étant relié à l’air libre, c’est l’aspiration de la V.M.C qui va créer le circuit (la circulation) d’air dans le local.

Cette étape se prévoit maintenant car les trous qui vont permettre le passage du tube PVC et les gaines d’extraction doivent être prévus avant d’habiller les murs (bien que dans mon cas j’ai quand même pu le réaliser après).

J’ai dans mon cas placé une arrivée d’air à l’aide d’un tube en PVC de diamètre 100mm relié directement à l’extérieur d’un côté de la pièce, et j’ai utilisé 2 des 3 conduits d’aspiration proposés pas la V.M.C simple flux (1 er prix en magasin de bricolage) que j’ai acheté, un en 125mm en haut et l’autre en 80mm en bas, tous deux à l’autre bout de la pièce.

Légende des photos : On peut voir ici la V.M.C simple flux que j’ai placé dans l’autre partie de ma cave, ainsi que les raccordements utilisés en 80mm et 125mm, le troisième a été obstrué.

Sur la troisième photo vous apercevez les deux extractions d’air côté local, la 80mm en bas et la 125mm en haut.

Sur la dernière photo l’arrivée du pvc en 100mm raccordée depuis l’autre pièce directement à l’extérieur pour amener l’air frais dans le local.

Budget : environ 80€

Matériaux :

  • 1 V.M.C simple flux
  • 2 tubes pvc de 4m en 100mm
  • 2 raccords en pvc 90° de 100mm
  • 2 caches filtres pour les extrémités du pvc
  • 1 raccord V.M.C en pvc souple de 80mm
  • 1 raccord V.M.C en pvc souple de 125mm

Les murs

C’est à cette étape que l’on va commencer à parler acoustique pour la pièce et isolation phonique pour les voisins. J’ai eu la chance à cette période de pouvoir bénéficier d’une vente directe d’usine de produits déclassés (quelque peu abîmés) , dans ces produits il y avait des panneaux de laine de roche en différentes épaisseurs (40mm et 100mm).

Impeccable !! La laine de roche est un must ! Pour l’isolation phonique des pièces, un vrai blindage contre la propagation du son, on peut tout aussi bien trouver ces panneaux dans le commerce, il s’agit de panneaux de 2.50m de haut sur 1.20m de large, la laine de roche étant nue prévoir un masque pendant la manipulation, ça picote et ça gratouille et la poussière qu’elle génère n’est très bonne à respirer.

J’ai coupé ces panneaux à hauteur de 1.93m/1.95m, puis je les ai directement déposés sur les murs, la hauteur de mon local faisant à peu près 1.90 par endroit, ils tiennent tout seul, ce qui évite d’avoir à les percer ou autre.

La laine de roche bien, mais la laine de roche + vide d’air : encore « plus vachement hyper mieux » !!

N’ayant pas un budget illimité pour la réalisation de mon local, je me lance alors dans les calculs de matériaux qu’il me faudrait pour la réalisation du mur intérieur, la laine de roche étant nue, il fallait la recouvrir tout en laissant la place à un vide d’air, tel était mon projet.

Le béton cellulaire : cher, les carreaux de plâtre : encore plus cher, les armatures métalliques + panneaux de BA13 impossibles à descendre dans le local à moins de les couper, puis une étincelle ! la hauteur de mon local depuis la chape avoisinait les 1.85m/1.90m, feuilletant un prospectus de magasin de bricolage j’aperçois une promo sur les dalles de plancher en bois (panneaux de bois encastrables de 1.85m de haut sur environ 66cm de large destinés normalement à la réalisation de sol), le calcul fût vite fait ça me revenait moitié prix que les 2 autres solutions trop coûteuses et je commençais déjà à imaginer le vide d’air entre la laine de roche et les panneaux de bois qui serait réalisé avec des liteaux en bois que j’utiliserai pour assembler ces panneaux entre eux, ce qui donne en image ceci :

Sur la première photo on voit le placement par force des panneaux de laine de roche.

Sur la deuxième, on aperçoit le principe d’encastrement des panneaux de bois et leur fixation sur les liteaux dont l’épaisseur permet un vide d’air entre la laine de roche et le bois.

Les deux dernières photos montrent le résultat une fois le travail achevé, à cette étape j’avais placé de simples frisettes de récupe en guise de plinthes que j’ai été forcé d’enlever et modifier avec les problèmes d’humidité que j’ai rencontré (cités ci-après).

J’ai maintenu les panneaux de bois entre eux au niveau des angles en vissant quelques équerres métalliques pour consolider le tout.

C’est à cette étape de placement des panneaux de bois que j’ai aussi câblé et fixé les prises de courant ainsi que les deux appliques rondes pour l’éclairage.

Légende photo : Voici un exemple d’une équerre que j’ai vissé dans les angles (3 ou 4 équerres par angle)

Encore une erreur de ma part que j’ai pu rattraper par la suite, mais qui, si elle est soulevée maintenant, évitera sûrement les problèmes d’humidité que j’ai rencontré par la suite.

En aucun cas les panneaux ne doivent toucher le sol, car si la chape refoule de l’humidité, par simple capillarité, elle se propagera sur les murs et c’est ce qui m’est arrivé, j’ai donc par la suite coupé le bas de mes panneaux de bois, sur lesquels je suis venu visser une sorte de plinthe fait maison, elle aussi en bois, sinon mes murs seraient descendu de la hauteur de ce que j’enlevais en bas, sous lesquelles j’ai cloué des bouts de caoutchouc (récup) ceci afin d’éviter que le bois soit en contact direct avec la chape.

Si vous pouvez donc le prévoir dès cette étape ça renforcera votre barrière anti-humidité dès le départ et vous évitera de devoir prévoir ce genre de plinthes supplémentaires en isolant directement les panneaux de bois lors de la pose.

Légende photo : Voici l’exemple d’une plinthe que j’ai été obligé de concevoir après avoir découpé le bas des panneaux de bois.

Je les ai vissées au fur et à mesure de la découpe, caoutchouc placé vers le bas servant d’isolant pour évité le contact direct avec le sol.

Toujours suite à ces erreurs commises de ma part, j’ai aussi bâché la chape afin de stopper les remontées d’humidité.

Comme la chape se retrouve étouffée sous la bâche, je l’ai percée au préalable par endroits afin de permettre à l’humidité de s’évacuer sans condenser et stagner sous la bâche.

Avant de placer la moquette au sol j’ai complété l’isolation à l’aide de rouleaux de polyéthylène de sous couche à parquet.

Légende : voici l’aspect de cette sous couche à parquet vendue en rouleau de 20m²

Budget : environ 100€ (compte tenu du prix que j’ai eu sur la laine de roche)

Matériaux :

  • 15 liteaux de 4m de long
  • 15 panneaux de laine de roche en 100mm
  • 25 dalles de plancher en 19mm d’épais
  • Boîtes de vis en 6 x 40
  • 10 équerres d’angle en fer
  • 1 rouleau de sous couche à parquet en polyéthylène

Le plafond

N’étant pas le seul occupant de la maison, femme, enfants, chien, chat, quelques araignées de passage avec leur flight cases « normal ! J’ai un peu forcé leur déménagement, enfin les survivantes, souvenez-vous…, bref c’est pas l’arche de Noé, mais ça y ressemble »

Ayant un plafond dans le local en bon béton ferraillé qui retransmet directement tout le boucan que je peux faire à la pièce du haut (salle à manger), fallait trouver une solution, sous peine de me voire expulser par ce joli p’tit monde, seulement problème, j’étais grandement limité en épaisseur d’isolation, vu la hauteur de mon local, maxi 40mm/50mm d’isolant sous peine de raboter à nouveau le plafond du haut de mes 1.78m « Bon, là !! Vous m’excuserez, mais je prévois au sur mesure, si vous êtes plus grand attardez vous sur la 1 ère étape « Situation de départ » ».

Il me restait quelques panneaux de laine de roche en épaisseur 40mm, impecc, mais comment les faire tenir au plafond, avec des chevilles et en les perçant je ne voulais pas, les vis traversant la laine de roche venant se fixer dans le plafond béton auraient servi de lien et auraient rendu cette isolation nulle et innefficace.

Je me suis gratté la tête un bout de temps aussi pour trouver une solution, puis un jour un pote m’a répondu 11FC+ ?? qu’est-ce que c’est que ça ?? tout simplement un mastic colle hyper puissant qui fixe tout avec une efficacité redoutable, ça me permettrai, non pas de fixer directement mes panneaux de laine de roche au plafond (impossible vu leur conception ils se déchireraient et finiraient vite par tomber) mais de fixer des tasseaux sans percer placés à certaine distance les uns des autres entre lesquels je viens placer mes panneaux de laine de roche, que je fais tenir, en disposant en dessous de ces derniers, d’autres tasseaux qui seront eux vissés dans les premiers qui sont collés au plafond « pas très explicite tout ça hein ?? le mieux c’est les photos, vous allez comprendre »

Légende des photos : on peut voir ici l’étape de Pose avec le mastic colle 11FC+ des premiers tasseaux à étayer pendant 24h00.

Deuxième problème, la laine de roche nue à même le plafond  « pas bon à respirer tout ça !! » il fallait donc pouvoir la poser sans + d’épaisseur tout en pouvant respirer en dessous sans craindre d’éventuelle métamorphose après de longues heures passées à se déchaîner derrière les fûts, c’est là qu’une copine me dit « emballes les !! » et voilà elle avait trouvé la solution, je me suis donc tourné vers le film étirable qui sert à l’emballage des palettes en usine et vu le prix je me suis vite retranché vers le film alimentaire 1 er prix, 1 er prix oui mais aussi nettement moins long et moins large, malgré tout ça restait le moyen le plus économique, certes, pas le plus pratique, mais certainement le moins cher.

J’ai donc emballé de plusieurs couches de film alimentaire mes panneaux de laine de roche avant de les disposer au plafond.

Pose des panneaux de laine de roche au plafond :

Légende des photos :

Sur la première photo on voit bien le placement des panneaux de laine de roche emballés au plafond. Un aperçu sur les deux dernières photos du plafond finalisé, laine de roche emballée et fixée au plafond.

Pour la finition du plafond, j’ai pour l’instant agrafé directement au plafond sur les tasseaux de bois, la même sous couche à parquet en polyéthylène que j’avais disposé au sol sous la moquette.

Légende : sur cette photo on voit la sous couche à parquet en polyéthylène que j’ai agrafé au plafond pour cacher les panneaux de laine de roche en attendant de trouver une autre solution plus esthétique.

Budget : environ 50€.

Matériaux :

  • 3 cartouches de mastic colle 11FC+
  • 8 liteaux de 4m de long
  • 12/15 rouleaux de film alimentaire 1 er prix
  • 1 rouleau de 20m² de sous couche à parquet en polyéthylène

Accès et portes

Afin d’éviter les propagations de son à l’étage, je m’étais arrêté sur l’idée de placer un système de double porte, une porte en bas des marches de la cave et une porte donnant accès au local, le vide d’air entre les deux contribuera à réduire la propagation du son.

Vu la conception de ma cave ce système fût facilement réalisable :

Légende  : on peut voir ici le système de double porte que j’ai pu concevoir vu la conception de ma cave.

La porte donnant accès à l’autre partie de ma cave ayant un accès direct à la rue a elle aussi été traité en isolation, je me suis servi pour cette étape des chutes de laine de roche du plafond en 40mm que j’ai emballé et fixé à l’aide de suspente de plafond (récup d’anciens travaux).

Légende photo 20 : On voit sur cette photo la fixation de laine de roche sur la porte d’accès à l’autre partie de ma cave système « D » à zéro €, ainsi que sur sa droite le pvc de 100mm raccordé à l’extérieur pour l’arrivée d’air dans le local cité dans le chapitre aération.

Budget : pas chiffrable sur cette étape, uniquement de la récup pour mon cas

Budget total

Faisons les comtpes : en additionnant toutes les factures d’achat sur 4 mois, le coût total de l’opération s’élève à un montant d’environ 510 / 600€.

Remarque importante de Paddy

Au fait tant que j’y suis je pensais à un autre truc… Quand tu as creusé ta cave tu as découvert deux autres rangées de brique, donc tes fondations étaient assez profondes…. Donc tu n’as pas eu de problèmes…. Seulement parfois pour certaines bâtisses les fondations sont à fleur du sol, et les mettre à jour peut entraîner pas mal de problèmes (affaissement, l’air peut endommagé ces fondations surtout si elles sont en bois (souvent le cas pour des vieux bâtiments)…).

Bref c’est le truc tout bête, mais qui peut être un sacré problème. Je préconiserai donc, dans la mesure du possible et si la pièce n’est pas trop petite, de laisser une bande de terre d’au moins 20 cm au niveau du périmètre du mur : ainsi pas de calculs à faire et pas de problèmes ! En plus 20 à 30 cm ça peut faire un espèce de siège si on creuse 40 50 cm en dessous le niveau initial du sol… J’ai même un ami qui a laissé une bande de 50 cm de large, et il s’en sert pour poser tous les amplis qui du même coup projètent plus….

Enfin dernier point, là c’est plus du domaine de la finition, dans la mesure du possible ne pas faire de murs et de plafond parallèles les uns aux autres, car cela provoque une mauvaise accoustique (regardez les salles de spectacles, ce ne sont jamais des rectangles ou des carrés…). Un dossier sur l’acoustique est disponible ici !

Projets et idées supplémentaires

Il me reste encore des idées et des projets, je viendrai compléter cet espace au fur et à mesure qu’ils se réaliseront.

  • Le 1er sera la réalisation de 2 colonnes d’environ 1.40m/1.60m de haut, de formes carrées (environ 40cm/40cm) constituées de laines de roche (carré superposés découpés depuis un panneau) recouvert de tissus (ou autre).

Le but : améliorer l’acoustique en les plaçant dans les angles de mur de chaque côté de la batterie, il cassent les angles, améliorent l’acoustique et croyez moi c’est efficace, j’ai pu tester le même genre de système dans un studio d’enregistrement Parisien, avant sans ces colonnes et après, avec ces colonnes, le son de batterie était totalement différent et bien mieux avec…

  • Le 2 ème point sur lequel je planche actuellement et le mur qui se trouve directement en face de la batterie, bien droit c’est lui qui renvoie le son.
  • La 3 ème sera la réalisation d’une petite estrade batterie, pas trop haute car je ne peux pas me le permettre dans mon local, mais qui pourra servir d’idée à bon nombre d’entre vous.

J’ai fait quelques erreurs que j’ai réussi à rattraper par la suite, je ne suis pas expert en bricolage, certains d’entre vous auront sûrement d’autres bonnes idées ou penseront faire différemment, mon seul but étant de servir de source d’inspiration dans la réalisation d’un local batterie dans sa cave, c’est mon local, le votre sera sûrement différent…

Photo du local prise avant les problèmes d’humidité que j’ai eu :

Comme j’étais pressé de pouvoir enfin installer ma batterie !! À l’époque une Pearl Export Select en 22, 12, 13 et 16…

Voici d’autres photos au jour d’aujourd’hui, après les modifications des murs et du sol pour palier aux problèmes d’humidité rencontrés, ma p’tite Yam y est tout à son aise…

EPILOGUE

Je ne prétend en aucun cas apporter à tous la solution idéale à la réalisation d’un tel local, juste, avec un peu d’idées, de courage, de patience et un budget limité pour réussir à concevoir une pièce qui vous permettra de pouvoir pratiquer votre instrument à domicile sans déranger les voisins, car l’isolation doit absolument être efficace et dans mon cas ce n’est pas mes voisins qui vous diront le contraire.

Je me suis essentiellement fourni chez les « mousquetaires bricoleurs », pour ne pas citer le magasin, uniquement pendant les semaines de promos où les prix diminuent de moitié sur les matériaux qui m’intéressaient, vous trouverez sûrement d’autres matériaux qui vous donneront d’autres idées dans les magasins proches de chez vous.

Pour le reste (portes, caoutchouc, peinture) système « D ».

Pour conclure, j’aurai eu pour énorme chance d’être aussi très très bien entouré et je lance quelques « gros gros merci » à mes potes (Nan-nand, Seb, Hervé, Yop, Fab, Ludo et Benoît) sans qui ce local n’aurait jamais vu le jour.

Alors, amis de la toile, maintenant, c’est à vous, à vos pioches, marteaux, tournevis… et bon courage !!

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Dossier réalisé par Maddrum – Novembre 2005

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